Le château des Brumes de Kerstin Gier

Comment survivre sur une petite île de Bretagne quand on est une sorcière ? En refusant d’accepter ses pouvoirs.

C’est le choix que Gwenaëlle a fait des années plus tôt.
Mais le vent souffle, les légendes se réveillent… Et le passé de Gwenaëlle et de celles qui l’ont précédée la rattrape.

Alors que les éléments se déchaînent et que les événements se

Défi des dix familles 2023


Famille : Dans une ruelle sombre
Personnage : Edward aux mains d’argent
Rang : Ancêtre 2
Défi : Le nom de la maison d’édition commence par un M ou un E

Mon avis

Si vous commencez votre lecture, ne faites pas comme moi, qui croyait que c’était de l’imaginaire. Bon après, je pense que j’aurais abandonné si j’avais su que ce n’en était pas, mais… Je m’attendais à quelque chose, pour finalement me rendre compte que je m’étais trompé.
On retrouve Fanny Funke, qui est stagiaire dans l’hôtel le Château des Brumes. Cet hôtel est étrange, vieux et rustique, et rempli de personnages tous différents et atypiques. J’ai bien aimé ce côté loufoque, sans être délirant, de l’hôtel. Les personnages, qui s’invitent avec nous, dans cet hôtel.
J’ai bien aimé l’héroïne, qui même sans grande particularité, m’a amusé de nombreuses fois. L’hôtel, en lui-même semblait magique. À vrai dire, c’est pour ça que je pensais que c’était de l’imaginaire. C’est comme si l’autrice délivrait des indices sur quelque chose d’imaginaire, du genre un Chat qui n’apparaît qu’à certains endroits, une chaudière vivante, etc.
J’ai bien aimé ces lieux, et quelques-uns des personnages qui y habitaient.

Après, c’était long. Il ne se passait pas grand-chose, ou alors il se passait trop de chose en peu de temps. Paradoxe : le livre proposait tout un tas de personnages qui faisait que j’étais confus, et en même temps, j’aurais adoré qu’il se pose pour s’arrêter plus longtemps sur certains d’entre eux, pour mieux les placer, mieux les apprécier.
Je suis quand même content parce que la romance n’est pas niaise, n’est pas cruche, et m’a paru réelle, voire mignonne. Il y a un triangle amoureux, mais il n’est pas ennuyant et agaçant.
Finalement, quand on lit l’histoire, les wagons se raccrochent, l’histoire a du sens.

Mais, malgré moi, je me suis ennuyé. Encore plus quand j’ai compris qu’il n’y avait pas d’imaginaire. J’ai l’impression d’avoir à la fois perdu mon temps, et à la fois d’avoir lu un livre intéressant, qui aurait pu être encore mieux. Tant pis.

Les Eaux du Temps de Thomas Weill

À vingt ans, Tara découvre par hasard une pile de lettres jalousement gardées par ses parents, et signées de la main d’Aydan, son frère disparu par-delà les déferlantes des Eaux Tueuses. Inexplicablement, ces feuillets semblent avoir été écrits des siècles en arrière, à un âge où l’Archipel n’est pas encore rongé par les pluies acides ni, pollué par la vénalité humaine. Guidée par ces mots et l’espoir impossible de remonter le temps à son tour pour retrouver Aydan, la jeune femme s’engage dans un périple semé d’embûches jusqu’aux confins du monde connu. Encore lui faudra-t-il dénicher un capitaine de navire assez dérangé pour la mener aux Eaux Tueuses…

Défi des dix familles 2023


Famille : Dans le coeur
Personnage : Juliet Ashton
Rang : Parent 2
Défi : Une lettre est retranscrite dans le livre

Prix des auteurs inconnus 2023

Ce livre a été lu dans le cadre du Prix des auteurs inconnus 2023, puisqu’il fait partie des 5 lauréats de la catégorie imaginaire ! Je vous invite à découvrir ce prix qui permets de mettre en avant les auteurs autoédités ou édités dans des micros maisons d’éditions.

Mon avis

Les Eaux du temps est un récit qui nous présente Tara, qui part la recherche de son frère. Cette histoire se fait en plusieurs points de vue. Tara, les lettres de son frère, et Véralis, un autre personnage. On découvre alors un univers qui n’est pas le nôtre. Mais, qui pourrait l’être. Un univers plus ou moins proche de sa fin, et qui sonne totalement maritime et océanique. Bien que ça ne soit pas mon élément préféré, j’ai trouvé que le livre nous transporte complètement dans son univers, et sait poser ses personnages, ses enjeux, et ses rebondissements.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette histoire, ce n’est pas tant ce qu’elle raconte, mais comment elle le raconte. Les personnages semblent réels, sauf peut-être Tara, qui parfois m’a semblé un peu en fond. Seulement, les paroles, les dialogues, les langages utilisés, ça sonnait vrai, et ça donnait une ambiance au récit.
De plus, il y avait un côté un peu mystérieux, et un peu de remise en question sur le système, aussi. On part sur une histoire entre deux époques bien différentes, avec, pourtant, des humains qui font des choix, qui ne sont pas toujours les bons.
C’est aussi une histoire d’un personnage qui devient adulte, qui découvre le monde qu’elle n’a jamais réellement découvert. Et qui doit apprendre à prendre des décisions.

C’est vraiment plaisant. Il y a quelques longueurs, mais dans l’ensemble, ça se tient. J’ai surtout adoré sur la fin, ce qu’il se passait en termes d’évolution des personnages. J’ai aussi beaucoup aimé découvrir Alessio, qui est un personnage ambigu. Ou Véralis, et son changement.
J’ai aimé les questions que le livre posait, le fait qu’il ne nous offre pas tout, qu’il sonne réaliste. Que parfois, il n’y a pas le choix de faire autre chose que ce qui est présenté à nous. Que n’importe qui, par ambition, peut partir en vrille.

Aussi, un détail qui m’a frappé quand j’ai terminé. Je n’avais pas vu que c’était un homme qui avait écrit le livre. Et… Étrangement, eh bien, les personnages féminins ne m’ont pas dérangé, ne m’ont pas fait tiquer, comme ça m’arrive bien trop souvent. Donc, c’est une bonne chose.

En somme, je trouve que c’est une assez jolie aventure, et bien que ça ne soit pas mon type de récit préféré, je serais vraiment curieuse de voir ce que l’auteur serait capable d’écrire d’autre.

La porte oubliée de Liv Bonnelli

« FONDRE SUR MA PROIE. JE LA SENS. ELLE EST PROCHE. C’EST ELLE, JE LA VEUX. » Quand un être innocent devient-il un prédateur ? Ce jour-là, à Londres, les enquêteurs découvrent le corps mutilé d’une jeune femme attachée à un lit. Meredith, profileuse renommée, est appelée sur la scène de crime. Sa spécialité : pénétrer dans l’esprit des déviants. Mais, pour la première fois de sa carrière, la voilà face à plus fort qu’elle. Confrontée aux secrets, mensonges et faux-semblants, Meredith n’a d’autre choix que de plonger dans les ténèbres. Sera-t-elle capable de surmonter ses propres démons ?

Prix des auteurs inconnus 2023

Ce livre a été lu dans le cadre du Prix des auteurs inconnus 2023, puisqu’il fait partie des 5 lauréats de la catégorie littérature noire ! Je vous invite à découvrir ce prix qui permets de mettre en avant les auteurs autoédités ou édités dans des micros maisons d’éditions.

Mon avis

Dès le départ, je n’ai pas accroché à la lecture de La Porte Oubliée. Dès le départ, il y avait quelque chose qui me chiffonnait. Au fond, peut-être que ce n’était pas mon type de livre, que je n’étais pas son type de public.
Pourtant, il y avait de nombreuses choses qui auraient pu me plaire : d’abord, les personnages, aux particularités évidentes. Eleemi et Meredith. Eleemi, qui est prostrée dans une angoisse sociale certaine, alors que son génie pour l’informatique semble redoutablement aider la police, et Meredith et son handicap nouveau, avec son côté profiler.
Dès le départ, le livre n’a pas su me convaincre. Si les passages avec Ama paraissaient les plus travaillés, les plus concrets, ceux qui étaient intéressants à mon goût, tous les autres me semblaient rapides, effleurant seulement la surface du personnage, et parfois manquant de saveur.

En effet, on sent bien que le livre a été écrit comme une série télévisée. Sauf qu’un livre n’est pas une série télévisée. Un livre permet d’explorer davantage les descriptions, les implications et les moments de narration concrets. À la place, ici, j’avais l’impression d’avoir surtout de l’introspection, et beaucoup de dialogues.
Admettons que nous n’ayons que des dialogues. Cela m’est arrivé d’apprécier des livres uniquement composés de dialogues. Mais, je trouve que pour un livre de littérature noire, c’est dommage, puisqu’il manque l’ambiance, le côté descriptif, viscéral de l’horreur, de l’enquête, des indices. Ainsi, le rythme s’en retrouve alors trop rapide dans le récit de La Porte Oubliée. Comment s’attacher à des personnages dont on ne découvre que la surface, pour certains ?

Par exemple, lorsque l’un des personnages dévoile son passé et son vécu à travers un long monologue dépourvu de verbes de dialogue. Cette approche n’a laissé en moi qu’une certaine perplexité quant aux motivations de ce passage. En conséquence, j’ai eu l’impression que le personnage manquait de profondeur et d’authenticité, ou qu’il délivrait des propos sans réelle pertinence dans le récit. Oui, dévoiler son passé, d’accord. Mais, le faire comme ça ?
Sans oublier, malheureusement, la présence de quelques oublis de mots, quelques erreurs aussi.

Au-delà de ça, il y a beaucoup trop de “show, don’t tell”, où les personnages se contentent de parler au lieu de montrer. Ce qui rend le récit difficile à imaginer. Il y a beaucoup trop de choses faciles à deviner, également. Même si oui, je me suis fourvoyé et n’ai pas deviné qui était le coupable. Finalement, la révélation restait intéressante, même si j’en aurais beaucoup à dire, mais je ne peux pas spoiler.
Il y a aussi un passage qui m’a semblé presque fantastique. J’aime beaucoup le profiling, mais pas quand celui-ci parait précis à 300% sans aucune explication, sans aucun autre passage montrant une telle prouesse ou expliquant comment le personnage fait.

Et, c’est vraiment dommage, parce que La Porte Oubliée, avait énormément de choses pour me plaire. D’abord, ce thème du parfum qui parait embaumer tout le récit au fur et à mesure. Le côté psychologique est sympa aussi, surtout approfondi à la fin, ce qui fait que j’ai un peu plus apprécié la fin. Le fait que le tueur paraissait partout et tout savoir. Et bien sûr, les “tropes” tels que la profileuse, l’informaticienne et les aspects des handicaps.
Seulement, le récit ne semble jamais vouloir aller au bout des choses, ne nous amène rien qui puisse nous permettre d’apprécier les personnages (ça dépend lesquels, bien entendu), et sonne comme une série télévisée écrite rapidement avec tout ce qui semble plaire ces dernières années. Je ne doute pas de la sincérité de l’auteur, et je me demande simplement si ce n’est juste pas mon genre ce type de livre (ce n’est pas la première fois qu’un livre policier notamment fait de dialogues, me passe par-dessus l’esprit), mais voici mon ressenti.

Je suis déçue, parce qu’il avait les moyens de me plaire, mais ne m’a jamais tellement permis de l’apprécier. C’est tout.

Hanté de James Herbert

David ne croit pas aux fantômes. Rationaliste convaincu, il met un point d’honneur à démasquer les faux médiums et à attribuer des causes naturelles aux prétendus phénomènes paranormaux.
Mais un véritable mystère plane sur la vieille demeure d’Edbrook et, pour la première fois, David se heurte à l’inexplicable. Pour la première fois? Dans son acharnement à nier tout ce qui relève du surnaturel, ne cherche-t-il pas finalement à oublier ce qui le hante depuis l’enfance?

Mon avis

J’avais déjà lu ce livre, mais je suis à peu près persuadé de ne pas en avoir fait de chronique. Il n’empêche que le redécouvrir a dû m’aider à comprendre certaines choses avant la fin. 

On pars sur une histoire de fantôme assez classique, mais à l’écriture qui fait beaucoup : en effet, le livre se lit vite, les chapitres s’enchaînent bien, et il y a des morceaux intéressants. Mais surtout, ça tourne autour de David Ash, qui, ne veut pas croire aux fantômes. C’est un personnage assez classique, pas si intéressant, mais qui, dans son côté borné a quelque chose d’intrigant. Il refuse obstinément de croire en tout ça. 

J’ai bien aimé les descriptions, lorsqu’il se passait quelque chose. Il y avait vraiment une certaine ambiance dans l’histoire. Je n’aimais pas spécialement les personnages, parce qu’ils semblaient tous un peu tordus déjà. Mais la raison de leur façon d’être, forcément, questionne. 

Et bien qu’il est facile de deviner la réelle histoire de la maison dans laquelle se trouve David, ça reste quand même bien, parce qu’on y perçoit les indices donnés par le livre. 

Après, il est vrai que les personnages à côté – qui ne sont pas dans la maison – ne sont pas si intéressants, sauf peut-être Edith qui m’intriguait beaucoup. 

Il y a quelques autres “histoires” dans l’histoire, qui si au début elles sonnent comme un cheveu sur la soupe, restent assez intéressantes à voir, pour découvrir un peu le procédé du personnage principal, et comment il est. 

Il y a certaines choses qui m’intriguent, sur lesquelles le livre ne revient pas une fois le twist final, et j’ai trouvé la fin un poil abrupt, mais il n’empêche pas qu’on garde une bonne structure de récit. 

Cela se lit bien, c’est agréable, et c’est une bonne lecture. De plus, je pense, que ça peut faire un peu peur. Même si ça n’a pas été mon cas. 

Le noir est ma couleur tome 5 d’Olivier Gay

Manon et Alexandre se trouvent à Nice chez les Mages Noirs. Ils espèrent qu’ils aideront la jeune fille à maîtriser ses nouveaux pouvoirs, qui ont atteint leur apogée. Mais quand elle comprend qu’ils l’utilisent à son insu, elle préfère fuir. Avec Alexandre et trois jeunes Mages, elle décide de se rendre à Rome afin de découvrir la source du pouvoir noir et de retrouver sa liberté…

Mon avis

J’ai donc lu la fin de cette pentalogie, qu’est le noir est ma couleur. Et si j’ai aimé ma lecture, si j’ai aimé la conclusion et l’explication de tout ça, je ne suis pas totalement satisfait de ce dernier tome. Sûrement parce que je trouvais que certains personnages (Lisa) étaient insupportables. 

Sûrement parce que je trouve que l’action met du temps à venir et que le tour se résolve un poil vite pour moi. 

Ça restait une bonne lecture. La romance était trop choupi, j’ai toujours aimé la magie des couleurs, aussi. 

Et puis, tout de même, on en apprends plus sur la magie du Noir, et je trouvais ça super intéressant, mais pas assez approfondi, au final. 

En fait, la fin m’a paru facile. Trop facile. 

Néanmoins, j’ai vu que l’auteur voulait peut être écrire des spin off, et en vrai je ne dirais pas non.
Et je retiens que j’ai adoré le fait qu’Alexandre reste humain, et que malgré tout, il sert à quelque chose. 

Ce fut une courte chronique, mais si vous cherchez une série sympa, avec une magie sympa, je vous la conseille !