Ween Pum’Kin – La reine de coeur – Tome 1 de F.H Angeline

Ween, Cath et Foxy sont de sacrées jeunes sorcières. Elles se rendent au lycée comme toutes les adolescentes.

Trois jours avant Halloween, il se passe des choses étranges au village. L’amphore de Cléopâtre a disparu, la bobine de film n°13 a été volée, un corbeau couronné apparaît et disparaît, la vitrine d’un magasin a été taguée…Encore plus bizarre, sur chaque scène de crime, une carte de la reine de cœur est découverte.

Entre cours, potions et oracles, ces trois sorcières décident donc de mener l’enquête.

Que vont-elles découvrir ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et F.H Angeline pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Bien qu’Halloween soit passé il y a peu, ce récit tombait tout de même dans la période, avec une petite histoire toute simple de trois adolescentes qui découvrent un mystère lié à la Reine de Coeur, dans la ville de Samain (qui est le nom de l’Halloween celte, en très gros).
De fait, cet ouvrage est probablement destiné à des enfants au collège. Je n’ai pas juste pas retenu quel âge avaient les personnages principaux.

En ce qui concerne ma lecture, je pense que ce livre a autant de qualités que de défauts. Subjectivement parlant, je l’ai trouvé attrayant, mais avec de gros soucis de syntaxes et orthographe. Il souffrait du léger problème de “le fond est bon, la forme un peu moins”. Ça n’empêche pas la lecture : on sent bien qu’on est sur un ouvrage autoédité, et ceux-ci sont rarement relus par des professionnels ou avec un travail éditorial pro derrière. Ce qui n’est pas un reproche, juste un constat.

Mais concrètement ?
On suis les aventures de trois sorcières (enfin deux sorcières et un familier), qui découvrent tout pleins de choses sur des mystérieux bandits qui ont des desseins bien sombres (je n’en dis pas trop pour pas spoiler). Ça se lit bien, il y a principalement du dialogue, et les illustrations et la taille d’écriture font très vite tourner les pages. Les personnages sont assez archétypaux sans virer dans le problématique. Et la structure reste “commune” à ce genre de livres.

En soi, il y a un univers réfléchi, avec plusieurs choses sur la wicca. J’ai bien aimé le principe des oracles, l’utilisation des potions, etc. Si tout n’était pas expliqué, j’ai trouvé que ça n’était pas nécessaire. D’autant que l’autrice a judicieusement placé une explication sur la wicca en début de livre.
Il y a un côté assez manichéen “bien et mal”, et quelques petits rebondissements par ci par là. Si de temps en temps la structure du texte m’a paru confuse, il en reste que le fond a quelque chose de plaisant.

Néanmoins, la forme pêche : j’ai relevé de nombreuses fautes facilement corrigeables, du genre de mots que vous écrivez à la place d’un autre mot, ou des erreurs de syntaxe qui me rendaient également confus. Le récit se transformait en quelque chose de laborieux, car l’approche stylistique paraissait un petit peu brouillonne. Certains dialogues semblaient aussi peu matures voire peu naturels. Et même pour de la jeunesse, ça pêchait un peu.

Ça n’a pas empêché qu’il y avait des idées originales. Ou des passages intéressants, comme celui au musée vers la fin que j’ai bien appréciée. J’ai aimé aussi l’histoire de la pie, mais je n’ai pas tout compris en ce qui concernait la reine du sabbat et ce que les personnages voyaient, peut-être une confusion des points de vue. Je pense qu’à certains moments ça manquais de descriptions, pour se placer dans l’endroit, savoir à quoi ressemblait les personnages, etc.
Mais dans l’ensemble, ça m’a rappelé quelques dessins animés de Magical Girl que je regardais étant petit (et que j’adorais), mélangé à mes petites connaissances en sorcellerie moderne et wicca. Donc le sujet était bien travaillé, et c’était super appréciable.

Land of the Free de KeoT

San Francisco, l’été californien, l’esprit Silicon Valley…

Quand Josh débarque avec ses cartons, c’est pour un nouveau départ loin des mauvaises habitudes. Celles du genre qu’on sniffe, qu’on gobe sur du papier buvard, et qui rendent la vie plus fun. Mais attention, Josh n’est pas un addict, c’est juste pour faire la fête…

Maintenant, fini les conneries. Le Josh 2.0 est arrivé.

Surtout qu’il décroche vite un vrai boulot de Valley-boy avec un patron californien pur jus, fan de surf et de yoga matinal sur la plage.

Land of the Free est plus qu’un service web, c’est un véritable état d’esprit, une philosophie pour retrouver la liberté dans un monde oppresseur, etc, etc. Du moins, ça, c’est ce que décrit le boss.

Sous un ciel californien nimbé de fumées diverses, un jeune paumé essaye de trouver sa place au soleil. Dans sa quête d’un peu de fric et d’assez de substances pour tenir la route, peut-être en viendra-t-il à trouver autre chose : un sens ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et l’auteur pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. D’autant que c’est le spin off d’un ancien mini coup de coeur donc c’est cool.

Mon avis

J’avais déjà lu le livre dont ce spin off est tiré. Ça avait été d’ailleurs un des mini coups de coeur de cette année.
Ici, quand l’auteur m’a proposé Land of the Free, je savais que ça ne serait pas le cas. La drogue est bien loin d’être un truc que j’apprécie, en termes de lecture. D’ailleurs, j’avais un peu peur du traitement de ce sujet dans le livre. Au fond, ça allait, ce n’était pas repoussant. Néanmoins, c’était assez “simple” en termes de schéma (spoiler : en gros c’est “la drogue c’est cool et tant pis” à “la drogue ça tue c’est mal vite, je vais me rattraper”. Un schéma déjà vu pour ma part, même si ce n’est pas un point négatif, juste un constat.).

On découvre ainsi plus le côté de Josh. (mais je pense qu’il est possible de lire Conditions Générales d’Usurpation même après celui-ci. Les deux sont interchangeables en termes de lecture). Josh est un personnage un peu archétype du drogué qui n’arrive pas à se passer de ça. Il découvre néanmoins d’autres choses, même si la drogue reste en fond. J’ai apprécié son évolution. J’avoue qu’une fois arrivé à la moitié, je me suis demandé ce qui allait se passer, mais la seconde partie est presque plus intéressante que la première qui sert d’introduction.
D’ailleurs, la structure de texte, bien qu’au schéma “déjà vu”, est bien construite. Certaines choses m’ont semblé un peu “facile” mais en vrai, ce livre n’a clairement pas pour but d’être un roman noir profondément complexe, donc ça ne m’a pas tellement choqué.

Narrativement, on suis Josh et ses pensées. Clairement, il y a des endroits où ça fait quasiment trop oral et ça dessert l’histoire. Mais à d’autres endroits, l’auteur arrive vraiment à faire en sorte que la narration de pareille façon soit tout de même cohérente et démontre une plume stylistique qui lui est propre. Il me semble que c’était déjà le cas dans CGU, de ce fait c’est une bonne chose.

Étrangement, bien que le sujet ne soit pas un truc très “fun”, ce livre l’est, et je le compte presque comme un feel good. On a un personnage dans la galère, qui fini néanmoins par s’en sortir. Au fond, j’ai bien aimé Josh, parce que même s’il était drogué, il avait des principes, et avait conscience parfois de son “pathétisme”. Il savait qui il était, et ce à quoi il tenait, et ses valeurs l’amenait à des actions cohérentes.

Mais il n’y a pas que Josh dans l’histoire. J’ai apprécié retrouver Mel et (spoiler : j’avais totalement oublié Richard haha). Je trouvais Randy à la fois ambigu et cliché, et il m’a intrigué. On découvre aussi une autre fille dans l’histoire, qui m’a intéressé, et que j’aurais vraiment voir plus.

En conclusion, j’ai passé un bon moment en compagnie de Josh, et je pense qu’à partir du moment où on se dit que ce n’est pas un livre pour se prendre la tête, ça passe tout crème, et ça détend même un peu. Et bonus : même s’il était mineur, il y avait encore un côté “technique du cyber” et ça m’a plu.

Hollywood Monsters d’Estelle Faye et Fabien Legeron

L’angoisse et l’horreur planent sur la cité des anges?! Au cœur des studios d’Hollywood, le tournage
du Nécromant est frappé par une cruelle malédiction qui transforme tous ceux qui y travaillent en zombies. Doris Chamberlain, la jeune star du film, et Malachi, un modeste accessoiriste, vont former un improbable duo pour percer ce mystère. Tous deux soupçonnent en effet la plus grande vedette du cinéma d’épouvante d’être derrière cette sombre calamité : l’énigmatique Feodor Varazslo. Se pourrait-il que les abominations qu’il joue sur grand écran aient pris vie dans la réalité?

Mon avis

Du cinéma, et de son univers, je connais certaines choses. Parce qu’il est un art, et que j’apprécie tout savoir sur les arts qui nous entourent. Néanmoins, je ne me suis jamais penché sur la question du cinéma à ses débuts, ou même dans les années 30.
C’est pourtant ici que le livre nous amène : à l’époque des films comme Frankenstein ou autre, où les monstres étaient rois.

Et j’ai apprécié découvrir certaines choses du monde du cinéma, par le biais du quotidien des personnages que l’on suit. On découvre donc Doris, une petite fille au caractère bien trempé, et Malachi, jeune technicien, passionné par ce qu’il fait, et courageux pour tout ce qu’il va traverser.
Tout ceci se mélange à un côté magique, avec notamment du vaudou ou des zombies. Mais moi, je n’aime pas les zombies. J’ai même horreur de ça…Ça me met mal à l’aise. Heureusement ici, les zombies qu’on nous présente sont ceux “d’origine”. Ceux qui sont plus proches d’un sort vaudou. Ainsi ça m’a bien moins dérangé.
Même, j’ai trouvé ça très cool, parce que c’est rare qu’on en retrouve dans la littérature. Et que tout ce qui était de l’ordre du vaudou m’a beaucoup intrigué et m’a appris des choses.

De fait, ce livre reste écrit pour la jeunesse, alors tout semblait un peu facile. Je me suis douté de pas mal de choses. Mais ce n’est pas un mal : déjà, ça m’a permis de voir si je pouvais l’offrir à ma nièce, ensuite, je me suis fait la réflexion que j’aurais adorée lire ça quand j’étais petit.
Pourquoi ? Parce qu’il y a énormément de messages intéressants véhiculés dans ce roman. Premièrement, les femmes ont une place importante, à côté d’hommes qui ont l’air idiots et maladroits (enfin surtout pour Kaine). Entre Vivien et Doris, ou même Carol et Angela, qui paraissent survivre de façon forte dans ce monde. Et plus que ça, il y a de la représentation LGBTQ+ (la plus importante pour moi, même si je sais qu’il n’y a pas que ça comme représentation, et c’est très cool). Il y a aussi Gisèle ou Madame Monique. Bref. Des héroïnes auxquelles “la petite fille” que j’étais aurait pu vouloir s’identifier. Et que d’autres enfants pourraient peut-être le faire.

Ensuite, l’écriture est vraiment adroite, et si je n’ai vu qu’une seule référence au début, parce que j’en avais parlé avec un des auteur, il n’empêche qu’on sent que tout est basé sur le côté cinéma. J’ai adoré l’utilisation des illusions, apprendre quelques techniques d’effet spécial.
Aujourd’hui on vis dans un monde plus numérique où les SFX sont bien plus faciles à faire de façon digitale. Où même moi, je pourrais créer quelques vidéos horrifiques en quelques clics.
Mais retrouver cette ambiance avec laquelle ils étaient obligés de faire preuve d’astuces et de tour de magie m’a fait sourire.
Ça peut permettre de montrer aux enfants ce qu’il y avait avant.

Au fond, j’ai apprécié ma lecture. Ça n’est pas un coup de cœur, parce que malgré tout, c’était un poil trop jeunesse pour moi, et que ce n’est pas totalement mes tropes préférés. Aussi, j’aurais aimé peut-être en savoir plus sur la sous intrigue de Doris qui ne semblait pas si développé à mon goût.
Mais ce qui est sûr, c’est que si vous cherchez un bon petit livre d’horreur pour vos enfants (probablement à partir de 9/12 ans, mais bon), je le recommande assez vivement.

La Passe-Miroir tome 4 de Christelle Dabos

Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble ? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Mon avis

S’il m’a été compliqué de le finir, et que j’ai mis bien deux mois et une crise sans lecture pour parvenir à le terminer, ce n’est pas pour les raisons que certains pourraient penser. Je déteste les fins, et plus encore, celles qui semblent évidemment floues. 

J’ignorais comment allait se terminer cette saga. 

Mais j’ai apprécié sa fin. Il est indéniable qu’on découvert un tas de trucs sur l’univers dans ce livre, qu’on a des twists à peu près à chaque chapitre, et que le personnage d’Ophélie a un arc entier d’évolution. 

Et j’ai adoré. 

J’ai trouvé ça ultra complexe mais ultra imaginatif et intéressant. Tout prends son sens, et tout obtient une réponse. 

Si tous les twists n’ont pas été extraordinaires (j’avoue que l’identité de Dieu m’a paru un peu sortir de nul part même après explication), j’estime que ça restait très cool. 

Et dur à lire. Stressant aussi. Quand on est attaché à des personnages, et qu’ici, on ne peux pas s’attendre à autre chose qu’une fin douce amère…C’est compliqué. Mais qu’est ce que j’ai aimé ma lecture. Entre la découverte des échos, la douceur du récit, de son écriture… On redécouvre des personnages, on apprend à mieux les connaître. 

Il y a quelque chose de très méta sur l’écriture, aussi, un peu qui m’a fait parfois penser à l’histoire sans fin (mélangé à Alice aux pays des merveilles). 

Ce livre est pour moi assez unique, et si j’ai galéré à le lire, je pense qu’il va rester longtemps dans ma mémoire. 

A vrai dire ma chronique est courte, mais je pense que le fait de l’avoir lu sur deux mois fait que je ne sais pas quoi en dire. Sinon qu’il est cool. Et que je ne comprends pas pourquoi les gens n’ont pas compris. Par contre, je peux comprendre qu’on apprécie moins la fin, parce que l’auteur ne nous laisse pas sur quelque chose de mièvre et parfait. 

La Dernière Morsure d’Apollonie Sbragia

Un jeune garçon assassiné et sauvagement mutilé. Un autre enfant disparu. Pour Alex, capitaine à la Crim’, Giancarlo, son coéquipier et Malik, nouvelle recrue, un compte à rebours macabre est lancé pour retrouver la prochaine victime avant qu’il ne soit trop tard. Hantée par son passé, Alex ira jusqu’au bout d’elle-même pour découvrir la vérité… dans toute son horreur.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Si La Dernière Morsure se présente comme un ouvrage classique, un polar à l’enquête certes tordue, mais déjà “vu”, il dénote par son aspect “psychologique” avec son personnage principal.
On a ainsi un entremêlement d’intrigues, entre l’enquête sur les enfants et celle de l’état mental d’Alex.
J’ai apprécié le soin apporté aux personnages, le côté “bilingue” de Giancarlo qui me semblait réel, et la relation entre chacun. Et j’ai apprécié ce qu’il se passais, et quelques sous intrigues qu’il pouvait y avoir. J’ai apprécié l’écriture, qui rentrait dans le genre, et savait s’allier au côté plus contrasté de la psychologie. J’ai apprécié la base de l’enquête, la justesse sur la police, et comment tout se déroule, petit à petit, en montrant par A + B qui peut être le coupable.

J’ai apprécié tout cela, et pourtant, mon avis est en demi-teinte. Je pense que j’ai passé une bonne lecture. Mais sans plus. J’ai trouvé que l’enquête était “facile” et pas si “profonde”. On trouve des éléments, et voilà. Je n’ai pas trouvé d’intérêt à la suivre. Était-ce parce que l’intrigue d’Alex prenait plus de place et que de cette façon, je m’y suis désintéressé ? Ou le fait qu’en ce moment, j’ai plus de mal à lire, donc ça peut expliquer aussi. Aucune idée.

Mais qu’en est-il de l’introspection d’Alex ? Elle est profonde et réelle. On sent le traumatisme, mais comme on ne connait pas l’histoire, comme on en décèle que des petits morceaux, et comme ça sonne comme un “tome 2 dont on aurait raté le premier”, je n’ai pas accroché non plus. Je trouvais l’idée pourtant pertinente et intéressante.

Mais j’ai trouvé que ça allait un peu vite. Qu’on survolait les choses, et que ça n’allait pas assez en profondeur à mon goût. Que ce soit l’enquête ou l’introspection. Et plus on s’enfonce dans la folie, plus on perd les repères, et si ça, c’est une bonne chose… Je trouve que justement, on manque de repère.
Par contre, je sais que d’autres comme moi qui l’ont lu pour le prix des auteurs inconnus ne comprennent pas la fin. Je suis comme eux. Je suis dubitatif. Ça me laisse perplexe.

Ainsi, j’ai eut tout de même une bonne lecture, mais que je ne vais pas garder longtemps en mémoire, et qui à mon sens, aurait pu être beaucoup mieux exploité en terme d’idée.

Le Mystère d’Isia de Sandra Solme

Suivez Inaya dans sa quête pour percer le mystère d’Isia et préserver l’harmonie entre les 4 royaumes du monde merveilleux des Andras.

Dans un monde où tous doivent suivre la Vérité du mont Isia, Inaya ne peut s’empêcher de questionner tout ce qui l’entoure. Un soir de pleine lune, l’irrévérencieuse découvre qu’en dépit des enseignements sacrés, un grand péril risque de conduire les royaumes des Andras au bord d’une guerre dévastatrice. Commence alors un fabuleux voyage pour percer le mystère d’Isia et restaurer l’harmonie.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et VotrEnvol pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Ce livre, se présentant sous la forme d’un conte, offre une histoire de partage, de différences, et de ce qu’il peut se passer, quand on vit trop dans son cocon en ne s’unissant pas malgré nos différences. 

Si au départ, j’étais un peu dubitatif sur le sujet de l’histoire, sur comment tout ceci allait se présenter, je dois avouer que j’en ressors avec le sourire. Cette histoire est assez jolie. Ecrite de façon fluide, la lecture se fait facilement, et je pense qu’il pourrait ainsi être possible pour un enfant de la lire sans difficulté.
L’histoire nous parle tout en métaphore, dans ce monde qui n’est pas le nôtre mais qui y ressemble. Il y a un côté onirique et poétique. On suit Inaya qui s’est fait rejeté de son village, et qui découvre le reste du monde, dans une seule et même quête : aider les siens. 

Il y a un aspect un peu dystopique, mais surtout comme les contes. On a le schéma de répétition, qui m’a fait penser au Petit Prince lors de ses visites des planètes. Elle découvre un endroit, en fait son jugement, et doit en partir. 

Ainsi, on peut voir les différents aspects, faire le rapprochement avec ce qui existe déjà dans le monde, et en établir une conclusion avec celle de fin. 

Un message de fin plutôt joli, qui tient sur de l’union. 

Si parfois, certains moments m’ont semblé plus maladroits que d’autres en termes d’écriture, ils ne le sont que quelques instants, et je les ai déjà oubliés. J’ai trouvé que je me laissais assez emporter, et que j’ai lu plutôt rapidement. 

Bref, c’était une bonne lecture, qui je pense pourrait tout à fait être lu à des enfants pour leur apprendre l’importance de la diversité mais aussi de l’union. 

Enfer et tentations d’Alixia Egnam

Au Royaume Céleste, Gabrielle a beau se classer parmi les Anges les plus respectés et adulés, sa boulette la conduit tout droit en Enfer. La voilà condamnée à passer les deux cents prochaines années dans cet horrible endroit où tous les vices sont permis. Déterminée à purger sa peine sans se laisser corrompre, elle s’arme de courage, la tête haute. Mais l’Enfer regorge de tentations, dont la première porte le nom de Damian. Lorsqu’on jette des paillettes dans les flammes, il ne faut pas s’étonner de créer des étincelles.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

En premier lieu, je tiens à dire que si vous êtes une personne qui aimez les romances, dans lesquels tout se passe exactement comme toujours, où il y a un format d’amants interdits, et que vous appréciez lire de nombreuses scènes +18, potentiellement que vous aimerez ce livre. Pourtant, je pense qu’il faudrait que vous vous tourniez vers d’autres ouvrages, plus respectueux de la femme, peu importe les clichés qu’il posséderait.

Mais de quoi parle Enfer et Tentations ? D’une ange, Gabrielle, qui suite à une bêtise, fini en enfer comme punition temporaire. Elle y rencontre Damian, un démon qui est l’exact bad boy que vous pourriez imaginer.

Les deux tombent amoureux. Enfin, presque. Les deux éprouvent une énorme attirance érotique pour chacun. Je dois admettre une chose : ce n’est pas du tout le genre de relation qui fait chavirer mon cœur et m’entraîne. Je ne suis pas le public désiré, et chaque scène +18 a été compliqué pour moi.

Nous avons donc un monde céleste, un monde démoniaque, une explication à tout ça, sous formes de moments où ça nous est expliqué de façon pour qu’on puisse s’y retrouver, et comme un aparté, sans nous plonger dans l’univers réellement.
Je n’ai pas compris pourquoi ce livre se déroule dans un monde “imaginaire”. Remplacez les anges par une mafia X et les démons par une mafia Y. Les deux sont ennemis, mais pas tout à fait. Et on en revient exactement au même. Parce qu’ici, les êtres “célestes”, ont des besoins, tombent malades, peuvent terminer bourrés, etc. Et on voit peu l’utilité à leurs pouvoirs, voir ce qu’ils sont…
Je me suis demandé pourquoi c’était de l’imaginaire. C’était une véritable incompréhension. Il n’y a pas d’utilité à ce que ça le soit. Et quand vous vous attendez à lire une romance avec de l’imaginaire, il n’y a en fait… Que de la romance.

Et une romance, surtout érotique et répétitive. Conflit ou “je t’aime, mais on ne peut pas”, puis scène de sexe.
Et pourtant. Ça aurait gagné à être intéressant.
L’univers, avec cette idée de Sénateurs, de mythologies mélangées, de Lucifer qui s’entend quand même un peu avec son père (c’est un sujet qui me touche et j’ai apprécié leur relation) et de choses de l’univers du même genre, auraient pu être totalement bien exploitées, même avec la romance !
Mais ici, on a juste quelque chose qui répète un schéma déjà lu encore et encore, et c’est… Dommage.

Mais qu’en est-il des personnages, donc ? Ils sont quelque peu “plats”. Ils sont l’archétype de leur cliché, et n’ont rien de plus pour eux, pas de petites manies, habitudes spéciales qui les rendraient réels, d’actions et de pensées qui les rendraient vivants et attachants.

Il y a d’abord Gabrielle. Ah, Gabrielle. Je l’ai dès le début, que très peu aimé. On nous la présente comme “caractérielle et qui ne se laisse pas faire”, et finalement, elle est timide et innocente. Je ne savais pas où me placer avec elle.
Mais surtout, elle est forte, elle est la première femme à être proche de devenir une figure céleste emblématique, elle est la représentation des féministes sur Terre…. Et bien sûr, elle a des pouvoirs inimaginables. Malheureusement, c’est non sans rappeler le cliché de la Mary Sue. Parfaites et aimées de tout le monde.
Plus que ça, je pense que ce personnage aurait pu être intéressant. Elle a ce côté caractérielle qui aurait pu passer. De force d’esprit, de féminisme… Mais elle est gâchée par son inconsistance et la façon dont elle est traitée dans la romance. Qui est loin d’être “féministe”.

Damian, quant à lui est un démon. Il est donc méchant, tentateur, mais charmé par “la belle”, et notamment, il a tout un point de vue masculin, sexiste, et désagréable à lire. C’est le bad boy par excellence, et il m’a juste fait ni chaud ni froid. En fait même, je ne l’ai pas aimé.
Et les deux ensemble, forment un couple. Ou du moins, des sex friends assez intenses. Jusqu’à un certain moment, je ne comprenais pas comment Gabrielle pouvait se penser amoureuse. La seule chose qui les attirait entre eux, c’était le sexe. Et du +18 il y en a. Au moins six scènes rien que pour les fans du genre, avec une répétition du schéma sans variation.

Et si la seconde partie du livre tente de pousser plus vers “la romance”, elle n’est pas crédible du fait de la première partie “sexuelle”.
Pour le reste, aucun des autres personnages ne semble crédible dans son rôle, sauf peut-être le père de Gabrielle qui a cet aura qui va au personnage. Lucifer a l’air d’un doux grand frère un peu trop protecteur, mais pas très dur, Héra est ce cliché de l’Héra méchante et Zeus est un “homme qui ne se prend pas la tête”, donc, merci, mais en fait non. Et Elliot est…mignon, mais sans plus. Des personnages, j’ai juste apprécié les Parques, parce que j’ai trouvé le passage enfin intéressant, bien écrit et drôle.

Mais ce qui a été le plus dur avec ce livre, et qui a tout fait de me décourager de le lire… C’est son sexisme et son male gaze. Damian en est le parfait exemple. Il voit les femmes comme… Des petites choses à “tringler” (ses mots, pas les miens). Mais il se “laisse adoucir” comme si Gabrielle le “guérissait” (cliché du bad boy guéri par la jeune femme douce).
Et que dire des scènes +18, où Gabrielle est réduite à être docile, où elle en semble heureuse ? Et bien sûr, elle donne plein de plaisir à l’homme. Mais elle ? À aucun moment, Damian ne parais vouloir lui donner du plaisir, mais ça ne semble pas la déranger.
Ça, et le fait que des personnages féminins, on a donc une éventuelle Mary Sue, une fille qui veut draguer les beaux gosses (donc, superficielle en apparence), une mégère et une mère qui est “moquée gentiment” par le récit. Ça et les phrases du type “vous les filles” ou “les garçons sont bien sûr plus posés” ou “les filles sont des énigmes”. Que des clichés de sexisme ordinaire qui m’ont un peu fait bondir. Autant dire que ça n’a pas aidé à rentrer dans le sujet.

Alors, je pense que tout ça cumulé, plus le fait qu’à côté, je lisais un livre sur le même sujet, mais qui cette fois exploitait son imaginaire sans sexisme et avec des personnages sympas, ç’a fait que oui, je n’ai absolument pas apprécié ma lecture, et je ne le recommanderais pas. Parce que les bad boy, ç’a l’air fantastique comme ça, mais je peux vous assurer que dans la vraie vie, une femme a aussi le droit d’être forte, d’avoir du plaisir durant l’acte, et non, l’homme ne va pas changer pour ses beaux yeux. Au contraire.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Ce livre a été lu en lecture commune avec Bulle de livre (LIEN) et un peu EamLL (LIEN).

La rose des carcasses de Wilhelmina Wilder

Angleterre, XIXe siècle. Adrian Meredyth est un artiste très en vue de Londres. Toujours suivi par son fidèle valet, il va de mécène en mécène en évitant soigneusement la vie mondaine qu’il abhorre. Malgré tout, il ne peut échapper aux réceptions raffinées de son bienfaiteur du moment, Lord Pelham. Mais alors qu’il y assiste à contrecœur, son hôte est assassiné et exposé dans une mise en scène macabre. Le meurtrier semble doté de capacités extraordinaires, et son identité risquerait de faire surgir les ombres de jadis… Une nuit, dix ans plus tôt, a bouleversé la vie de l’orphelin crasseux qu’Adrian était alors. Cette nuit qui a fait de lui un aristocrate exaucé, non seulement par le talent, mais également par un véritable démon à la langue bien pendue. Le discret valet qui l’accompagne partout n’est autre que Melmoth, l’un des seigneurs de l’Enfer, à qui il a abandonné son âme en échange de sa servitude. L’artiste décide de mettre à profit cet incroyable pacte pour traquer l’assassin, quitte à déraciner un passé tragique. Au croisement de Penny Dreadful et du Portrait de Dorian Gray, l’enquête morbide de La Rose des carcasses nous projette un tableau victorien aussi sublime qu’horrifique, aux côtés fantasques d’un démon malicieux, d’un esthète misanthrope et d’un dandy frivole. À savourer !

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Il est évident que ma lecture, m’a amené à me rappeler quelques livres que je lisais étant plus jeune, à l’époque où l’époque victorienne et son univers semblait plus présent dans mes lectures. Mais aussi, ça m’a un peu rappelé le manga Black Butler, sur le principe de démon serviteur et d’enquête menée, à l’époque victorienne.

Je tiens à le dire, parce que, clairement, je pense que ç’a aidé à ce que j’apprécie ma lecture. Le trope du démon, à l’époque victorienne, avec tout ce qu’il y a de plus élégant qui existe, j’avoue, c’est un peu un de mes spécifiques péchés mignons.

On découvre donc, Adrian, gamin des rues, devenant artiste reconnu en grandissant, grâce à la présence de Melmoth, son démon serviteur. Adrian est un personnage assez téméraire, haut en couleur, et qui, sait s’adapter aux mondes dans lequel il vit : riche comme privé.
Mais surtout, on découvre son entourage. Et une série de meurtres plus sordides les uns que les autres, qui ne semblent pas être produits par un humain.

J’ai apprécié ma lecture : comme j’ai dit plus haut, c’est un de mes tropes chouchou. Par contre… Là où Black Butler m’a lassé, La Rose des Carcasses a su m’offrir des personnages et des relations qui me paraissaient juste et vrais. Malgré quelques instants qui paraissaient subtilement moins “matures” au niveau de la plume, et qui me faisait l’effet d’un livre young adult plus que d’un livre de cette carrure, j’ai vraiment apprécié ce qui se crée. La relation entre Adrian et Melmoth, ou même Melmoth et Edgar. Ou même, les personnages mystérieux que sont Willoughby et Henriette, par exemple.
J’aimais beaucoup les dialogues, et comment les personnages interagissaient entre eux.

Plus que ça, l’autrice ose quelque chose de particulièrement plaisant : placer des éléments LGBTQ+ d’une diversité certaine, dans un ouvrage causant de l’époque victorienne. On retrouve donc un personnage bisexuel, une personne trans, et d’autres. Et qu’est-ce que c’est plaisant ! Surtout vu la justesse utilisée pour décrire tout cela, en rappelant bien sûr l’époque qui n’était pas propice à pareille personne.

Et bien entendu, il y a l’enquête. Mon plus grand regret est que l’enquête semble facile. Je savais qui avait commis le crime (enfin “les crimes”), et me doutait du côté plus fantastique qu’il n’y paraît de la chose. Je n’avais pas tout deviné (heureusement !), mais malgré tout, je n’ai pas eut d’effet de surprise.
Ce n’est pas tant un mal : le livre se concentre sur l’imaginaire, et s’est présenté dans l’imaginaire, pas dans le roman noir ! Et quel imaginaire. J’ai beaucoup aimé ce qu’on apprend sur les démons, et découvrir un peu leurs capacités.

Quant à l’écriture… Elle est ce qui divise le plus. Certains, vous diront que c’est son point fort : une écriture tout en élégance, avec des métaphores et figures de style à ne plus savoir quoi en faire. Si l’art nouveau avait eut un style littéraire (si ça se trouve il en a un), probablement que la Rose des Carcasses aurait ressemblé à ça. Tout en arabesque et en fioriture. (à moins qu’en fait ce soit le rococo…).
Et si c’est une qualité, qui permet de rentrer dans l’ambiance de l’époque, et dans le côté artistique dépeint par le personnage d’Adrian… Certains, vous diront que c’est son point faible : des détails inutiles, des longues descriptions, des moments où on ne souffle pas et où la fluidité du récit se perd par l’envie d’aller vérifier dans le dictionnaire tel ou tel mot.

Personnellement, je me place au milieu. J’ai apprécié l’écriture pour ce qu’elle offrait : une ambiance. Quelque chose de visuel et métaphorique. J’affectionnais pouvoir imaginer les choses avec ce que la narration me décrivait, et trouvait cela tantôt poétique, et tantôt parfaitement placé dans l’univers.
Mais : À mon goût, elle en fait trop. En effet, même les plus vieux classiques, écrits au mot payé, ne proposent pas autant de fioritures et descriptions qui à mon goût prenaient parfois trop de temps, et de choses pas si intéressantes. L’entrée dans le récit ne se fait alors que si on adore les écritures “compliquées”.
Je pense que l’autrice devrait trouver un entre deux. Atténuer le côté “too much” de cette façon d’écrire, et proposer des moments aussi fluides que ne le sont les dialogues.

Ma conclusion sera tout de même que j’ai apprécié ma lecture, et notamment les tropes utilisés, ou les personnages présentés. J’ai apprécié découvrir à la fin les quelques twists proposés. J’ai apprécié ce sous-entendu de suite possible qui me donne envie de l’avoir déjà dans les mains. Et si je suis neutre quant à l’écriture, et que certains passages me semblaient bien moins matures que le reste, il n’empêche que oui, je pense que j’en garderai toujours un bon souvenir.

Âpre-Roc de Fabrice Chauliac

L’Inquisition a expurgé le Mal des consciences et chassé à tout jamais les créatures des temps anciens. Tandis que le Culte régit les corps et les âmes, des chasseurs de primes se chargent des basses besognes pour éliminer les êtres impurs qui auraient pu échapper à cette extermination.
Dans son petit village d’Âpre-Roc perdu dans les Causses, Naïs mène une existence insipide sous la férule de son directeur de conscience.
Une amitié inattendue et l’exhumation d’un secret vont dévier à tout jamais le cours de sa vie. Elle réalisera alors que pour son monde, il n’est de plus grand péril qu’une femme instruite.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et les éditions Voy’el pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Je tiens à dire qu’en plus durant ma lecture je me suis rendu compte que dans ma PAL se trouve aussi Absyrialle que j’avais obtenu lors de ma participation à la campagne Ulule des éditions… ….Ca me donne donc envie de le sortir de ma PAL dorénavant, haha.

Mon avis

Ce livre est une sorte d’ovni pour moi. Il mélange une sorte de côté historique sans se dérouler dans notre monde. Il y a un aspect fantasy sans être totalement ça, quelque chose de plus proche de la dark fantasy… On retrouve un fond d’une sorte de dystopie avec le Culte qui a décidé de s’imposer. Un peu de thriller, pas mal d’horreur, et surtout, des relations et des personnages qui sont le centre du livre.

Si j’ai tardé à le finir, c’était uniquement parce que mon mois a été chamboulé et chargé. Autrement, probablement que je l’aurais terminé bien plus vite. On découvre une plume à la maturité certaine, qui se prête à son genre, en se posant avec une narration au vocabulaire un poil complexe, mais purement historique. Et au-delà de la complexité, il en sort une fluidité, et une expression de texte plaisante. On sent que l’autrice souhaitait délivrer des messages emplis d’un féminisme certain. Et c’était… Vraiment bien. Parce que Naïs était un personnage intrigant, dont l’évolution est vraiment attrayante à suivre.

Je n’ai pas eut peur, que ce soit du Drac ou des humains en eux même. Mais la question de l’antagoniste avait un aspect brouillé. S’il semblait évident de savoir qui était le “méchant” dans l’histoire, il n’était pas celui qu’on a l’habitude de voir, vu ce qui nous est proposé.
Moi qui ai connu un aspect “assez religieux” dans ma vie, j’ai retrouvé cet aspect un peu sectaire, un peu fermé d’esprit, et j’étais à fond avec les personnages comme Naïs ou la zingara. J’ai trouvé plaisant la relation qui s’établissait entre Naïs et cet étrange démon enfermé dans sa tour. Mais aussi celle qu’elle lie avec les mercenaires. J’ai trouvé les personnages assez vrais. Leurs choix les amenaient quelque part, et par leurs yeux, on en apprenait plus sur l’univers.

L’univers était comme notre monde médiéval, mais avec une touche plus surnaturelle, et plus dystopique, comme je l’ai dit. Ça ne m’a pas dérangé – même si j’ai du mal avec la dystopie – puisque par exemple, la chasse aux sorcières est un sujet dont je raffole bizarrement et qu’il y avait cet aspect là dans l’histoire. Et j’ai trouvé que c’était bien amené, et bien fait.
Plus que ça, j’ai trouvé que Naïs avait cette figure du héros qu’on voit d’ordinaire, mais qui change un peu.

Naïs n’est personne au départ, et parce qu’elle rencontre quelqu’un qui va lui donner la force de devenir quelqu’un, elle va s’épanouir, même si c’est parfois avec douleur et sous des conséquences peu ragoûtantes. Il y a vraiment ce côté du héros classique, mais avec une femme, et ce que ça apporte derrière. Le fait qu’une femme n’est pas censée avoir une réelle place dans ce monde sinon celle d’épouse et de mère, et qu’elle prend de suite la tangente parce qu’elle aspire à bien plus.

J’ai adoré le démon, qui avait quelque chose d’ambigu, et qui semblait apprécier Naïs et la suivre.

Mais ce qui m’a le plus intrigué, était justement… La structure du texte. L’intrigue principale. Que faire d’une histoire quand elle consiste surtout sur l’évolution de son personnage principal et d’un simple village ?
Il y avait quelque chose d’assez posé, et de réaliste, dans les faits. Beaucoup de meurtres, d’agressions, même si moi ça ne m’a pas dérangé. L’ambiance sombre était attrayante.
La fin laisse un peu sur notre faim, je me demande s’il y aura une suite.

Ça serait sûrement avec plaisir que je la lirais si tel est le cas.
Et je pense, que, ayant lu ce livre en ebook, je vais l’ajouter à mes livres à obtenir en papier.

Ici sans toi de Loïc Guy

La nuit est belle, parsemée d’étoiles qui se dessinent à l’horizon.

Étendue sur un buis d’oyat, elle observe l’immensité des cieux. Le frémissement des vagues sur la roche berce l’île, mais elle ne le perçoit pas. Elle sent la corde serrer de plus en plus son cou, asphyxiant progressivement ses poumons. Elle ne se débat plus, se contente d’observer, abasourdie, la beauté qui se dessine devant elle.

Les mains qui l’étreignent appuient de plus en plus fort sur sa gorge. Une dernière bouffée d’air salée, l’instant d’après, elle s’éteint.

La nuit. L’obscurité. Éternelle.

Cette nuit-là, Paul, ancien flic des Stups, quadragénaire divorcé et mélancolique est appelé pour une disparition : la fille unique d’un riche homme d’affaires de La Baule vient de s’évaporer en mer.

Très vite, son cadavre est retrouvé sur l’île des Évens, mais une chose intrigue Paul, un détail, morbide, sur le corps de la jeune fille : ses tympans, ils ont été percés, de son vivant.

Alors, crime passionnel ou pulsion mortelle ?

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Je ne vais pas le cacher : si je pense que ce livre a des qualités, je n’ai, de mon côté, absolument pas accroché. Était-ce parce que j’arrive à une période compliquée pour lire ? Était-ce parce que juste avant, j’avais eut des histoires policières un tant soit peu originale ?
Aucune idée. Mais Ici sans toi ne restera malheureusement pas longtemps dans ma mémoire.

Il nous conte l’histoire d’un meurtre, qui semble plutôt classique. J’étais attiré par le fait que ça se déroule en Bretagne (même si certains diront que Nantes n’est pas en Bretagne), et donc, une de mes régions préférées. Mais hormis le côté maritime, je n’ai pas tant que ça retrouvé une ambiance régionale très “marquée”.
En fait, ma lecture m’a fait penser à une de ses séries télés comme Cassandre, où oui, il y a un meurtre, c’est intrigant, mais ce qu’il y a autour ne fait ni chaud ni froid.

On a ainsi une histoire policière de base, une enquête classique, des méthodes classiques, et des sous intrigues tout aussi classiques. J’admets, que ce qu’il se passe avec Hélène a quelque chose de plus intéressant, assez triste aussi, mais… Il y a un souci à l’intérêt même de cette sous-sous intrigue.
D’abord, elle est noyée dans tout un tas d’autres points de vue, et dans des pistes qui se mélangent.
Ensuite… Hélène nous est toujours présentée sous une forme sexuelle, touchant parfois au male gaze, et qui ne me l’a rendu pas sympathique du tout.

Du reste, Paul est moyen, notamment pour tout le côté érotico-sexuel qu’il éprouve envers les femmes, Brivaël n’a rien de particulier à part qu’il est breton, et le reste des personnages, je n’en ai qu’un souvenir vague, et aucune impression particulière. Sinon la fille des flashback qui m’intriguait.
Ils ne sont en soi pas “mal” écrits, mais n’apportent rien d’attachant, pour moi.

De plus, j’étais de temps en temps confus sur ce qu’il se passait. On passe parfois du “je” au “il” dans un même chapitre. Et si je ne suis pas contre de changer les pronoms narratifs dans un livre, le faire dans un même chapitre ne me semble pas le plus adéquat à la compréhension. D’autant qu’à côté de ça, même si les dates étaient indiquées, je ne savais plus quand est-ce qu’on était, dans le passé ou dans le présent, donc je me perdais aussi.

Pourtant, il y avait des choses intéressantes. Tout d’abord le coupable (même si j’ai assez vite deviné qui c’était), jusqu’au bout, le suspens est maintenu, et tout parais évident quand on comprend enfin.

Ensuite, c’est bien écrit. Le genre est respecté. On est dans une histoire policière, et on le sait. Cependant, ç’aurait pu être “mieux” écrit, ou du moins, plus équilibré.
Je m’explique : durant la lecture, on découvre une plume tantôt poétique, tantôt plus classique. Et les deux s’entremêlent, et j’ai trouvé qu’au fond, n’allaient pas toujours ensemble.
Et j’ai préféré le côté poétique. Le moment, où l’auteur se laisse un peu plus aller à des fantaisies métaphoriques. Par exemple, j’ai particulièrement aimé les chapitres flash backs.
Mais de fait…. Ce côté poétique ne dure pas. Ou ne s’alliait pas toujours avec le reste.

Ça et les quelques fautes d’orthographe et de syntaxes que j’ai pu voir, qui pêchent aussi.

En fait, ce livre me semble confus, avec des pronoms changeants, des pistes et sous intrigues à la pelle, deux styles d’écriture diamétralement opposés… Je pense qu’il aurait mérité de se poser un peu plus, de savoir où aller réellement, et il aurait peut-être ainsi pu m’offrir une meilleure lecture.
Même si je n’ai pas détesté, je n’ai pas spécialement aimé non plus.

Enigmatique – Russie de Catherine Jean

Plongez-vous dans un recueil de 22 histoires de découvertes inexplicables et de phénomènes pour le moins mystérieux qui se sont passés en Russie.

Parmi les histoires énigmatiques : la découverte d’anciennes civilisations, Arkaim et l’Atlantide, l’Hyperborée et la péninsule de Kola, l’homme de Denivosa, le Roswell russe, les pétroglyphes et labyrinthes de pierre, la pierre de Dashka, les incroyables mégalithes russes, les pyramides russes, la tragédie du col de Dyatlov, la catastrophe de Tchernobyl et les OVNI, l’explosion de Tunguska, la cryptozoologie, etc.

Bienvenue dans mon univers énigmatique!

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Catherine Jean pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Après avoir lu des contes liés à la Russie par la même autrice, je me suis donc plongé dans les légendes de ce pays. Enfin, les légendes… Plutôt les faits étranges. Et étant friande de ce genre de livres, un peu spéciaux, qui parlent de choses nous remettant en question sur les mystères de ce monde… Je l’ai lu avec plaisir !

Et en soit, oui. J’ai fini ma lecture en apprenant plein de choses. En découvrant que la Russie cache de nombreux secrets, et il faut dire que vu la taille du pays, ça n’est pas surprenant (je veux dire, si un OVNI veut atterrir sur Terre, entre l’eau et la Russie, c’est une chance sur deux presque). J’ai pu m’interroger sur certains lieux, aller vérifier quelques informations, être surpris d’évènements dont je n’avais aucune connaissance. Après tout, de tout le livre, la seule chose que je connaissais, c’était “le col de Dyatlov”.
Mais de fait, plus que ça, je pense que ce livre se lit en étant à côté sur Internet pour obtenir plus d’informations, découvrir plus de choses encore, que ce que ces courts chapitres nous proposent. Bien que ce fussent de bons résumés. Ils servent donc d’excellentes introductions à pousser plus loin la réflexion.

Néanmoins, j’ai trouvé l’écriture compliquée à lire. On est plus sur du “Wikipedia scientifique” que sur une véritable histoire à suivre. Je ne dis pas que c’est à chaque fois, mais quand il s’agit de causer géologie, histoire, géographie, paléontologie, ça devient tout de suite bien plus complexe. Je pense que ce livre aurait gagné en vulgarisation, sans perdre les informations essentielles, pour s’allier avec le côté “raconteur” de l’histoire. Plutôt que de lire Wikipédia, j’aurais eut ainsi l’impression de lire une vraie histoire.

Ensuite, et c’est un petit reproche personnel pour une personne qui apprécie autant les livres de surnaturel que ceux de zététique qui viennent à prouver que le surnaturel n’existe pas : il n’y a que des histoires racontées comme si c’était “vraiment la solution”, quand il s’agit d’extraterrestres, ou de choses fantaisistes.
Alors que clairement, pour certains, il y a quelques controverses, qui tendent à prouver que ce qui est arrivé est bien plus naturel ou terre à terre que ce qu’on le pense.
D’ailleurs, il y avait beaucoup d’histoire d’OVNI et je trouvais ça dommage, de ne pas varier un peu plus.
Je n’irais pas jusqu’à piétiner la croyance de l’autrice, parce que j’estime que l’on a chacun nos croyances, et que la mienne tends à croire qu’il y a de la vie ailleurs, mais… En finissant ma lecture, j’ai l’impression qu’il y a eut des humains ultra-évolués avant nous, et tout pleins d’extraterrestres qui nous ont rendu visite. Alors que je pense que si toutes les théories étaient vraies, ça ferait longtemps que le monde aurait été révolutionné et changé.
Pourtant, on n’est toujours pas sûr que les aliens, peu importe leur forme, existent.

J’aurais donc apprécié un peu plus “d’objectivité”, et d’avoir toutes les théories, même celles qui… Oui, démontent l’argument plus “irrationnel”. Quelque chose donc, qui nous laisserait plus sur un débat “ouvert” que de donner l’impression d’avoir la solution. (un peu comme ce que fait Sylartichot, un youtuber présentant des faits paranormaux en donnant aussi des théories réalistes, tout en nous laissant faire notre idée.).

Mais peu importe. Ça m’a fait découvrir tout de même un peu de la culture russe, de son histoire (avec les goulags et autre), de leurs croyances, aussi (avec les chaudrons). De paysage, de géographie, etc.
Et même qu’on avait un ancêtre différent du Néandertal.

Aussi, le fait qu’il y ait de nombreuses photos était une super idée : cela m’a permis de visualiser un peu plus ce dont on me parlait, et de découvrir par moi-même les choses.

Je pense donc que si vous ne connaissez rien à la Russie que les clichés qu’on nous donne et son dirigeant actuel… Je vous conseille de lire ce livre, pour en découvrir un peu plus sous un côté un peu mystérieux, mais plaisant.

Contes et légendes de Russie de Catherine Jean

Dans les temps anciens en Russie, à l’arrivée de l’hiver, toute la famille, enfants, parents et vieillards se réunissaient le soir autour d’un feu de bois pour se réchauffer. Alors le patriarche commençait à raconter des légendes ancestrales et tous étaient émerveillés par ces belles et énigmatiques histoires et allaient ensuite se coucher la tête dans les étoiles!

Laissez-vous émerveiller par ces 10 histoires inventées et inspirées des contes et légendes ancestrales russes!

Vous pourrez lire les histoires suivantes : La légende de la princesse dorée, Le pêcheur partit pêcher en enfer, La princesse qui résout les énigmes, Le héros Lazar Lazarevich, Les chaudrons géants de la Vallée de la Mort, Être roi n’est pas un métier, Masha et l’ours, La folle histoire de Bragi le mammouth, La déesse Lena et l’île mystérieuse, Le prince Dimitri et son chat Koshka.

Bienvenue dans mon univers magique et féérique!

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Catherine Jean pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Prise de curiosité, j’ai été tenté de lire ces contes, qui sont d’origines russes. Après tout, j’avais envie de connaître un peu plus cette culture, dont j’ai appris quelque peu la langue. Ça me semblait intéressant, et j’ai donc lu ce livre.
Je dois dire qu’on retrouve bien les structures des contes. Même s’il y a quelque chose de tout particulier, propre à la culture russe, c’était plutôt intéressant. Justement, on voit que certains de nos contes sont presque dérivés par les Russes, comme Macha et l’ours qui m’a fait penser au petit Chaperon Rouge. D’autres, ont des moments très connus des contes, comme le personnage magique qui va aider le héros dans son aventure. Mais il y avait tout de même quelques différences, et qui permettait d’en apprendre plus, quelque part, sur les Russes.

Ce que je reprocherais, c’est que certaines formulations paraissaient maladroites, parfois légèrement immatures. On se retrouvait ainsi avec une écriture inégale, qui contait à la fois correctement, et de temps en temps un peu moins. Certaines fois, j’étais aussi confuse sur le déroulé, du temps et des personnages. Je pense que ce livre mériterait encore un peu un travail de correction, pour qu’il sonne véritablement comme un livre de contes classique. Du fait qu’il est autoédité, il n’y a ainsi pas la maison d’édition derrière pour apporter une correction pro, donc, c’est compréhensible.

Au moins, du reste, c’était diversifié, et même si je n’ai pas tout aimé (parce que notre attrait des contes dépend pour moi de notre histoire personnelle et de ce qu’on aime dans les histoires), il y en a qui me sont restés en tête.
Je reste juste sur ma fin. On ne s’attend pas à ce qu’un recueil se finisse abruptement sur « lisez la partie 2 ! » et ça m’a un peu déçu.
De plus, petite dernière remarque : il y a une image du petit prince en toute fin qui ne fait pas sens. On est chez les Russes, qu’est-ce qu’il fait là ?

Dans l’ensemble de ce fait, je pense que ce livre peut être lu à des enfants, mais déjà un peu grand, ou être découvert par des adultes, curieux de connaître plus les contes différents de ceux qu’on connaît déjà.
Petit plus d’ailleurs : on a souvent tendance à entendre parler de Baba Yaga et de rien d’autre, mais ici, elle n’y était pas.

Mini Chroniques #1

Il s’avère que j’ai lu ces deux livres, que je n’ai pas grand chose à dire dessus, mais que j’estime quand même avoir un avis à donner.

Un roman LGBTQ+ avec une personne transgenre ? Moi je ne dis pas non. Par contre, j’avoue que ce livre est assez dur à lire. Il m’a percuté sur mon passé, sur des choses qui m’ont déjà beaucoup touché. Ce qui fait que j’avais beaucoup de mal avec Regan et avec Luna. J’avais envie de les secouer, surtout pour Regan.
Je trouvais leur relation presque dangereuse, toxique, où chacun à besoin de l’autre sinon il n’existe plus, en s’oubliant d’exister. Mais le livre le dénonce un peu.
C’est un livre bien écrit. Avec un côté important sur la transidentité, entre les dysphories, les jeux de mensonges, etc. J’étais perturbé par le vocabulaire de “transsexuel”, qui me semble n’est plus approprié, mais j’ai fait avec.
Je suis juste déçu que le titre ait été changé par un titre un poil mégenrant.

Je ne savais pas à quoi m’attendre. En fait, je ne savais même plus de quoi ça parlais. J’ai donc découvert l’histoire de Paige, qui est morte. Et si je me suis douté au bout d’un moment, comment elle est morte, j’ai bien aimé cette histoire de fantôme. Il y avait quelque chose de touchant, entre ces histoires de lycéens, des faux semblants, de tout ce qui va avec. C’était assez touchant, et l’écriture offrait un aspect percutant. J’ai bien aimé les personnages, sauf Brooke et Lucas. Parfois, j’étais un peu lasse de ces histoires de lycée, parce que je crois que j’en ai déjà lu beaucoup et que ce n’est plus tant mon genre favori. Mais je pense que si on apprécie les livres sur des adolescents, ça peut tout à fait plaire.

Les larmes de Saël tome 1.5 : Les perles de L’Éneark d’A.D Martel

« Naître fille plutôt que garçon ». Haroun ne cesse de répéter ce souhait, caché derrière son voile de perles. Mais à Saël, les mâles sont rares et doivent obéir à leur devoir. Obéir ou mourir. Et ne jamais toucher leur protectrice. Secrets, mensonges, mais aussi amour et amitié, cette dystopie post-apocalyptique chamboulera tous vos repères.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

J’ai lu des chroniques, qui disaient que maintenant qu’ils avaient lu ce tome, ils comprenaient plus de détails sur l’univers. Et je dois admettre, que c’est tant mieux pour eux. Moi, j’ai lu ce tome, pour le prix des auteurs inconnus. En ayant, donc, aucune connaissance du tome 1.

De fait, je ne suis pas contre un tome 1.5. Il permet parfois de découvrir un pan inconnu d’un univers qu’on apprécie ou un entre deux de personnages. Et même, pourquoi ne pas commencer par là pour se faire un avis, sur l’écriture, l’univers, les personnages ?
Mais commencer sur un tome 1.5 qui se veut comme présentant un aspect érotique d’un univers, déroute, et m’a plus rendu confus, que ne m’a plu.

Je ne dis pas que ce tome 1.5 est pour moi mauvais. Il a d’autres qualités que je citerai plus tard. Mais je me suis interrogé sur l’utilité d’une histoire sur l’éducation sexuelle d’hommes traités comme des objets. J’imagine que vis-à-vis du tome 1, il y a du sens. Mais je ne l’ai pas lu, ce tome 1. Je me retrouve juste avec un univers que je ne connais pas, et dont le seul pan présenté, c’est ça… Des choses sexuelles dont je me serais bien passé.

À mon humble avis, je pense que ce tome aurait pu tourner autour de ce pan de l’univers, mais de façon différente, parce qu’ici, je n’ai pas trouvé d’utilité à l’univers. Je n’ai pas eut envie de le découvrir (bon après là, c’est aussi un peu subjectif, puisque je sens un aspect dystopique et je n’aime pas la dystopie.).

Du reste, oui. C’est bien écrit. La plume a quelque chose de doux et tranchant à la fois. Elle ne fait pas dans la dentelle. Oui, les personnages sont bien écrits, ils ont quelque chose de vivants, et on s’attache un peu à eux. Je n’ai pas apprécié la romance, puisque c’est assez rapide, et que de fait pour moi, au début, ils étaient frères et sœurs (et que de fait, ça m’a perturbé quand ils se sont mis ensemble).
J’ai aimé les messages passés, la dénonciation de fond, la critique politique de l’univers qui semble loin d’être agréable.
J’ai trouvé beaucoup de passages peu utiles, ou vu à la va vite, comme celui avec Jasmine, ou même la toute fin. Ça paraissait se dérouler si vite, que je n’ai pas eut le temps de vraiment m’investir dans ces moments.

Il y avait un côté oriental très attrayant. Et même si elles m’ont confuses à cause de leur présence, les scènes sexuelles n’étaient pas mauvaises. Au contraire.
Après, je dois avouer que si on se base sur le côté dystopique uniquement, et le fait que cet univers est inventé, je dois admettre que le côté imaginaire est peu présent. Ça ne m’a pas dérangé, personnellement.

De fait, j’ai quand même trouvé le temps long sur la fin, même pour ce court ouvrage. Mais je pense que c’est une bonne lecture, et que si vous appréciez les univers dystopiques orientaux, il vous plairait, de lire le tome 1 puis ce tome-ci. Moi, je reste dubitatif de son utilité dans le prix, et sur sa présence en tant que tome 1.5.

Sous le masque de l’Arlequin d’Alex Saeba

L’Arlequin est un fantôme, un tueur à gages capable d’échapper à tous les radars. Il est pour le directeur du FBI le mieux placé pour protéger une petite fille innocente de l’organisation criminelle qui la recherche.

Mais comment convaincre ce renégat de travailler pour le gouvernement ? L’argent sera-t-il un argument suffisant ? Le mercenaire sera-t-il touché par le destin de cette orpheline ? Sera-t-il sensible à la grâce présidentielle qu’il lui offre en échange ?

Patrick Isaac l’espère de tout cœur, car sans l’aide de cet homme la vie de la jeune Elora ne tiendra qu’à un fil… celui qui la conduira indemne au procès contre le meurtrier de ses parents…

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Si j’avais fait ma chronique, au début de ma lecture, je vous aurais affirmé que ce livre est plutôt cool. Que, par son contexte un tant soit peu original et sa touche de fantastique, il avait quelque chose d’intrigant. Qui est l’organisation oméga qui recherche Elora ? Qui est vraiment Nick, celui sous le masque de l’Arlequin ? Que va-t-il se passer dans tout ça ? D’où vient la capacité d’Elora à avoir tout pleins de pouvoirs psychiques ?

J’étais attirée, intriguée. L’écriture me plaisait, bien que sans particularité, la lecture semblait fluide. Les personnages paraissaient intéressants, surtout la petite Elora qui avait cette étrange compétence.

Et puis, au fur et à mesure de ma lecture, tout est retombé, petit à petit, comme un soufflé.

D’abord, le côté thriller inquiétant ne surviendra jamais tout à fait. Parce que Nick est définitivement trop fort. Il est riche, intelligent, intouchable, imprenable, a toujours douze coups d’avance, et ne fatigue presque jamais (je dis presque, car, tout de même, il y a des moments où il reste humain). Mais je ne l’ai pas trouvé si attachant. On nous le dépeint comme un type bourru, mais on reste finalement sur un type ordinaire qui s’attache à la gamine et qui réagit comme n’importe quel “papa” des clichés du genre. Il m’a fait penser à Batman personnellement. Mais de fait, si j’admirais ses prouesses à quelques endroits, parce que j’aime bien ce genre de personnage quand même, à d’autres endroits, j’étais là “il sait tout sur tout, c’est magique”, avec un air désabusé et déçu que le héros n’échoue jamais.

De par la présence de ce personnage si fort, l’organisation oméga m’a semblé rester en fond, comme un fantôme sans crédibilité.

Ensuite, il y a le fait que j’ai lu ce livre pour lire de la littérature noire. Après tout, le pitch se présentait ainsi : on a un tueur à gage, y s’occupe d’une gamine menacée. Ok, très bien, intéressant. Il va donc y avoir du suspens, du thriller, du… De la tranche de vie. Beaucoup de tranche de vie. Je ne suis pas contre la tranche de vie. Si je l’étais, je ne serais pas fan de séries policières françaises, dont les intrigues principales sont souvent de la tranche de vie. Mais ici, ce qu’il se passe entre Nick, Sarah et la petite Elora, paraissait être le pitch principal. Et… Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, et si au début, j’aimais bien, au bout d’un moment, je me suis lassée, attendant qu’il se passe quelque chose.

Même si, je n’étais pas tout à fait ennuyée, parce que je suivais quand même, curieuse, bien que pas surprise de tout ce qui se déroulait. Parce que oui, de fait, la tranche de vie était prévisible, avec le quotidien habituel.

Mais on pourrait me dire “mais non voyons, il n’y a pas que de la tranche de vie. Il y a l’arc secondaire avec John !”. Oh. Oui. Quand je parlais de choses qui ont fait retomber tout le livre comme un soufflé, il en est probablement la raison principale.

Parce que si je lisais bien la tranche de vie, en trouvant quand même de temps en temps la petite famille, assez mignonne, et que les moments un peu fantastiques m’intriguaient, ou que j’appréciais le fait que Nick faisait confiance à Elora, etc…

Il y avait John.

John, au début, je n’avais rien contre lui. Puis, il y a tout un chapitre où il rencontre quelqu’un, et où tout est décrit de façon male gaze (avec description de poitrine féminine censée être utile), qui à fait que je me suis retrouvée un peu confuse. On passait d’une famille qui se faisait confiance et est choupi, à John qui me semblait soudain tout à fait détestable. Ça, et le fait que par la suite, il m’a fait penser à un petit garçon capricieux qui pleure pour rien et qui est malheureux. Et pourtant, il avait quelque chose d’intéressant dans sa relation avec Elora. Mais ça ne pardonnait pas le reste. Ni le semi-scène à moitié non consentie qu’il subit à un moment. Alors oui, John est un peu un des quotas de la partie espionnage et tout, mais non, je n’ai pas accroché à ces passages.

Et la fin m’a achevé. Je n’ai pas compris cette fin. Son intérêt. Peut-être permettre de faire varier un peu ? De laisser du suspens gigantesque ? Je ne sais pas. Du coup, c’était tellement abrupt que j’ai juste fait “ah ok.” et j’ai été déçu. Si ma critique peut sembler un poil amère, c’est parce que je le suis un peu, j’avoue. Ce livre était plaisant, jusqu’à ce qu’il y ait ces choses qui m’ont gêné dans ma lecture. Plus le fait que je cherchais à lire de la littérature noire, et que j’ai été un peu décontenancée par au final ce que j’ai lu.

Tant pis.

Le noir est ma couleur tome 4 d’Olivier Gay

Manon et Alexandre fuient.
Traqués par les Mages des Couleurs, recherchés par la police, ils espèrent trouver refuge chez les Mages Noirs. Mais une présence inquiétante s’insinue entre eux…

Mon avis

Je pense que je peux affirmer que cette série addictive et très rapide à lire. Après tout, j’ai lu ce tome hier, en une soirée. Je l’ai dévoré tout cru, et j’ai adoré ma lecture. J’irais pas jusqu’au coup de coeur (sauf pour la série complète, selon comment le tome 5 se passe), mais bon sang. C’est accrocheur !

Alors, on va pas se le cacher : c’est assez cliché, les personnages avec, mais il y a ce petit quelque chose qui fait qu’on veut tout lire. D’abord, la magie. On en découvre un peu plus sur le Noir, sur ce qui l’entoure, dans ce tome. Celui ci semble presque conscient, et se développer sans cesse.

Ensuite, on a toute l’histoire de l’évasion des protagonistes, que j’ai suivi jusqu’au bout en espérant qu’ils arrivent à bon port. J’adore tellement la sincérité et la franchise et le fonce dans le tas d’Alexandre, que bizarrement, avec du recul, j’ai trouvé Manon un peu fade à côté. Après bon : elle subit pas mal ce qui lui arrive, et en vrai on va pas lui reprocher. Mais cette évasion montre ce qu’un humain peut faire quand il passe en mode “yolo survie” et j’ai trouvé ça assez plaisant.

L’écriture reste aussi fluide et simple (mais ça veut pas dire naze), et ça se lit bien et vite. J’aime beaucoup. Et bon sang. C’est quoi encore ce cliff hanger ? Cette série aura eut ma peau avec tous ces cliff hangers de malade. Mais je fais avec, et je me dis que le prochain étant le dernier, il y a des chances qu’il n’y ait pas de cliff hanger (j’espère).

J’ai hâte de savoir ce qui va se passer, des réponses à mes questions, et de tout ce qui entoure ce bouquin.

Dark Cupidon de Line Carazachiel

Cupidon est furieux.
Cupidon se sent trahi.
Cupidon veut se venger.
Non seulement l’Archange Gabrielle lui a encore refusé le droit à l’amour, mais cette emplumée se permet en plus de forniquer avec Uriel.
Son meilleur ami et confident.
Son compagnon de solitude.
Les deux traîtres croient pouvoir le berner, mais ils ignorent ce que le chérubin aux fesses rebondies a dans le ventre… En plus, elles sont magnifiques, ses fesses! Pas comme les miches plates de l’autre Archange frigide !
Oui, Cupidon va se venger.
Coûte que coûte.
Cette année, la Saint-Valentin promet d’être angéliquement démoniaque!

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Line Carazachiel pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. J’étais ravi de retrouver sa plume (sans mauvais jeux de mots vis-à-vis du récit… xD) !

Mon avis

J’avais déjà adoré un ouvrage de l’auteurice (qui était en fait un livre écrit à quatre mains, d’ailleurs.), et j’avais envie de retenter l’expérience. Si celui-ci est un peu moins léger sur son histoire, ça reste quand même quelque chose de très fluide à lire, et de rempli d’humour. Ça m’a beaucoup fait sourire et rire. En plus du bonus que c’est de la littérature LGBTQ+ et que je trouve, qu’on n’en a vraiment pas assez dans ce monde. 

On découvre Cupidon, qui en a marre des conditions de son travail, et qui décide donc de… Partir en vrille, littéralement.

Et autant dire, que sa chute va être lente, mais probablement, très bien pour lui, pour lui permettre de se découvrir pour de bon. J’ai bien aimé Cupidon, qui m’a fait sourire, dans son évolution. Et sa relation avec Mormo avait quelque chose d’étrangement explosif. J’ai apprécié comment les twists étaient largués par petites touches, mais aussi j’ai apprécié les rebondissements de la Saint Valentin, l’avancement de l’histoire. La structure est plaisante, et on suit avec intérêt l’avancement, qui coule comme une jolie chute d’eau.

Et surtout, j’ai bien aimé comment était placé l’univers. Qui était Cupidon, la description des anges, des démons, et bien sûr, la sempiternelle question d’ “est ce que les anges sont si heureux que ça, et si “bons””. Et le fait qu’au fond, ils soient un peu “humains”, ou du moins, réalistes, fait sourire. L’utilisation de l’univers de base était donc un gros plus pour moi. 

Bref, ça se lit bien, et même, ça se dévore. Je trouve ça toujours rafraîchissant. Je veux dire, j’ai l’impression de lire quelque chose d’aussi fluide à lire qu’une fanfiction, sauf que c’est aussi bien écrit qu’un livre (bien que je ne dise pas que les fanfictions ne peuvent pas être aussi bien écrites que les romans, attention). Il y a un aspect visuel, amusant, et appréciable, et saupoudré d’un univers “reconnaissable” mais remanié de façon intéressante.

Avec moi, ça fonctionne, et c’est un grand oui. Bien que cette fois, ça ne soit pas un coup de cœur. (Mais j’estime que les coups de cœur sont souvent subjectifs et ne tiennent à rien pour le devenir.). 

Belle de Robin McKinley

Belle était loin d’être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s’acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : « Belle, voulez-vous… ? » Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.

Mon avis

Belle, c’est un livre, qui conte le conte de la Belle et la Bête. C’est un récit écrit il y a “longtemps”, et c’est bien écrit. C’est un autre point de vue donné à ce conte, mais qui s’inspire de ces traditions. 

Et j’ai bien aimé. 

Belle est un personnage très touchant et doux. J’ai apprécié le fait que sa famille était plaisante aussi, bien que pas parfaite. Mais c’est justement tout l’attrait de celle-ci. La famille de Belle représente les gens de l’époque dont elle est dépeinte.

On y retrouve les codes du conte, le côté enchanté, les tropes habituels de cette histoire. mais c’était appréciable. La Bête est un personnage bien mystérieux, et très doux par rapport à la façon dont il est dépeint dans le Disney ou dans d’autres versions. Il ne porte son apparence de Bête que pour une raison, qui n’est pas celle de la noirceur de son cœur (ou pas tout à fait). Mais j’en dirais pas plus parce qu’on l’apprends un peu plus tard. 

Les deux m’ont tout de suite semblé être un couple d’amis puis d’un peu plus qui s’entendait bien. A un moment donné, j’avais même les paroles de Belle (la chanson), quand elle est reprise dans le disney, qui dit “Je voudrais juste, un ami qui me comprenne, et des livres par centaine”. 

Je trouve que ce vers décrit bien ce qui se passe dans ce livre.

En fait, j’ai aimé la douceur et la légèreté, en plus de l’élégance et de la magie qui se dégagent de cet ouvrage. C’était vraiment agréable à lire. Il n’y a pas des rebondissements de fifou, surtout quand on connaît l’histoire, mais je trouvais que ça ne me manquait pas. On voit la construction de la relation, on voit Belle qui change lentement mais sûrement. 

Il y a des choses très faciles, du type l’effet vilain petit canard…Mais ça reste une bonne lecture. 

Valse Froide de Pierre Thiry

Un matin d’hiver, une petite fille regarde danser les nuages. Ils lui font penser à la valse d’Hector Berlioz dans la Symphonie fantastique. Un drame se noue. Peut-on échapper au tragique de l’existence? À Clermont-Ferrand, le lecteur fait connaissance avec une femme mystérieuse: Lia Métonymie. En Dordogne, Apollon, surnommé le coq Léon vous entraînera dans une aventure inattendue. Ce recueil réunit trois nouvelles, trois brèves histoires à lire le soir, pour frissonner, sourire, rêver. Trois aventures pour savourer le plaisir de la lecture. Intercalés entre ces nouvelles, vous découvrirez des poèmes dont elles sont, chacune, un développement potentiel. Avec la publication de ces trois brèves histoires, j’ai voulu expérimenter comment des textes courts peuvent inviter à imaginer des récits plus étoffés, imprévisibles. Ce recueil de nouvelles en est un modeste exemple, parmi d’autres. On pourrait tirer de ces poèmes d’autres intrigues, d’autres romans. La création littéraire est une matière infinie…

Cette offre de Service presse s’adresse plus particulièrement aux blogueurs qui publieront leur chronique sur Babelio.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Pierre Thiry pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. D’autant qu’il s’agit là de mon premier service presse physique

Mon avis

C’est un minuscule livre, pour quelques petites nouvelles, quelques morceaux de textes, quelques instants suspendus. La particularité de ces petits textes, est qu’ils sont assez poétiques. Et très rapide à lire. Si la poésie n’est pas ce que je préfère à lire, ici, elle se trouvait en prose, donc ça allait mieux. Il y avait quelque chose d’intrigant dans ses textes. Indéniablement, c’était bien écrit.

Bien que je ne suis pas fan trop des nouvelles écrites tout en poésie sans bien décrire les choses, il y avait quelque chose de plaisant. D’abord, la première nouvelle qui faisait un parallèle un peu triste. La seconde est celle dont je me rappelle le moins, elle n’était pas celle qui m’intéressait le plus. Et la dernière qui m’a plu énormément vis à vis de l’histoire qu’elle contait, j’ai trouvé l’humour et les liens qui se faisaient plutôt drôles. Ainsi, la structure était bien amenée, et on retrouvait ce qui était nécessaire à une nouvelle : une chute.

En soit, c’est un petit moment à passer, avec une écriture toute particulière. Je ne sais pas trop quoi ajouter de plus, parce qu’en vérité, si vous appréciez les nouvelles, les petits textes ou la poésie, voire même, soyons fous, les trois en même temps, je pense que ce récit vous serait agréable. D’autant qu’on a là un récit tout en finesse, donc c’est fort agréable.

Terreur à Smoke Hollow de Katherine Arden

Depuis le décès de sa mère, Ollie, onze ans, trouve refuge dans la littérature. Jusqu’au jour où elle croise, près d’une rivière, une femme déterminée à se débarrasser d’un livre qu’elle prétend maudit. Le sang d’Ollie ne fait qu’un tour : pas question de la laisser commettre une telle barbarie ! Elle vole l’ouvrage et le dévore en une nuit. Il raconte l’histoire d’Elizabeth Morrison et de ses deux fils, Caleb et Jonathan, disparus après avoir passé un pacte avec un sinistre spectre souriant. Le lendemain, la jeune fille a la désagréable surprise de découvrir que la ferme que visite sa classe est celle où est enterrée Elizabeth…

Mon avis

Enfin. J’ai enfin trouvé un livre qui m’a terrifié. Et même si, j’ai brisé l’ambiance en laissant le week-end passer pour m’en remettre, je peux l’affirmer. J’ai trouvé un livre qui m’a fait peur. Terreur à Smoke Hollow, a cette écriture très douce, qui vous mets petit à petit dans l’ambiance de Recoins, de cette histoire d’épouvantails et d’homme qui sourit. Et j’étais terrifié à l’idée de rencontrer l’homme qui sourit. Ce livre m’a rappelé mes meilleurs romans d’horreurs de quand j’étais petit. Où on ne sais pas ce qui va advenir des personnages. Où tout peut arriver, et où l’autrice utilise nos plus grandes peurs pour nous toucher.

Si en soi, l’idée est assez simple, à base de “pacte” et de fantômes, ça en reste que j’ai trouvé que c’était fichtrement bien écrit, et bien ficelé. Je n’ai pas tout deviné, j’ai aimé à découvrir, et j’étais à fond, du début jusqu’à la fin. Et si je me suis arrêté, c’est juste parce que je flippais. Ce livre m’a fait peur. Il a quelque chose de malaisant avec ces épouvantails capable de tout. Après, j’ai trouvé que l’ambiance se calmait, quand tu comprenais qu’il n’y avait en fait rien à craindre.

Il y a pas mal de clichés liés aux livres du genre, mais en vrai… C’était une bonne lecture. J’ai bien aimé Ollie, Coco et Brian. La façon dont ils se découvrent, apprennent, surtout pour Ollie, que les préjugés ça tient pas à grand chose. On en apprend plus sur chacun au fur et à mesure, et j’ai bien aimé leur amitié, qui sortais tout doucement des clichés.

Ce livre m’a un peu rappelé “L’étrange pouvoir de Norman”, au niveau de son ambiance, de son humour, et de son côté un poil flippant.

En vrai, je recommande aux gens, parce que c’est super cool. Si vous aimez les livres d’horreur et de la jeunesse, lisez ça !

Les Naissances du mondes : Mythologies : Grecque, japonaise, celte, dogon et tibétaine de Claude Helft, Michèle Mira Pons, Florence Noiville et Anne Tardy

En racontant la naissance du monde, les mythes donnent aux hommes des clés pour comprendre et interpréter l’univers qui les entoure. Découvrez ou redécouvrez les mythes fondateurs des dieux colériques de l’Olympe en Grèce, des foisonnants kami qui peuplent l’archipel du Japon, des créatures mythiques décrites par les druides celtes, des singuliers masques et danses des Dogon et des mystérieuses légendes qui se racontent au Tibet, sur le toit du monde.

Pré-note

Cette chronique ouvre la première chronique de livres que j’appelle “rigolos”, mais qu’on va appeler ici “Esotérisme / Mythologie”. J’en ai toute une collection, et je veux essayer de les lire, lentement, mais sûrement.

Mon avis

Je suis toujours très intéressé par les mythologies. Et quand j’ai vu ce livre, j’ai été tout de suite intrigué par son contenu. Bien que je connaisse pas mal la mythologie grecque, et que j’étais moins intéressée par celles dogon et tibétaine… J’ai tout de même bien apprécié ma lecture ! 

Si je trouve que ce livre manque d’illustrations, pour se représenter chacune des mythologies, je trouve que l’écriture nous permet à chaque fois de retrouver une ambiance proche à chacune. Et surtout, j’ai bien senti que l’écriture avait été tournée pour les enfants. Mais ce n’était pas un mal : ça aidait vraiment à la compréhension. 

J’ai beaucoup aimé découvrir quelques morceaux de mythologies, et en apprendre plus sur chacune. Je trouve que chaque “naissance du monde”, dévoile un pan de culture, et de ce que je connaissais de chacune, j’avais l’impression de me retrouver dans le bon univers. Tout était bien expliqué, de façon simple, mais qui allait droit au but. On apprends ainsi pleins de figures mythologiques, et j’étais ravie de cette introduction. 
Si je me perdais parfois notamment chez les japonais et tibétains avec leurs noms et mots à rallonges, je trouve que la lecture de ce livre était très divertissante. Mais aussi, plutôt complète.
Je pense que si vous appréciez les mythologies, ou que vous savez que votre enfant aime ça, ça peut être une bonne chose de lui faire découvrir ça.

Les Carmidor tome 1 : Trahir et survivre d’Olivia Gometz

Prête à tout pour protéger son île, la puissante famille Carmidor s’allie aux nobles continentaux et renverse le souverain.

La dynastie royale est massacrée. Tandis que les Virdemis s’emparent de la couronne, le clan insulaire étend son influence dans la capitale en usant de son or et de ses charmes.

Mais au nord, la dernière Arvagna jure d’anéantir les assassins de ses parents, dût-elle rejoindre les redoutables Népéis dont les prophéties annoncent l’engloutissement des terres émergées.

Les Carmidor le savent : les vagues les plus dévastatrices ne seront pas faites d’écume et de sel.

Elles seront de terreur et de sang.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Il y a une raison qui m’a amené à ne jamais lire Games of Thrones. La saga gigantesque ça représentait, et les personnages qui mourraient juste parce que. Mais aussi, la fantasy politique.
Ça ne m’a jamais intéressé, et je l’avais donc retiré de ma PAL.

Mais, sous le contexte du prix des auteurs inconnus, je me devais de lire Trahir et survivre tome 1. Cette saga, qui, comme l’a bien décrit la chronique de Tom Larret, ressemble pas mal (voire trop, mais là je peux pas tant en juger sinon pour le début), à GoT.

Mais avant qu’on ne croit que je suis en train de dire que j’ai détesté ce tome 1, que c’était trop nul, etc., je dois rétablir les choses : ce n’est pas mauvais. C’est juste, que sincèrement, je n’aime pas la politique, alors la fantasy politique, c’est loin, trèèèès loin, d’être mon truc.

J’estime ainsi, qu’il y a une grande part de subjectivité dans mon ressenti du livre. Aussi, je pose les choses ici : vous n’aimez pas les fantasy politiques ? Ne lisez pas ce livre. Si au contraire, vous adorez ça, je pense que vous pouvez foncer.

De plus, je ne reviendrais pas sur le fait que ça ressemble beaucoup à GoT (pour le peu que j’en connais, il y avait au moins les familles, mais aussi le début avec le roi qui meurt et une Sansa Stark et une Daenerys Targaryen).

Pour le reste, il y a tout de même, des soucis objectivement, tout comme des choses positives.

L’univers est confus. Bien travaillé, bien établi, on sent que l’autrice a passé du temps à mettre en forme chaque famille. Mais confus. Au début, je n’avais aucune idée de qui était qui, de quoi, quand, comment. Je pense qu’il manquait un tant soit peu d’introduction des personnages, ou bien j’ai raté quelque chose.

Du reste, il y a beaucoup de personnages. Si au bout d’un moment, on en vient à s’y retrouver, ça ne m’a pas empêché de les trouver souvent similaires.

Je ne me suis attaché à aucun. Giorda m’agaçait, j’avais envie de taper Dista qui était encore plus insupportable. Aron était bien puis finalement non. Dorio passe encore à la rigueur. Et la bâtarde dont j’ai oublié le nom n’est pas trop mal. Au fond, je n’ai aucun personnage préféré, et lorsqu’il y avait des morts, j’étais plus blasé qu’autre chose.

Les morts. Des morts, pas si gratuites pour certaines, mais que je trouvais facilement violentes. Je n’ai rien contre la violence, quand, elle est bien écrite. Ici, j’ai trouvé que c’était…Bizarrement forcé. 

Du reste, si je trouvais le livre long, puisque je ne m’attachais à personne, et que je ne trouvais aucun intérêt à l’histoire et où elle m’emmenait (là, ça devait être le côté politique.), je me retrouvais parfois à me rendre compte qu’en vrai, je suivais l’histoire, et m’y laissais plonger. Même quelques instants. Les rebondissements et jeux de cours avaient parfois quelque chose d’intrigant, et de plaisant où je me laissais entraîner. Certains dialogues ressortaient plus que d’autre. J’appréciais de voir des femmes fortes, qui ne se laissaient pas marcher sur les pieds, malgré l’univers dans lequel elles se trouvaient. Même l’écriture narrative, savait parfois se présenter comme brillante.

Je ne saurais pas dire si c’est parce que ce n’était qu’à quelques occasions, ou juste que ma raison primaire qui me poussait à ne pas apprécier dès le départ, n’a pas aidé. Aussi, je me dois de préciser qu’il y a quelques fautes, parfois des mots qui manquent, d’autres fois des mots écrits bizarrement (je n’ai pas relevé lesquels.).

En somme, je pense sincèrement dire que ce livre n’était pas pour moi. Que je comprends pourquoi d’autres ont accroché. Et que, tout de même, je me dois de le remercier : il m’a permis de réellement comprendre que la fantasy politique n’était pas pour moi. (je n’en avais jamais vraiment lu avant parce que je me doutais que ça ne m’irais pas, ça m’a permis de confirmer.).

La Dernière Geste tome 2 : L’héritage du rail de Morgan of Glencoe

Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout.
Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail semble désormais capable de lui donner asile…

Après les débuts en fanfare de la série La Dernière Geste de Morgan Of Glencoe, romancière et harpiste professionnelle, voici enfin le deuxième tome très attendu des lecteurs et lectrices.

Pré-note

J’ai du mal à faire cette chronique, parce qu’étant bêtalecteur de cette saga, j’ai trop l’habitude de commenter déjà en direct mon ressenti. Plus, j’ai tellement l’habitude de tout analyser plus ou moins, que je pourrais en écrire une thèse.

La chronique de ma soeur se trouve ici : clique

Mon avis

Cet ouvrage a été lu en lecture commune avec ma grande soeur. Il faut dire que, la Dernière Geste, on le lit en famille (mon père les lit aussi).

Il a aussi la particularité de m’être dédié (je suis Harukaze-chan), et je connais cette dédicace par coeur. Ce n’est que la deuxième fois que je lis ce tome 2 au complet (par rapport au tome 1 que j’ai lu au moins 6 fois). Et j’avais oublié que de fait… Il est le tome du deuil et du changement. Un tome donc, plein d’introspection et d’envie de grandir.

Avec aussi un sacré paquet de rebondissements, on va pas se le cacher. Bien qu’il ne soit pas mon tome préféré, je l’adore quand même autant que les deux autres. On retrouve les personnages qu’on a laissé dans le tome 1, après que les Egoûts soient tombés. Autant dire que ce début n’a rien de joyeux.

Puis, quelques personnages se retrouvent tous sur le Rail, et semblent tous se soutenir mutuellement, tout en apportant de l’animation dans le train. Et à côté de ça…Il y a Louis-Philippe et la vie à la cour de France.

C’est fou comment ces tomes m’entrainent à chaque fois de façon exponentielle. Je suis toujours à fond, je commente comme si je regardais une série, je grogne, je ris, je pleure, je me mets en colère. J’aime beaucoup le passage qui se passe après le Solstice, pour ce que ça amène en terme d’évolution personnage. J’aime Pyro, son optimisme, son adolescence et sa franchise. J’aime Bran, et sa façon de se construire après la perte de son père. J’aime Yuri, et son envie de savoir où aller, qui elle est. Et j’aime tous les autres. Kenzo et ce qu’on découvre sur lui, l’évolution de Ryûzaki et Levana vis-à-vis de leurs sentiments envers les gens de Keltia, le fait que, quand quelqu’un se retrouve au contact des gens ouverts d’esprits, bizarrement il évolue d’un coup. Et même si je déteste Louis-Philippe (mais que j’adore son petit frère et sa maman), j’aime le fait que c’est un imbécile, et qu’il ne veut pas, et refuse obstinément, de sortir de son petit monde à la noix et d’évoluer un tant soi peu. Ce personnage est incroyablement idiot, et pourtant redoutablement intelligent. Mais surtout, très très frustrant. Et pourtant, malgré ma haine envers lui, je n’arrête pas de continuer mes analyses sur lui. C’est un personnage complexe, et qui, d’un autre point de vue, aurait pu être le protagoniste d’une histoire.

Mais plus encore que le devenir des personnages, j’aime les messages de ce livre. J’aime la bienveillance qu’il en ressort, que ça soit par les paroles véhiculées par Ren, ou par les autres. J’aime le fait que ce livre me fout des gifles à chaque fois que je le lis, pour m’apprendre la vie, et un peu, juste un peu, me dire que ça va aller.

Aussi, à ma deuxième lecture, j’ai découvert des choses, compris d’autres choses, et ça, ça m’arrive aussi assez souvent. (Ca et les références à tout pleins de trucs).

Je pourrais passer encore des heures à en parler. Du fait que chaque point de vue offre une suite à l’histoire, que chaque relation de personnage est différente et intéressante. Que certains des personnages sont hypant à mort. Qu’on peut passer de la haine envers un personnage, à le suradorer l’instant d’après. Que les cultures sont respectées. Qu’il y a tellement de représentations que je me sens tout ronronnant de bonheur. Que l’humour est trop bien. Que quand je le lis, et que je dois en parler, j’ai envie de sautiller de partout et de prendre trois heures pour parler de tout.

Mais voilà le souci : c’est que du coup, je ne sais pas par où commencer, et que je m’emmêle les pinceaux. Du coup, je m’arrête ici. Je ne sais pas si cette chronique est convaincante ni même compréhensible, mais elle a été écrite avec le coeur, et c’est déjà, mieux que rien.

Forthill tome 3 de Vanessa Altmeyer

Lisa a du mal à se remettre de ce qui s’est passé au Festival de Kingussie, et elle compte bien profiter de l’absence de sa mère qui doit participer à un Coven sur l’île de Man pour explorer ses sombres dispositions magiques avec l’aide de sa grand-tante Sheilah, une prêtresse vaudou qui vit en Louisiane.
L’idéal pour se sortir le beau Ian Pendrake de la tête ! Enfin, presque… Une belle jeune femme tourne autour de son ex, et Lisa est prête à parier qu’elle appartient à une espèce très dangereuse de surnaturels écossais. Pour couronner le tout, une série d’incendies ravagent les Highlands et les soupçons se portent sur Ian. Et si c’était vraiment lui le coupable ? Après tout, Lisa ne le reconnaît plus…
L’heure de tous les dangers a sonné : pour sauver l’homme qu’elle aime, Lisa va devoir explorer son côté obscur. Elle devrait le savoir, les dragons de Muyr n’ont pas encore révélé tous leurs secrets.

Mon avis

Si le tome 2 m’avait laissé plutôt mitigée, entre le comportement de Keith ou de Ian, ou bien simplement le fait que l’intrigue commençait trop tard à mon goût, ce tome 3, m’a rassuré sur ma lancée de la série.
Je dois être honnête : si Forthill m’avait proposé la même chose que son tome 2 pour le 3… J’aurais vite décroché.

Mais. Vanessa Altmeyer a quelque chose de plaisant, au-delà de son écriture : elle utilise les clichés du genre bit lit, comme offrir des hommes possessifs et bêtes sexuels où le consentement est mort, et une héroïne badass mais en fait non ou d’autres trucs… Et les détourne !

Du moins, leur offre un renouveau bien plus agréable. L’héroïne n’est pas spécialement badass, mais en apprentissage, et sais reconnaître ses faiblesses, et se tenir à ses valeurs. Plus, elle ne se laisse quand même pas marcher sur les pieds. Et le dragon est certes un poil possessif, mais offre aussi quelque chose de drôle, de touchant, et il essaie de comprendre. En plus… Le consentement est roi. Ces clichés détournés, me font du bien. Parce que j’ai moins l’impression que l’héroïne est un bout de chair, ou une ridicule fillette qui fait semblant de savoir faire joujou avec des armes. Non, l’héroïne ne se laisse pas faire mais a conscience de ne pas tout maitriser (et de ne pas apprécier son pouvoir d’ailleurs), et elle réussit quand même, d’elle-même, des choses. 

Oh, et juste le fait que ça traite de toute la mythologie celte et anglo-saxonne, moi ça me va. Genre, ça change des vampires, loups garous, et c’est amusant de deviner qui est quoi quand comment pourquoi.
Ici, on avait une histoire avec un être qui m’a surprise. [spoiler : dont le seul reproche que j’aurais à faire, c’est qu’encore une fois, le roi des morts est le “méchant”, mais ça, c’est mon côté qui sait que ce n’est pas forcément vrai (peu importe la mythologie). Plus, dans les légendes Arawn a aussi un côté bénéfique, par exemple en étant ami avec Pwyll, et j’aurais sûrement préféré, alors qu’il soit plus neutre. Mais comme on ne voit qu’une partie de lui, je ne vais pas faire “oulala il est hors personnage” parce qu’en vrai, je ne le connais pas parfaitement, et que j’ai adooooré le traitement des fées qui était exact aux légendes. Aussi, le fait que Arawn soit “sans genre”, m’a fait grave plaisir (je veux être une fée maintenant, et voir Lugh).]

Et il n’y a pas que lui, il y en a d’autres. Comme une banshee (qui bien que popularisée avec Teen Wolf, reste rare dans la fiction), et des références à d’autres choses qui m’ont vraiment entrainé dans le livre.

En fait, c’est simple : j’ai dévoré ce livre. Je tournais les pages à vitesse grand V, et bien que parfois, je craignais le comportement de Keith et Ian, ils ont été sages. (Et Callum a été trop bien comme à son habitude.).

Plus que ça, l’écriture est toujours très fluide, légère, et Lisa me fait beaucoup sourire. Elle évolue aussi, découvre toujours plus de choses sur elle. Même si j’estime que le twist principal sur son origine m’a paru un peu comme un cheveu dans la soupe. Surtout que ça ne m’a pas surpris, vu comment c’était amené.

Après, j’avoue qu’il y a des choses dont Lisa ne se doute pas, il y a pas mal de choses que j’ai compris, et auquel j’ai déjà les réponses. Heureusement, tout n’est pas forcément résolu et j’avoue être curieux d’en voir plus.

J’ai hâte d’en voir plus, et j’ai adoré l’enquête de ce tome-ci (bon, j’avoue, je triche, quand l’autrice me l’avait présenté sur “les maisons hantées”, je savais que ça me plairait plus que le Loch Ness….).

Je lirais donc le tome 4, tout prochainement !

La nuit est le meilleur moment de la journée tome 1 : Pour tuer d’Amandine Lerat

Si vous vous attendez à lire un polar classique, vous risquez d’être surpris. Ici, vous ne résoudrez pas une mais plusieurs enquêtes policières, en suivant le quotidien mouvementé de l’enquêteur Charlie Myers. Des skieurs retrouvés empoisonnés sur des télésièges, un septuagénaire étranglé, des médecins qui tombent comme des mouches. Imaginez ces crimes comme la toile de fond d’une histoire plus personnelle, d’un passé douloureux et de secrets inavouables. Car bien que Charlie apparaisse comme un policier lambda, il mène une double vie qu’il ne peut voir démasquée sous aucun prétexte, au risque de perdre les deux.

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Cela va sembler étrange, mais parce que le livre m’était agréable, et que je l’ai lu tranquillement et de façon “chill”… Je n’ai pas grand-chose à dire dessus.

Nous avons l’histoire d’un duo de policiers, qui se retrouve à résoudre plusieurs enquêtes. On découvre aussi, assez vite, la vie double de Charlie, un des policiers. Une double vie particulièrement mouvementée, qui fait un grave parallèle avec son métier. Mais l’origine de ses gestes, existe, et bien que tout n’était pas forcément cohérent, c’était intéressant.

Il est sûr qu’il est déroutant de suivre une enquête, pour qu’elle se termine, pour en avoir une autre à la suite, etc. Mais je pense qu’on a là une sorte de livre ovni, écrit comme une série policière. Je l’ai vu comme ça : une série, avec un épisode par chapitre (ou tous les deux chapitres).

Et si ça surprend, ça a fini par me plaire, une fois que j’avais établi les choses ainsi.

Si je parle de lecture “chill”, c’est qu’au-delà de son aspect série, il y a un côté tranche de vie très simple, qui fait sourire. Après tout, la vie de Charlie (si on omet sa double vie) et la vie de Maxine sont plutôt douces et assez optimistes et “tranquilles”. Repas chez les parents, futur mariage en vue, etc… 

Ça faisait un peu le côté “intrigue principale” à côté des enquêtes, qu’on retrouve dans de nombreuses séries (notamment françaises, mais pas que).

Mais bien sûr, il y avait la double vie de Charlie, qui, sur la fin, montre à quel point les traumatismes, ce n’est jamais facile. Et bien que ce que je dise soit “simple”, je le dis, parce que le livre a su bien le décrire. Il n’y a pas de “surjeu” ou de “sous-jeu” tout se déroule en finesse. J’ai trouvé que la description des réactions vis à vis du traumatisme et du fait de devoir en parler, était juste. Et c’était plaisant. Et triste, aussi, bien sûr.

Sinon, en tant qu’amateur d’enquête, je fais toujours un peu attention à la qualité de celles-ci. Ici, bien que ça restât “anodin” (j’ai trouvé.), il n’empêchait qu’elles étaient bien menées, et que je me suis laissé aller à les découvrir. La seconde, m’a rappelé pas mal de trucs que j’ai vu dans des séries françaises d’ailleurs. Et ça interroge un peu sur “pourquoi une personne fait ça” et sur le sens du psychopathe.

Bref, pour moi, c’était une bonne lecture, qui se laisse lire sans problème. Surtout, que j’ai trouvé aussi que les clichés du genre (aka, adieu la loyauté, les non-dits insupportables sans confrontation, etc.) n’ont pas lieu d’être. Rafraichissant, donc. Une série à lire. 

Anna, l’oncle Brutus de Panda Grenouille

Anna est une petite poule rousse qui vient d’arriver dans sa nouvelle famille. Elle va faire la connaissance de l’oncle Brutus, le frère de son maître Paul. Sur une année ,elle va découvrir les traditions d’une famille d’humains, et vivre plein d’aventures avec ses amis à poils et à plumes , Grisou, Cristal, Chaussette et les autres. Son côté poulette rebelle va la pousser à donner de bonnes leçons à l’oncle Brutus qui les aura bien mérité !

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Panda Grenouille pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Ce livre m’a rappelé les petits livres que je lisais enfant. Il y a quelque chose de candide à l’intérieur de l’ouvrage. D’optimisme aussi. C’est un petit moment de pause, où tout semble joyeux et merveilleux.

Bon, merveilleux, cela dépend. On retrouve Anna, une poule téméraire et joviale, dans une famille d’humains, où se trouve aussi l’oncle Brutus. Et l’oncle Brutus…Eh bien, il porte bien son nom.

On suit donc les aventures d’Anna, qui lui fait des farces pour qu’il se calme un peu, parce que lui-même n’est pas sympathique avec ses neveux et nièces. Je n’ai pas trop compris pourquoi il était cruel comme ça, mais je ne l’ai pas trop aimé.

On a quelque chose de néanmoins doux, et l’ouvrage se lit bien. Comme j’ai dit, j’avais vraiment l’impression de relire quelque chose datant de quand j’étais enfant.

Ce livre est aussi entouré de petites illustrations. Elles ne sont pas parfaites, certaines ressemblent un peu à du décalquage (notamment le chien, on dirait un décalquage de Disney), et les colorations sont parfois brouillonnes, mais… Mais c’est mignon. Ça se laisse aller, et c’est coloré.

Après, des fois, la mise en page les mettait à des endroits étranges et le lien avec le texte était “compliqué” (pas pour moi, mais je pense à un enfant.).

En soit, je pense que ce livre serait agréable à lire à un enfant qui commence toujours juste à apprendre à lire. Ou comme histoire du soir pour un enfant en bas âge.

Bref, j’ai bien aimé Anna et ses amis, et je suis sûr que ça plaira aux grands comme aux petits.

12 personnes dans un bus de Tony Roger-Cerez

Bordeaux, 2021.
Douze personnes, qui pour la plupart ne se connaissent pas, partagent le même bus le temps d’un court trajet. Situation totalement banale ? Plus pour très longtemps !

3, 2, 1…
Le bus disparaît soudain dans un grand flash lumineux.
L’instant d’après, les douze passagers découvrent que la nuit est brusquement tombée, mais aussi que leur bus se retrouve désormais, défiant toute logique, au beau milieu d’une forêt.

Difficile de garder son sang-froid face à un tel mystère !
Chacun va pourtant devoir mettre ses compétences au service du groupe s’ils veulent avoir une chance de se tirer de cette mauvaise passe, d’autant plus qu’ils ne savent pas où ils ont atterri…

Ni même quand ils ont atterri.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Tony Roger-Cerez pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Il est indéniable que le contexte intrigue. On a douze personnes dans un bus. Il va leur arriver quelque chose.

Mais quoi ?

Mais ce n’est pas le quoi le plus important. Certes, c’est assez surprenant, et bien vu (on va en parler tout à l’heure.). Mais c’est le “comment vont-ils s’entraider”. Les douze se découvrent, ne savent pas qui est l’autre, et se retrouve embarqué dans une aventure toute particulière. Ils sont tous différents, jeunes, vieux, riches ou non. Ils doivent coopérer pour s’en sortir. Faire avec les défauts de l’autre. Et surtout, il y a douze personnages qu’on doit différencier, en plus des autres qu’on découvre.

Autant dire, que l’exercice n’était pas facile, mais est plutôt réussi. J’ai trouvé que ça permettait de tout à fait répartir les points de vue possibles dans une pareille situation. Que ça rappelle un peu ce qu’il s’est passé durant les confinements. Que feraient des gens, s’ils devaient s’entraider ou non ?

Dans une situation qui leur est inconnue, et qui en va de leur survie ?

L’auteur utilise pour cela, un rappel à l’épidémie (je n’en dirais pas plus). Et c’est là qu’on voit le comportement de chacun dans pareille situation. J’ai bien aimé voir chaque personnage se dépatouiller comme il pouvait dans un contexte qui n’est pas le sien, d’ordinaire. Utilisant ses capacités, mais pas celle qu’il penserait utiliser d’ordinaire.

C’était plaisant, d’autant que c’était bien écrit. Ça m’a même un peu fait mal, parce que ce n’est pas un livre si joyeux que ça, et que les tenants et aboutissants sont même dangereux. On parle réellement de survie. Si vous êtes sensibles au sujet de “pandémie”, et de la mort, je vous déconseille la lecture. Ça peut être assez dur, bien que parfois drôle.

Cet ouvrage m’a touché.

Il était assez agréable à lire, et il m’a emmené de long en large dans un contexte qui n’était pas non plus le mien, avec tout de même un travail très recherché. Car ce qui arrive aux douze dans le bus, a bien été documenté. On n’a pas l’impression que ça a été bâclé et que ce n’est pas réaliste. Ça a été étudié un minimum.

Bref. C’était une lecture sympathique, bien qu’un peu trigger pour moi (pandémie, etc.). Je vous le conseille ! 

Appartement 16 d’Adam Nevill

Certaines portes devraient toujours rester fermer…

A Barrington House, un immeuble de grand standing dans un quartier chic de Londres, un appartement est inoccupé. Personne n’y entre, personne n’en sort. Et c’est comme ça depuis cinquante ans.
Jusqu’au jour où April, une jeune Américaine, débarque à Barrington House pour visiter l’appartement que lui a légué une mystérieuse grand-tante. Cette dernière, morte dans d’étranges circonstances, a laissé un journal intime où elle révèle avoir été impliquée dans des événements atroces et inexplicables, plusieurs décennies auparavant.
Résolue à découvrir la vérité sur ce qui est arrivé à sa tante, April commence à reconstituer l’histoire secrète de Barrington House. Une force maléfique habite l’immeuble et l’entrée de l’appartement seize donne sur quelque chose de terrifiant et d’inimaginable…


Mon avis

J’avais très hâte de lire ce livre. J’avais vu que sur Livraddict, ou même Babelio, il y avait des mauvaises notes, mais ça me rendait encore plus curieux. Et si ce livre n’est pas parfait, moi, je l’ai aimé. Je trouve qu’il se lit bien, qu’il est fluide, et que ma lecture s’est bien passée.
Alors certes, il est assez glauque et gore, et il faut parfois s’accrocher. Mais il a réussi à faire un truc qu’aucun autre livre d’horreur et/ou de maison hantée n’avait jusque-là réussi à faire.
Il m’a fait peur. Et un livre, qui me fait peur, est pour moi gage de qualité.

Certes, c’était juste au début, et c’était juste du point de vue d’Apryl. Mais l’écriture était assez bonne pour me faire peur.

On nous présente donc l’histoire d’un complexe d’appartement, qui semble hanté par une entité maléfique, et où tout tourne autour des tableaux et des peintures. Des choses d’ailleurs tordues, un peu inquiétantes.

Qui serait la vraie vision des gens, et que Seth, un veilleur de nuit se retrouve à avoir. Au milieu de tout ça, Apryl, qui tente juste de vendre l’appartement de sa grand tante, et découvre les secrets de l’endroit.
J’ai bien aimé l’ambiance de cet appartement. J’ai aimé les points de vue d’Apryl, où on apprend tout ce qu’il s’est passé.

Oui, ça ressemble pas mal à Shining (et ça m’a fait penser à Layers of Fear), ou à d’autres histoires de maisons hantées, avec ce complexe presque vivant et dirigé par une même entité dangereuse. Mais il y avait quelque chose d’organique et artistique en même temps, qui m’a plu. Je trouve aussi que ça se lit super bien. Je lisais assez vite les pages.
J’ai beaucoup moins aimé le côté organique et glauque du point de vue de Seth. J’ai moins aimé le gamin fantôme.
Et j’ai aussi trouvé qu’au bout d’un moment, on tournait en rond, et que le climax était tout juste correct.

Mais j’ai aimé le reste. L’ambiance. Les tableaux. L’écriture. Le côté si étrange de l’endroit. Le côté tordu du monde. L’histoire du peintre.
Je pense que c’est un bon livre d’horreur, et je ne comprends pas trop ces notes ultra basses.

Tourbillon Emotionnel de Cécé L.T.A

Un livre regroupant des mini aventures autour d’un mot’’sentiment’’.
Des amis qui se dispute. Un homme qui pleure. Un enfant seul. Une adolescente à la conscience lourde. Un père avec son fils vivant une aventure. Un recueil de plusieurs histoires, qui exprime un tourbillon d’émotions. Découvrez des aventures courtes à travers ces récits.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Cécé L.T.A pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Je dois avouer, qu’après ma chronique peu enjolivante d’un autre livre de l’autrice, j’ai été surprise de la voir me reproposer un de ses ouvrages. Mais je n’ai pas dit non : comme j’avais dit dans ma chronique de Larme à Larme, il y a du potentiel, dans son écriture. 

Je voulais voir si celui-ci était mieux exploité lors de petits textes… Et… On peut dire ça, en un sens.

De multiples petites histoires aux qualités variantes

Parce que voilà ce que nous propose Tourbillon Émotionnel : tout un tas de petites histoires, avec un début, une fin, et qui peuvent parfois annoncer comme une histoire plus grande.

Mais c’est là que ça pêche : les qualités varient.

Quand l’autrice essaie de faire un texte court, mais qui rentre dans un univers entier, tout de suite, cela perd en qualité. Quand elle en reste à un petit texte, un instant de vie, de suite, c’est bien plus intéressant et mieux écrit.

Ne pas en faire trop pour ne pas s’embrouiller

Il y a des textes où l’autrice décide de partir sur une longue mini histoire, avec son propre univers, douze personnages et plein de magie ou de trucs futuriste. C’est là, qu’elle en fait trop, que tout s’embrouille, plus rien n’a de cohérence, ou de sens.

Il y a au moins 5 ou 6 textes de ce genre, qui m’ont plus  qu’autre chose. Je ne comprenais plus rien, et je n’avais plus envie de lire.

Et ce, parce qu’il manque un travail sur la structure de texte. Une nouvelle ou un ficclet ne s’écrit pas comme un roman (ou un manga, mais on va en re-reparler). Là, on commençait avec une introduction de texte, et ça partait en vrille… Avec des chutes un peu aléatoires.
Je pense que l’autrice devrait essayer de d’abord résumer de quoi veut parler son texte, plan par plan avant de se lancer comme ça. ….Sauf si elle a un plan, et en ce cas, je ne sais pas, mais il y a un souci de structure et d’incohérences et d’embrouille.

Il y a trop de choses dans un même texte, trop d’envie de mélanger plein d’univers et d’actions.

L’art de la chute

Conclure un petit texte, c’est encore plus compliqué qu’un roman. La plupart des nouvelles ou même ficclets, ont besoin d’une chute dont on se rappellera. Ici… On obtient souvent “et ils se marièrent et n’eurent pas d’enfants”.
Pourquoi ? Pourquoi cette chute sans sens, sans saveur, qui n’apporte rien à part la confusion ? Pourquoi ne pas proposer quelque chose de plus réel ?

On n’est pas obligé d’avoir toute la vie des personnages.
Juste terminer par “Et, ils partirent du champ, certains que leur lien les unirait toute leur vie, sans savoir que ça ne serait pas le cas”, par exemple (je n’ai aucun exemple en tête de texte auquel ça irait, désolé.), aurait été meilleur.

Savoir retranscrire les émotions

Mais.

Il y a des bonnes nouvelles. Quand on était sur des courts textes, plus concentré sur des émotions, tout de suite, ça fonctionnait mieux.

D’ailleurs, vu que dans Larme à Larme, je n’avais pas retrouvé ça, ce côté “émotionnel” et que l’héroïne me semblait plus passive… Il est agréable de constater que l’autrice peut tout à fait écrire des choses touchantes.
Notamment, je repense à un petit texte sur un père qui a perdu son enfant, me semble-t-il, qui me semblait tout à fait émouvant. L’autrice ne se perdait pas dans des personnages dont on ne comprenait rien, mais sur un seul point de vue. Avec une explication même implicite. Avec des mots posés sur ses émotions. Avec un début, un milieu, une fin. Et là, là, à ce moment précis, j’aimais beaucoup. C’était agréable à lire, et les mots choisis étaient les bons. 

Écrire un manga et écrire un roman, ce n’est toujours pas la même chose.

Je reviens là-dessus.

Si on omet les petits textes aux qualités indéniables, on sent que là où l’autrice tente toujours et encore… C’est d’écrire des mangas au lieu d’écrire des romans. Mais comme il manque le point de vue visuel, on ne comprend rien. Je passerais aussi le côté “shota”, avec encore une fois, un personnage majeur avec un mineur, très caractéristique des mangas (que je déteste dans les mangas et que je trouve problématique) mais qui fait très… Eh bien, attouchement sur mineur, dans les livres.

Un manga peut se permettre d’avoir un dragon, un pouvoir du feu dans un monde futuriste basé sur Roméo et Juliette avec douze batailles. Un livre aussi, ceci dit. Mais là, la façon dont ça nous est présenté, est très rapide, comme si on acquerrait toutes ses infos par un autre biais, comme celui du dessin.

Mais de dessin, il n’y en a pas.

Le potentiel caché dans les quelques lignes

Il n’empêche, que je pense toujours que l’autrice, Cécé L.T.A a un potentiel certain. Je n’irais pas jusqu’à lire tous ses écrits, mais je pense qu’à force d’écrire, et de suivre peut-être des ateliers d’écriture, et de se détacher des mangas (pas trop non plus, mais dans la façon de procéder, de savoir faire la différence entre les codes de chacun des supports), pourrait donner lieu à quelque chose d’intéressant. La preuve en est, que dans cet ouvrage, j’ai trouvé des textes de qualité tout à fait corrects. De plus, on sens qu’elle y met tout son amour pour l’écriture dedans. Qu’elle s’amuse et prends plaisir. Et ça, je n’irais jamais lui reprocher. 

Conditions Générales d’Usurpation de KeoT

« Alors, c’est comme ça qu’on bascule dans le cybercrime. Un samedi après-midi, en
pyjama. »

Je m’appelle Melissa Allen, et je livre des burgers à vélo. Ouais. C’est pas ce que je voulais avoir sur mon CV, mais quand on a raté sa bourse d’études à un dixième de points près… on essaye de se débrouiller.
Mon rêve, c’est plutôt le paradis nerd californien. Un poste chez un des géants de la Silicon Valley… Je suis sûre que j’ai le niveau pour ça.
Mais il faut les diplômes (d’un cursus prestigieux, si possible). Et donc, l’argent.
Avec mes petits boulots, je n’aurai jamais ni l’un ni l’autre, c’est sûr…

Et pourtant… à force de traîner sur des darknets, je vois d’autres moyens. Pas tout à fait légaux, d’accord. Ransomwares, chevaux de Troie qui s’attaquent aux identifiants bancaires… Même avec mon portefeuille de cryptomonnaie pas très garni, il y a l’embarras du choix.
C’est juste pour payer mes droits d’entrée, promis. Et si possible, pas ceux d’une cellule, combi orange comprise.

Le tout, c’est de garder le contrôle.

Un roman entre thriller high-tech, hacking et surveillance électronique sur les pas d’une jeune geek emportée par les rouages d’une machination politique et de l’espionnage industriel.

Il s’agit de mon premier roman publié à ce jour, reboot de « Là, on va passer à une tout autre échelle », l’une des nouvelles publiées dans mon recueil Éclats de silicium.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et KeoT pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. Et au prix des auteurs inconnus de m’avoir fait connaître cet ouvrage.

Mon avis

Que se passe-t-il lorsque le personnage principal n’est pas une héroïne, et se laisse dépasser par l’histoire ?

C’est honnêtement la question que pose ce livre. Et c’est comme ça que je commence ma chronique. Sans introduction, rien d’autre que cette question.

On a l’habitude d’espions parfaits, d’antihéros qui réussissent des prouesses à avoir des plans B à Z quand le A ne fonctionne pas. Mais ce que propose Conditions Générales d’Usurpation, c’est un roman tourné sur Mélissa. Une fille comme les autres, à défaut de son talent pour l’informatique. Pas spécialement sociable, mais pas méchante non plus, un poil ambitieuse, et dont la vie semble partir en cacahuète en deux secondes sans qu’elle n’y comprenne grand chose.

Mais c’est ça qui est intéressant. Elle n’est “personne”, et pourtant se retrouve embarquée dans une folle histoire d’espionnage où elle n’a pas vraiment son mot à dire, et où, parfois, tout la dépasse.

Et c’était très intéressant. Ça change, et c’est rafraîchissant. Et le pari est réussi, parce qu’on sent son dépassement, à quel point, elle est perdue. À quel point, elle se laisse un peu ballotter de part en part, sans trop savoir comment elle va s’en sortir ni à qui faire confiance.

Si tout n’est pas parfait, l’idée de base m’a beaucoup plu, et je me suis laissé balloté avec elle.

Un roman à mettre dans les mains de gens intéressés par la tech.

Par contre, attention. Si vous ne vous y connaissez pas un minimum en informatique, ou que vous n’appréciez pas spécialement ça, ce livre risque d’être un poil dur à comprendre pour vous. Bien sûr, il y a un glossaire (mais à atteindre sur liseuse, c’était compliqué), mais malgré tout, ça peut peut-être vous faire décrocher.

Néanmoins, si vous êtes comme moi, fan d’informatique, de programmation (même si je suis incapable de faire un programme) ou même de hacking, ça devient super intéressant.

J’ai beaucoup aimé tous les termes employés, toutes les tournures liées à ça. C’était ultra plaisant, et j’avais l’impression de lire un livre super cool que je comprenais, avec des références qui m’ont fait sourire, et un moyen de me mettre à la place du personnage de façon plus facile.

Alors, il y a un côté presque futuriste, aussi, mais vu les prouesses des dernières technologies, pas mal de trucs me semblaient réalistes. (Que ça soit les robots ou les prouesses de la réalité augmentée).

L’espionnage ce n’est pas que du martini avec un nom de code intelligent.

S’il m’a semblé que Melissa n’apprend pas vraiment de ses erreurs et est sans cesse prise en faute comme une enfant (ce qui était un peu dommage à la longue), il n’empêche que j’ai apprécié, bien sûr, le fait que le côté espionnage soit différent d’ordinaire.

Plus que ça, il y avait de la politique (je n’aime pas ça.), mais c’était léger, donc appréciable.

Tout est assez drôle, donc ça passe totalement.

Où se sentir comme aux U.S.A. est un exercice compliqué, mais réussi.

Ce qui était assez remarquable aussi, c’est l’exercice d’écrire comme quelqu’un qui vit aux Etats-Unis. Mais on y retrouve assez bien la culture américaine, sa géographie, ses particularités aussi, que ça soit Washington ou la Californie. Pour quelqu’un qui regarde pleins de séries policières ou de youtubers américains, j’avais l’impression de retrouver l’ambiance du coin.

Ce qui est plutôt attrayant, parce qu’on avait pas tant l’impression de nager dans une géographie mal faite, et en plus, ça permettait de savoir où se situer, plus ou moins.

L’art d’écrire de façon fluide, drôle, et juste.

Mais ce qui m’a le plus amené à lire ce livre en assez peu de temps, c’était son écriture. Le fait que ça soit écrit à la première personne, était très agréable, parce qu’on était dans la tête de Melissa, et tout allait de façon ultra fluide. Ca se lit comme une vague qu’on suivrait sans attendre. J’enchainais les chapitres, parfois sans m’en rendre compte. J’appréciais suivre Melissa, j’aimais comment les enchainements se faisaient, comment ça nous mettait dans l’ambiance, même si ce n’était pas totalement parfait. L’écriture est “facile”, mais juste et efficace.

Plus que ça, de nombreuses fois, j’ai beaucoup ri, je participais en commentant à voix haute, bref, pour moi, c’est que je suis dans l’histoire, et c’est un très bon signe. Il y a même un moment où j’ai assez stressé, donc c’est preuve que le livre me plaisait.

Je pense que c’est un style qui peut ne pas plaire à tout le monde, après, parce que c’est parfois trop “sautage de saut de ligne à tout va” mais moi, j’accroche totalement.

Pourquoi ce livre n’est néanmoins pas parfait

Et c’est un peu “dommage”. Mais il y a quelques soucis avec le récit. Notamment les ellipses où je me perdais quand il y en avait. Par exemple, celle des 3 semaines avec NoD (je suis à peu près sûr de pas trop spoiler.), j’ai mis du temps à comprendre qu’il y avait eu une ellipse. Il m’aurait fallu plus de marqueurs de temps quand ça avait lieu.

Aussi, parfois, le récit était trop facile, les choses semblaient moins réalistes, presque trop “regardez le récit se fait comme ça, comme ça, on est sûr que le perso s’en sort”, quelque chose du genre. Et ça m’a moins plu.

De plus, si l’écriture était cool, parfois, ça en faisait trop. C’était… Trop littéral. Trop oral. Trop vulgaire (la vulgarité me dérange pas, loiiin de là, mais douze putain enchainé à la suite, ça manque de forme et de diversité, même si on est dans la tête de quelqu’un.). Ça manquait de se poser, de prendre le temps, d’un peu plus de narration.

Ce qu’il faut, ce sont des personnages attachants.

Autre chose : les personnages n’étaient pas spécialement “attachants”, dans le sens où si j’aimais bien certains, c’était sans plus. Ils semblaient interchangeables, presque, et c’est un peu dommage. Sauf pour Josh, le cousin et Melissa, donc, le personnage principal, qui sortaient vraiment du lot.

Ah. Et le koala en peluche. (c’est un de mes cousins, mais en peluche, j’étais obligé de le noter ici.)

Conclure comme il se doit.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce livre, et je suis content que lire l’extrait du Prix des Auteurs Inconnus, m’ait donné envie de le demander en service presse. J’avoue que la couverture ne m’attirait pas plus que ça, mais que finalement, je l’ai demandé, curieux de voir ce que le livre donnait dans son ensemble.

Aucun regret. C’était vraiment appréciable, et je pense suivre de près l’auteur, voir ce qu’il peut proposer d’autre.

Le noir est ma couleur tome 3 d’Olivier Gay

Depuis que Jordan, un jeune mage, est arrivé au lycée, Manon est en danger. Il menace de révéler son secret et de la dénoncer au Conseil si elle ne s’éloigne pas d’Alexandre.

Mais l’union fait la force. Quand Alexandre découvre les manoeuvres de son rival, il persuade Manon de riposter.

Violemment.

Va-t-elle commettre l’irréparable ?


Mon avis

Je ne lis pas ce livre, je le mange. À comprendre par là, qu’une fois que je l’ai commencé, je n’ai pas pu m’empêcher de le finir, et que je le lisais à une vitesse démentielle.
Cette série se lit vraiment hyper vite. Mais il faut dire qu’elle a pas mal de qualités, et ce tome 3 ne le nie pas.

On retrouve les personnages d’Alexandre et Manon après un affreux cliffhanger. Et dorénavant, leur relation devient problématique pour les deux. Plus que ça, Manon découvre comment utiliser la couleur Noire, et autant dire que ce n’est pas chose aisée.
J’ai beaucoup aimé ce qu’il se passait en rapport à ça, d’ailleurs, j’ai trouvé ça assez cool. J’ai toujours trouvé que cette histoire n’était pas manichéenne et un peu particulière (le but n’est pas de sauver le monde, etc.), et j’aime vraiment.

J’ai aimé retrouver les personnages, l’humour, surtout les mots d’Alexandre, qui m’ont bien fait rire. J’ai apprécié découvrir quelques nouvelles choses sur l’univers, et j’ai eu envie de brûler trois ou quatre fois Jordan. Ce mec est tout le contraire de “vive le consentement”, et il me foutait clairement, mal à l’aise.

L’écriture sans être une pépite, offre alors la possibilité de se lire très vite, et tout s’enchaîne d’ailleurs assez rapidement.
Et bon sang. Il fallait que ce tome se termine encore en cliffhanger ! Je vais probablement très prochainement lire la suite, mais j’aime définitivement cette série, qui me conquiert tout à fait. (et bon sang, les couvertures…)

Le pacte des cinq de John Lucas

Antoine, Marine, Paul, Eugénie et Hugo sont cinq jeunes lycéens, victimes de brimades de la part de leurs camarades, pour leur tendance gothique ou sataniste.

Lorsqu’un garçon de leur classe est retrouvé pendu, ils décident d’établir un pacte de sang. Ils pratiquent alors un rituel pour se promettre que si l’un d’eux meurt, les autres se suicideront pour le rejoindre en enfer.

En faisant cela, ils n’avaient aucune idée des forces avec lesquelles ils jouaient.

Des années plus tard, l’un d’entre eux décède dans un accident. Dès lors, des phénomènes étranges les frappent et leur engagement passé, qu’ils prenaient désormais à la légère, les rattrape.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et John Lucas pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Le Pacte des Cinq nous propose une histoire, avec comme son nom l’indique, un pacte. Un pacte démoniaque, qui revient dans la figure de leurs instigateurs, des années après.

L’idée en soit, est intéressante. On a une idée de menace, et de suspens, avec la question de est-ce que les personnages vont s’en sortir ou non. D’autant qu’ils ont d’éventuels moyens pour tenter de briser le tout, et qu’on nous donne donc comme un espoir pour eux. 

En soit, cet ouvrage m’a rappelé quelques films d’horreurs dont j’ai déjà lu le résumé ou vu la critique. (pour l’anecdote, si les livres ne me font pas peur, les films horrifiques me touchent très facilement.).

Seulement, j’ai trouvé que le traitement à l’écrit était trop simpliste, presque passif. Les personnages ont des choses horribles qui leur tombent dessus, mais l’écriture n’apportait rien de plus que les actions, plutôt que les ressentis. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ambiance profonde. On est sur du “Antoine fait ça. Il se passe ça.”. 

Je ne dis pas : c’est peut-être aussi du fait que je ne ressente pas l’horreur quand je lis, mais là, on sentait qu’il manquait ce petit quelque chose, qui au moins nous fait nous plonger dans l’histoire. Les scènes avec le démon étaient plaisantes, parce que, tout de suite, il y avait quelque chose de plus sombre, d’horrifique.

Aussi, je tiens à dire que le twist de toute fin m’a presque fait rire. Du genre “aha eh non”. Je ne pense pas que le but ait été de faire rire, et je pense que si ça avait été dans un film j’aurais eu un peu peur, mais là, je trouvais ça drôle.

Dernier petit point négatif mais personnel : le satanisme n’est pas une religion d’invocation du démon. Oui, ce pan-là existe/a existé, mais ce cliché me rend un peu triste, quand je sais que y a plus que ça. À la rigueur, causer sorcellerie, mais satanisme… Ça rappelle les vieux clichés de l’époque de l’hystérie du satanisme aux USA.

Après, si je n’ai pas accroché à l’écriture et à son rythme, ni même à l’ambiance, et que j’estime qu’il faudrait plus de travail là-dessus, ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture.

Déjà, parce que ça se lisait facilement, c’était fluide.

Ensuite, comme dit plus haut, les passages horrifiques avec le démon, fonctionnaient plutôt bien. Il y avait aussi le côté où les personnages essaient de s’en sortir, qui je trouve était un peu bien mené. Ou bien même, j’ai aimé l’évolution de Steve.

C’était un personnage presque sous-exploité pour moi, qui offrait une ambiguité plaisante, et que j’ai apprécié. On était loin du cliché du balourd qui reste balourd. J’ai apprécié le voir évoluer.

En-tout-cas, si vous avez envie d’un petit récit d’horreur, certes un peu cliché, mais qui se lit bien, pour voir rafraîchir la dos si vous êtes sensible à ça, pourquoi pas.

Je danserai avec ton souffle de Fanny Campan

Une mamie qui pète en tirant les cartes, un directeur d’ONG qui se retrouve nu dans un hôtel de passe avec pour mission de faire jouir une collaboratrice qu’il connait à peine, des enfants qui entendent des voix et pas toujours dans leur langue natale, une allumée en mal d’amour qui voit des signes du destin à tous les coins de rue.
Voilà qui a de quoi COUPER LE SOUFFLE.
Surtout quand ces histoires incroyables se déroulent entre le Bayou et le Sahel.
Onze récits brefs, onze peaux, onze âmes.
Que peuvent-elles bien avoir en commun ?
À mi-chemin entre Boris Vian et Anna Gavalda, un recueil de nouvelles sucrées-salées qui vous amusent, vous transportent, vous bouleversent.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Fanny Campan pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Une écriture poétique

De ce que je retiens de ce recueil de nouvelles, et de ce qui en fait sa force, c’est qu’on ne trouve pas des nouvelles ordinaires. En effet, elles sont écrites avec une forme poétique, et de façon fluide. Ainsi, on lit ce recueil sans voir le temps passer, et on passe d’histoire en histoire, en s’amusant du style, et en profitant de la beauté du texte. C’est pour ça que je dis que c’est sa plus grande force : même quand une nouvelle ne me plaisais pas (notamment du fait de son côté érotique), ça restait quand même intéressant et lisible.

Des histoires différentes

Ce que j’ai apprécié avec ce recueil, c’est qu’on y retrouve pleins d’histoires un peu différentes, avec des morales différentes. Il y a des histoires d’ailleurs assez originales, d’autres plutôt réalistes. De sûr, on peut y trouver son bonheur. Par exemple, pour moi, j’ai adoré la première des histoires, et aussi celle de la petite fille qui est pleine de bonheur. Je sais que je vais les garder en mémoire un certain temps. Néanmoins, c’est aussi un inconvénient, parce que sans avoir été prévenu, je me suis retrouvé avec des histoires érotiques, dont je me serais bien passé. Je n’ai pas du tout accroché à ces dernières, et j’aurais préféré ne pas avoir à lire ça. Je n’ai rien contre de l’érotisme de temps en temps, mais seulement si je suis consentant pour ça. Là, à part “sensuel”, ça n’avait pas été indiqué qu’il y en aurait. Après, si je dois me permettre, ça restait bien écrit, mais je n’avais pas envie de ça. Et autre petit inconvénient : toutes les nouvelles érotiques se sont enchainées d’un coup.

Des messages intéressants.

Si on va plus en profondeur dans l’avis, je tiens à dire, qu’il y a des messages assez intéressants pendant toute la lecture. Notamment, celle avec l’homme qui veut faire de l’art et pars en France pour ça, on sens qu’il y a quelque messages du genre “sois déterminé pour un truc”, ou comment aussi, proviens l’imagination et comment se défaire de la page blanche. J’ai aimé aussi bien qu’elle était simpliste, la morale de la petite fille aveugle. Voire même, le côté un peu ésotérique de celle avec l’enfant qui voit un fantôme. Plus que des nouvelles, certaines des histoires sonnaient pour moi comme des contes.

Et donc

Même si c’est une petite anthologie, et que je l’ai lu relativement rapidement, il en reste, que comme dit précédemment, certaines des histoires vont me rester en tête. Plus que ça, je vais garder en mémoire l’écriture, qui avait des moments jolis, et qui savait narrer une histoire bien structurée avec quelques morceaux de poésie.

Les héritiers de Brisaine tome 3 de David Bry

Grégoire, prisonnier de l’Archimage du Clair-Obscur, affronte la cruauté du magicien, la noirceur de sa cellule et sa peur des fantômes pour protéger le secret des Clés.
Enguerrand et Aliénor, aidés de Brisaine, Barse le Troll et d’un mystérieux allié, attaquent les Marches Hurleuses pour libérer Grégoire.
La bataille fait rage, Brisaine affronte l’Archimage, Enguerrand et Aliénor font face aux soldats… Ils sont tous plus déterminés que jamais à sauver la magie, mais à quel prix ?

Mon avis

Si on a eut le droit à un tome 2 plutôt passif, où il ne se passait pas grand chose et qui sonnait comme un entre deux, on ne peut pas dire qu’il ne se passe rien dans le tome 3 !

Entre fantôme et évolutions de personnages, on a aussi un peu de sérieux et de drame. Dans ce tome, il se passe pleins de choses, et j’avoue avoir été touché par quelques évènements. Notamment, celui qui est probablement le principal, et qui concerne Brisaine.

Bien que ce livre soit pour la jeunesse, et que donc, tout y soit simple, il y a quand même quelques moments plus dramatiques. Au delà de ça, j’étais ravi de voir les personnages évoluer, que ça soit Enguerrand ou même Grégoire. Aliénor évolue un peu aussi, mais je trouve que dans ce tome, c’était plus minime.

Ce qui est sûr c’est que ce tome se lit super vite comme les deux autres. Les illustrations sont toujours aussi jolies, et j’ai bien aimé les nouveaux personnages qui nous étaient introduits. On sent qu’il y a encore pleins de mystères à résoudre et ça me plait. Et même si l’histoire est un poil manichéen, ça me dérange pas tant.

Bref, un meilleur tome 3, qui me donne envie d’avoir la suite, comme toujours !

InqEnqIncEnc S01 EP01 – Pilote de S. de Sheratan

Délicatement glissé dans son enveloppe en Velin d’Arches, calligraphié et scellé à la cire, le message porté à l’attention de Denis Hurvoas, ne pouvait promettre qu’un évènement exceptionnel. Jeune journaliste de terrain, il est en réalité légitime héritier de la fortune démesurée de son aïeule Eleanor Thruttle. Mais pour prétendre à cette richesse, il va devoir se plier à la demande du sinistre notaire Everett McGill : résoudre 666 enquêtes paranormales.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et les éditions de La Compagnie Littéraire pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Un effet de série

Ce n’est pas ma première lecture d’un récit en série, de minis épisodes pour une saison. Et je dois dire que j’apprécie cela. D’autant qu’ici, on nous fait miroiter des enquêtes surnaturelles, ce qui m’a immédiatement plu avant même la lecture (disons que c’est un genre que j’affectionne.).
Honnêtement, j’ai trouvé que le format était respecté : on nous plonge dans un instant, et ça sonne presque comme un véritable épisode de série.
Après, il y a la fin qui se termine de façon cliff hanger, au point que j’ai eut envie de me jeter sur la suite. Si l’objectif était de donner envie aux lecteurs d’acheter la suite, je trouve que c’est réussi.
Je trouve qu’on se plonge facilement dans l’histoire, et que les scènes sont bien délimitées par des minis chapitres qui se suivent avec cohérence.

Une introduction qui fait acte de mise en bouche.

On nous pose la situation. Le personnage principal, la raison de son changement, et les personnages secondaires. On se rend donc compte des tenants et aboutissants, et on a un aperçu de l’univers.
Parce que clairement, ce premier épisode n’est rien d’autre qu’une introduction. Et si c’est intelligent, puisque ça amène à vouloir la suite, c’est un poil frustrant, parce qu’on a juste l’impression de survoler le tout.

Des descriptions foisonnantes

Avec pareille série, on s’attendrait à quelque chose de très rapide en terme de description, pour nous faire imaginer, mais sans rentrer dans les détails. Mais si les descriptions sont présentes à tous les coins de page, j’ai trouvé qu’elles faisaient plus office de description de “roman classique” que de quelque chose d’épuré. Ce n’est pas un mal, on sait quoi imaginer, car tout nous est décrit, quasi à outrance. Il faut donc aimer lire des descriptions, pour apprécier ces passages. Moi ça ne m’a pas dérangé, et au pire, je laissais mes yeux divaguer de çà et là entre les lignes. J’ai tout de même réussi à imaginer un peu tout le monde, d’autant que les descriptions ne sont pas juste “il est brun au yeux bleus”, mais offrent chacune une raison du pourquoi du comment (comme la calvitie héréditaire du héros). Je me serais juste bien passé de la taille exacte de chaque personnage, mais ça passe encore.

Qui dit série, dit rapidité

Et c’est peut-être là que ça pêche. À part Denis, j’ai trouvé que les autres personnages étaient assez survolés, avec quelques passages et présentations rapides. Au final, je ne saurais pas dire qui est qui dans ses cousins cousines. J’imagine, bien sûr, que ça sera développé à la suite, mais j’ai trouvé que pour une introduction, c’était peut-être quand même trop rapide. J’aurais voulu qu’ils fussent plus vivants, plus attachants, que ce qui m’a été donné de lire.

Plume solide, mais.

Je ne saurais pas décrire exactement, mais si l’écriture était parfois mature, à donner des descriptions bien travaillées, et quelques passages intéressants, il y a d’autres moments où ça semblait écrit rapidement, sans se poser, ou même, certains dialogues étaient maladroits, voire, presque pas cohérents.

De quoi rappeler quelques références

J’en reste sur une bonne impression. Comme dit plus haut, j’aime ce principe par série, et d’autant que l’univers qu’on nous propose, dont je n’ai pas trop parlé jusque-là, n’est divulgué que par petits morceaux, mais offre de belles promesses. Rien que la fin, où on découvre l’agence, m’a rappelé plein de références de choses que j’aimais bien (The Librarians, Doctor Who, pour ne citer qu’eux).

Percy Jackson tome 5 de Rick Riordan

La plupart des gens reçoivent des cadeaux pour leur seizième anniversaire. Moi j’ai eu une prophétie qui pourrait soit sauver notre monde ou soit le détruire.
C’est comme ça quand vous êtes le fils de Poséidon, Dieu de la Mer. Selon une ancienne prophétie, d’horribles choses se produiront quand j’aurai seize ans, car je suis le seul à pouvoir décider du destin du monde entier…mais ça va je n’ai pas la pression !
Dans cette aventure, Chronos, Seigneur des Titans, attaque New York, où le Mont Olympe se dresse sans défense. Oh et l’horrible (sans oublier l’énorme) monstre Typhon vient aussi à notre rencontre. Alors la bataille se jouera avec moi et à mes quarante amis sang-mêlé contre le Mal.

Mon avis

Une série qui m’aura pris du temps

Pour introduction, je tiens à dire que si j’ai mis pas mal de temps avant de lire ce tome 5, j’ai mis surtout, beaucoup de temps à lire la série complète. Et pourtant, l’écriture fluide se laisse lire sans souci, et on a envie de savoir quelles aventures va vivre Percy à la suite !

Mais le tome 5 a ce souci d’être un tome avec une guerre.
Et moi, la guerre, c’est loin d’être mon genre préféré. Alors, j’ai repoussé longuement, mais j’ai fini par le lire. Et…. Il y a des choses à dire.

Mythologie et réinterprétation

Ce que j’aime dans Percy Jackson, c’est que ça va au-delà des dieux habituels, des créatures habituelles. Bien sûr, l’auteur s’est amusé à prendre quelques morceaux de mythologies et à les utiliser à sa sauce. Mais au fond, ça nous permet d’apprendre pas mal de choses, d’en découvrir aussi. Et c’est toujours le cas, dans ce tome. J’ai découvert des choses que je ne connaissais pas, ou que j’avais oubliées, comme l’histoire d’Achille. Et rien que pour ça, c’était une bonne lecture (parce que j’adore les mythologies).

L’humour dans la guerre.

Comme je l’ai dit plus tôt, la guerre, ce n’est pas du tout ce que je préfère. En fait, c’est même quelque chose me fait mal, qui ne me procure pas des émotions agréables. Je n’ai pas envie de lire des livres avec des guerres. Ça n’a rien de cool.

Pourtant, ici, l’auteur a réussi à faire en sorte de rendre ça presque léger. On sens quand même les conséquences de cette guerre contre Cronos et le reste, mais Percy reste lui-même (un sacré gamin, sarcastique), et l’humour aide à adoucir le tout. Ça m’a permis de me calmer, de ne pas trop m’en faire, et finalement, d’apprécier ma lecture, sans trop redouter tous les passages suivants. Et ça fait du bien.

Il y avait des endroits où j’étais mal, mais il y avait cet équilibre avec l’humour, qui me calmait un peu derrière. Certains diront que c’est dommage parce que ça sonne parfois presque trop enfantin, mais moi, ça m’allait totalement.

Savoir doser ses twists, et ses rebondissements

Si rebondissements, il y en avait partout (Même parfois trop, où Percy fonçait juste en mode “C’EST MOI QUI FAIT” et que des fois, j’étais là “ok et les autres ?”), je parle surtout des twists, des découvertes. Qui est le traître de la colonie ? Que veux dire la prophétie ?

Sauf que le final n’est pas si époustouflant.

Déjà, parce que j’avais deviné pour le traître. Ensuite parce que… Hm. J’aime bien le traitement de la prophétie en soit. Ça change des codes habituels, il y a quelque chose d’attrayant. Mais je n’ai pas été super ultra emballé. Ça coulait presque de source, au final. On avait tous les indices devant nous, qui nous permettait de nous dire que ça serait cette fin qui arriverait. C’est… Un peu dommage, mais ça va encore.
J’en reste que j’ai quand même été agréablement surprise par Hestia et ce que fait Percy pour elle.

Percy Jackson, et le fait d’être un héros

Oui, Percy Jackson est le héros du livre, voire même de toute la série. Mais là où ce tome a été intéressant, c’est qu’il croit tellement que la prophétie ne dépend que de lui, qu’il s’efforce de toujours être sur tous les fronts. Des fois, c’était agaçant.

Il se rend quand même compte que parfois, il faut se reposer. Mais j’ai aimé comment l’auteur travaillait sur ce rapport du personnage principal, de la figure de héros et ce qui en découlait.

Je ne peux rien dire sans trop spoiler, mais c’est cool.

Pourquoi, malgré tout, les personnages secondaires sont biens

On ne va pas se le cacher, si je me suis plains que Percy tente d’être là tout le temps, on retrouve tous les personnages secondaires qu’on peut apprécier, et moi, j’étais content de pouvoir les voir. Je trouve que ceux-ci ont chacun une importance, une personnalité, et même si parfois ça dépend de clichés, j’ai apprécié le travail fait dessus.

D’autant qu’au fond, il y a touuut un tas de personnages, mais on s’y retrouve plutôt bien, et on s’attache assez bien, je trouve. (ou pas, y en a qu’on peut détester totalement). Dans ce tome, on découvre Prométhée, et je dois dire que je l’ai énormément apprécié de par son ambiguïté et sa façon d’être.

Une toute fin prévisible, mais auquel je ne m’attendais pas

Sans rien préciser du tout, la toute fin (toute, toute fin) m’a surprise, et en même temps, ça semblait logique avec le reste. J’ai aimé ce que fait Percy. J’ai aimé ce moment-là avec Percy et les dieux. J’étais totalement à fond.

Au final, je reste sur un avis plutôt positif, de ce tome qui m’a fait peur, pour finalement m’apprivoiser. Je ne pense pas que ça soit celui que je préfère, parce que certaines choses étaient trop faciles, et que d’autres choses m’ont moins plu, mais ça reste une bonne lecture, et une bonne conclusion pour moi (malgré le fait que ça annonce une suite)). Et vive Hermes (je n’ai rien de plus à dire et je ne suis pas objectif.).

Shining de Stephen King

Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?

Mon avis

Il existe une tradition familiale, chez moi, qui dit “ne lis pas de Stephen King après 17h si tu veux bien dormir”.
Sauf que, m’étant rendu compte que de toute façon, les livres d’horreur ne me faisaient pas peur, j’ai détruit cette tradition et aie lu ce livre juste avant de dormir.

Et s’il ne fait pas peur, il est très addictif. L’écriture fluide nous permet directement de rentrer dans l’histoire et le déroulement aussi. Et quelle structure de texte ! J’ai bien aimé le déroulement des choses, parce que tout avance insidieusement jusqu’à l’apothéose de la folie.
Et j’ai eu de la pitié pour Jack Torrance dont le seul “péché” aura été l’alcoolisme et sa faiblesse.

J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la relation avec son fils, et sa femme. Il y avait quelque chose de très réaliste et de vivant dans ce récit. J’avais l’impression de voir des vrais personnages. Qui ne deviennent pas fous ou désespérés sans raison, et qui s’accrochent encore.
Il y a quelque chose de familial dans ce livre. Plus que l’histoire de l’Overlook, l’hôtel du livre, il y a surtout une histoire d’une famille brisée, qui s’effiloche encore plus.

Ça, et une histoire de Don. Danny Torrance a ce donc si étrange qui lui confie de mystérieux pouvoirs qui le dépassent, parce qu’il n’est qu’un enfant. Il se retrouve au milieu d’une horreur qu’il n’a jamais demandée, et j’ai adoré son personnage. Très mature pour son âge, il avait quand même des côtés enfantins, et j’ai aimé le voir pris entre deux chaises avec l’amour qu’il éprouve pour son père, et ce qu’il perçoit de l’hotel. Il est très malin, et remarque vite les quelques règles qui régissent les horreurs qui se déroulent autour de lui. Et si la curiosité lui offre des mauvaises aventures, il est assez courageux. J’ai vraiment énormément aimé ce personnage.

Comme j’ai apprécié Wendy, qui elle, n’a rien de spécial, mais se retrouve dépassée par les événements. Qui se retrouve comme la personne mariée à un “addict” et qui s’inquiète que celui-ci dépasse encore les bornes. Elle semblait faible à des endroits, mais ça semblait cohérent.

Au fond, ce que j’ai moins aimé, ce sont les quelques longueurs qu’on retrouve durant la lecture, ou même, les flash-back qui parfois tournaient en rond.

Mais c’est une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Je ne m’attendais pas à ça, et c’est vrai que j’avais beaucoup d’images du film de Kubrick que je n’ai pas vu, mais qu’on connaît même sans le vouloir.
Et l’air de rien, je n’ai pas envie de voir le film qui a plus l’air impressionnant et psychologique mais différent, que le livre qui est vraiment cool. 

C’est mon droit de Bernie Calling

Noël n’aime pas la fête de la nativité.

Retrouvé dans une mangeoire d’une Église durant la Messe de minuit, il vivra de famille d’accueil en famille d’accueil jusqu’au moment où il est adopté. Il est heureux, sa vie commence, du moins il le croit mais déchante rapidement.

Pourquoi rien de bien n’arrive proche de cette fête ?
Est-ce qu’il va un jour aimer cette ambiance ? C’est ce que vous découvrirez en lisant.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Bernie Calling pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

J’ai été tenté par ce livre après avoir lu l’extrait durant le prix des auteurs inconnus. J’ai donc demandé à l’avoir comme service presse.
J’en ressors assez mitigé. S’il y a des qualités, tel que le début ou la fin, voire même le traitement du personnage de Noël qui avait quelque chose de touchant, du reste, j’ai été confuse quant à l’histoire, sa structure et surtout, le sujet du viol.

Pour rentrer plus dans les détails, la lecture se fait simplement, sans prise de tête, avec un personnage principal vraiment très intéressant, qui, calme, découvre que la vie c’est pas facile tous les jours. Noël m’a plu un peu, il m’a fait un peu pensé à Jane Eyre sur certains points, notamment au fait qu’on conte son histoire.
Mais j’ai trouvé que de fait, il y avait des endroits où le personnage semblait immature, alors que ça ne devait sûrement pas être le cas.

De plus, si j’avais été prévenu que le livre couvrirait le sujet du viol, je ne pensais pas que ça serait comme ça. Les scènes sont assez exhaustives, et je m’en serais bien passé. Mais au moins, il y a un côté horrible qui est bien traité.
Par contre, si autant je trouve que le traumatisme que ça crée derrière chez Noël est cohérent, et douloureux…A la fin, j’ai presque eut l’impression qu’on épinglait le violeur comme une victime parce que “tu comprends être riche c’est pas facile tous les jours”. Alors oui, je ne dis pas, le dit personnage souffre aussi, mais ça n’excuse en aucun cas ses actions. Et de fait, c’est peut être une maladresse de l’autrice, qui dans tout son honneur a voulu montrer un pan d’ambiguité chez ses personnages, mais ça sonnait comme une si bonne excuse pour ce qu’il avait fait que je n’ai pas trop apprécié.

Une autre chose que je n’ai pas apprécié, c’est le fait que Noël aille directement voir ce type quand il en a besoin. Je ne dis pas : il cherche d’autres solutions, mais tout de même, il retourne vers lui.

Enfin, si l’écriture se lit vite, et est fluide, je l’ai trouvé un peu passive, avec quelques soucis de temps et de syntaxe. C’est peut-être le présent qui provoque cet effet de passivité, mais de fait, j’avais parfois du mal à rentrer dans l’histoire à cause de ça. Aussi, je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à ça.
Mais que je n’en garderais pas non plus un “mauvais souvenir”, dans le sens où il y avait des moments plutôt intéressants, un personnage un tant soi peu réaliste, et un début et une fin vraiment cools.

Le palais des innocents de Franck Schemer

La petite ville de Thann, en Alsace, est depuis cinq années consécutives le théâtre de sombres évènements. Tous les ans à la même date, un enfant est retrouvé mort, assassiné par un coupable guère plus âgé que lui. Pour Bernard Cornière, chargé de l’enquête, une donné corse l’affaire : sur l’ensemble de cette série noire, l’assassin est toujours la victime suivante…

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

Est ce que vous aimez les sorcières ? Les légendes de région ? Les histoires policières avec des enfants ? Si votre réponse est oui, il y a de grandes chances que ce livre vous plaise même un minimum.

Ce livre était extrêmement bien structuré, dans son déroulement. Au début on ne sais rien. Au fur et à mesure on apprends, mais finalement non, et finalement si, et il nous balade de long en large et en travers. Sans nous en donner trop ou pas assez, au niveau des infos, mais assez pour faire des hypothèses. Et même si au bout d’un moment, après avoir joué à pique nique douille sur qui est donc derrière ces faits macabres d’enfants brûlés, on commence à deviner, ça reste compliqué (ce qui est cool). Du moins, ce fut mon ressenti. Et bien sûr, ce que j’ai énormément aimé, c’est que tout tourne autour d’un personnage. La sorcière. Peu importe laquelle. Elle est là, cette figure effrayante pour les enfants, qui ne cesse de tourmenter les gens. Elle est là, par le fait qu’on l’ait chassé, par le fait des contes, par tous les sens de ce mot, même à l’ensorcellement des consciences.

Et moi, je l’ai cherché, cette maudite sorcière. Je l’ai cherché durant toute ma lecture, en étant accaparé par le récit, et en suivant les personnages. Personnages plutôt atypiques, d’ailleurs. Un policier plutôt “commun” mais au caractère étrangement nébuleux qui m’a convaincu et plu. Il m’a fait de la peine aussi, et bien que je trouve que la fin de son développement est “facile”, il en reste que j’ai bien aimé ce personnage. Et deux frères et soeurs. Olivia, qui est un peu similaire à ce qu’on voit de sa mère : sensible, mais qui montre pas mal de caractère, pour cacher ses douleurs. Elle m’a fait de la peine aussi. Ensuite viens Thomas. Il m’a touché de près par sa surdouance, et j’ai aimé le suivre, et le voir à son tour être touché par la sorcière. Il m’intriguait un peu, et me plaisais beaucoup. Jusqu’au bout, il m’a plu. Comme les deux autres d’ailleurs. Il y a les autres personnages aussi, comme Valentine que je n’ai pas aimé (mais qui est bien écrit), l’oncle Octave qui fait effet d’une plante de salon, la mère des deux enfants qui était bien écrite, etc… Les personnages dans l’ensemble tiennent la route et intriguent tous.

Mais il faut bien reconnaître quelque chose : ce livre n’est pas fait pour vous dépeindre une image adorable des enfants. Et c’est intéressant de rappeler que tous les enfants ne sont pas des anges. Au delà de ça, il y avait aussi le côté régional qui ressortait légèrement, et qui m’a intrigué, vu que j’ai récemment déménagé dans la région où se déroule l’histoire. Plus le fait que la sorcellerie, est un de mes sujets favoris (dont la chasse aux sorcières).

L’écriture est plutôt prenante. Simple, elle se lit sans mal, mais sait offrir des passages qui m’ont presque fait des frissons (et pour quelqu’un qui n’a pas peur en lisant Shining ou d’autres livres d’horreur, c’est en dire beaucoup). Encore une fois, j’avais l’impression que la sorcière était partout, et ça me fascinait et faisait presque un peu peur. J’étais inquiet pour les personnages, et leur déroulé. Et j’aimais comment se passaient les chapitres.

Il en retourne donc de ma lecture que j’ai apprécié pas mal de choses, et même si certains moments semblaient confus ou qu’il m’a manqué des informations, je pense en garder un bon souvenir, et me procurer quand je pourrais, la version papier.

Mise en avant #1 – Le ver et l’étoile d’Elliot P. Lewis

Dorénavant, chaque mois environ, il vous sera présenté un livre autoédité, ou venant d’une maison de micro édition. Le choix est assez subjectif, et si j’ai lu le livre, ce n’est pas forcément que j’en ai fait la chronique, parce que je l’ai lu avant ce blog, etc. Bref. J’espère que vous apprécierez.

Résumé : Eugène est fan, vraiment très fan. Il rêve de rencontrer sa star préférée, Liam, mais quand le concert qu’il attendait avec impatience est annulé, ses rêves semblent s’effondrer.Jusqu’à ce que le hasard le place sur la route de Liam et que sa vie s’en retrouve bousculée. Il va alors découvrir que Liam n’est pas aussi parfait qu’il le pensait, et bien plus humain.

Vole-moi dans les plumes ! de Line Carazachiel et Tatiana Dublin

Vivre incognito parmi les Mortels lorsqu’on est un demi-Dieu, c’est ennuyeux… et lorsqu’il s’ennuie, Harry Stee chasse.

Cette fois, sa proie n’est autre que le légendaire et fabuleux Oiseau de feu, le Phénix lui-même! Mais pour dénicher cet oiseau rare, Harry a besoin d’aide… et c’est Lasair, un chanteur sexy écossais qui se retrouve contraint de lui prêter assistance.

De quoi faire voler quelques plumes!

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et les auteur.ices pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. (Surtout vu que c’est un mini coup de coeur pour moi !!)

Mon avis

Je dois bien avouer que Vole moi dans les plumes est arrivé à point nommé. Certes, c’est moi qui ai demandé de le lire, mais je n’avais pas encore conscience que j’avais besoin de lire quelque chose de doux et feel good.
Alors autant dire que quand j’ai commencé ma lecture, j’avais du mal à décrocher. J’ai retrouvé dans ce récit, pas mal de choses que j’apprécie : un style amusant, plaisant, des personnages haut en couleur, et une écriture pas trop mal, qui ne donne pas un effet d’amateurisme comme on peut le retrouver parfois, dans ce genre d’histoire qui se veut “légère, rigolote mais romantique”.

Du coup, avouons-le : j’ai eu bien du mal de ne pas le finir sur-le-champ, parce que je devais aussi continuer mes autres lectures.

Harry était intéressant et borné comme jamais, même s’il se fait bien avoir par Lasair. Lasair était quant à lui, un phénix plutôt atypique, tout à fait volatile et volage, et assez amusant.
Les deux forment un cocktail de feu, et si je fais pas mal de jeu de mots autour de voler ou du feu, c’est que la nouvelle en fait aussi.
Et c’était un point amusant. Je me suis même demandé comment Harry faisait pour ne pas comprendre que Lasair était le phénix.
Après, au bout d’un moment, j’ai trouvé que peut-être que les jeux de mots avec le mot “plume” étaient un peu répétitifs, mais ça restait plaisant.

J’ai suivi l’histoire avec amusement, et je trouve que moi qui cherchais une lecture simple, légère et un peu doudou, ait trouvé quelque chose de vraiment rafraîchissant. Je regrette même que ça soit déjà fini ! J’aurais aimé en voir plus. Attention par contre, si vous n’aimez pas trop quand les deux personnages s’attirent surtout physiquement, c’est pas mal le cas ici. Pas trop de “romance romantique”, mais plus quelque chose de physique.
Personnellement, ça ne m’a pas dérangé, parce que j’ai trouvé que c’était bien amené.

Au-delà de ça, il faut savoir que j’adore les phénix, et que je suis un petit peu attaché à la mythologie grecque.
Eh bien… Je trouve que le traitement des deux dans ce récit, étaient plutôt intéressants, et ça m’a bien plu ! D’autant qu’on voit d’autres créatures plutôt “rares” dans les livres, et que c’était chouette de voir ça.

Bref, c’est un mini coup de cœur pour moi, ça fait du bien, et j’en veux encore !

Mirial d’Alex Sol

Léna Meyers est une sapiens recalée par les forces de sécurité nationale. Elle mène une vie simple et répétitive jusqu’au jour où elle est appelée sur la scène du parjure de sa meilleure amie pour identifier son corps. Aucun doute n’est possible, il s’agit bien de Reesha Machado, journaliste au média l’Insoumis et fille d’un des créateurs du Mirial. Certaine que Reesha n’avait aucune raison personnelle de s’ôter la vie, Léna enquête pour découvrir les raisons de son parjure et reprend les notes de la journaliste pour retracer ses dernières actions. Ce qu’elle va découvrir ne va pas simplement répondre à ses interrogations sur Reesha, mais va remettre tout ce qu’elle croyait en question. De sa propre existence, aux fondements mêmes de Dioscuri : l’arrêt des naissances cent cinquante ans auparavant, l’avènement du Mirial source d’éternité, l’émergence d’êtres aux capacités intellectuelles et physiques hors normes…
Combien de piliers de sa vie devront être bousculés avant qu’elle n’obtienne des réponses ?

Pré-note pour le prix des auteurs inconnus

Mon avis

J’avoue avoir du mal à décrire tout mon ressenti envers ce livre. À vrai dire, c’est probablement parce que de fait, j’ai du mal avec les dystopies, mais qu’objectivement, Mirial avait des qualités qui allaient au-delà de ça et de mon ressenti sur le genre.
Déjà, parce que Mirial est bien plus qu’une dystopie. C’est aussi un thriller de science-fiction, avec un fond de politique (ce qui, là aussi, pêchait avec moi pour le côté politique, mais passons).

Mais surtout, c’est un ouvrage assez conséquent, aux multiples rebondissements. Après, malgré les rebondissements, les twists en tout genre, ça ne m’a pas empêché de me demander quand est ce que ça serait fini, parce qu’il y avait quand même quelques longueurs. Ma liseuse m’a annoncé dès le départ que j’aurais “1222” pages à lire, et bien que je pense qu’on se rapproche plus des 800, ça reste… Long.

On nous présente un univers où les gens sont immortels, mais où tout est loin d’être parfait. On retrouve dans Mirial, pas mal de tropes de la SF, et c’est assez un tour de force de tout faire coordonner sans avoir l’impression que c’est du trope pour du trope.
Mais Mirial est un univers maîtrisé. On sent qu’il y a du travail derrière, que l’intrigue est bien ficelée, et que les retournements de situation ne popent pas n’importe comment.
Et ce que j’ai aimé, c’est que l’on démarre comme Léna : en ne sachant rien. Mais au fur et à mesure, et à travers son regard, on en apprend un peu plus. En plus des points de vue à côté qu’on peut avoir parfois, durant la lecture, et qui offrent plus d’informations.

Léna, c’est la personnage principale. Et surtout, un des aspects du livre que j’ai le plus apprécié. Je suis très sensible au sujet des neuroatypies, parce que je suis probablement aussi neuroatypique, et là, j’ai adoré le concept des sapiens. Ça permet de mettre en avant les troubles autistiques, sous une forme d’héroïsme, avec ses propres problèmes.
Je trouve que c’est important d’avoir ce genre de représentation.
Le traitement du sujet est bien amené, et j’ai apprécié que ces “personnes ultrasensibles”, aient aussi leurs propres faiblesses, mais peuvent les pallier à leur façon. De fait, ça les rend quand même très touchants, et pourtant, mis à part Léna, j’ai trouvé que les autres sapiens sont plutôt “froids”, contrairement à elle.
Après, il est vrai qu’on avait moins le point de vue des autres.
Et Léna est un personnage assez attachant, qui passe son temps à évoluer, ce qui devait aider aussi.
De plus, ce que j’ai aimé, c’est qu’à travers Léna, l’autrice fait passer quelques valeurs, sur le choix, sur le monde.

Parlons donc d’ailleurs des personnages. Si j’ai détesté Peter et Lionel parce qu’ils étaient assez insupportables à mes yeux, l’un pour être trop “je veux te protéger” et l’autre pour ce qu’il fait à un moment donné. J’ai bien apprécié le policier, ou encore Franck Grant. Je sais que c’est peut-être étrange d’aimer ce personnage, mais… Il avait quelque chose d’ambivalent. Il n’était pas juste “pour le bien” ou “pour le mal”, il avait une forme de neutralité, de “je fait ça pour moi-même si ce n’est pas la meilleure des choses et je vous fais un grand sourire en retour” qui m’a plu. Je pense que c’était mon personnage préféré. (Petit aparté : après, je crois qu’il m’a rappelé un peu Elijah Kamski dans Detroit:Become Human, mon intérêt spécifique du moment, donc ça devait aider…). J’ai apprécié Sam, aussi.

Après, malgré les longueurs citées plus haut, je dois reconnaître que l’écriture est plutôt bonne. Je trouve qu’elle va avec le genre, et avec Léna. Même si j’ai repéré quelques fautes (comme “était” au lieu d’”été” a un endroit, me semble-t-il), j’estime que vu la longueur de l’ouvrage, ça reste pardonnable.
J’ai aussi trouvé que l’écriture donnait un aspect assez vivant au récit. On se croirait dans un film d’action.
Même si, parfois, de l’action, il y en avait peut-être un peu trop.

En-tout-cas, j’estime que Mirial reste un livre à lire, si on est fan du genre. Il y a une bonne maîtrise du sujet, la structure textuelle va jusqu’au bout, et il y a des choses agréables à suivre. Enfin, après, si vous êtes du genre à ne pas aimer lire des choses un peu dures et violentes, je vous conseillerais peut-être de passer à un autre livre. Parce qu’avouons le, on était loin d’un truc mignon.

Forthill tome 2 de Vanessa Altmeyer

L’apprentissage de la magie, quelle plaie ! Depuis le massacre de Coire Gabhail, Lisa fait ce qu’elle peut pour devenir une sorcière accomplie. La tâche est ardue et la sévérité de son professeur ne lui facilite pas les choses ! Le séduisant dragon qu’elle fréquente non plus… Plus leur histoire avance, et plus les découvertes troublantes s’enchaînent.
Alors quand un ancien collègue de Londres débarque pour lui offrir un poste en or au sein d’une grande chaîne de télé américaine, le festival de magie qui se tiendra à Forthill est relégué bien loin dans sa liste de priorités.
Pour couronner le tout, l’enquête qu’elle mène pour le Forthill Post à propos d’empoisonnements de moutons la conduit jusqu’au Loch Ness et son fameux monstre.
Avertissement : cette histoire parle d’un monstre légendaire d’un homme aussi sexy que mystérieux et d’un univers magique qui réserve bien des surprises.

Mon avis

Je sors de ce tome deux avec une impression mitigée.
J’ai retrouvé ce que j’avais sûrement aimé dans le tome 1, a savoir un univers original, avec des créatures qui sortent de ce qu’on voit d’ordinaire, et la maitrise du côté anglais de l’histoire. Indéniablement, l’écriture est maitrisée, les personnages sortent de quelques clichés, en s’en servant avec intérêt, et c’est une lecture simple et entraînante.

Mais, l’histoire, du moins l’enquête, mets au moins la moitié du livre à commencer, et ensuite, tout se précipite à toute vitesse. En attendant, on a le temps d’observer des déboires amoureux de Lisa, avec au passage, un moment qui m’a fait hurler (et qui fait que je haïrais probablement toujours Keith, maintenant), et un manque de respect de la part de Ian. Le manque de consentement m’a fait serrer les dents, et c’était vraiment désagréable.
Après, par bonheur, Lisa n’est pas du genre à se dire “wahou youpi deux mecs m’aiment hihi”. Non, elle ne prends pas très bien tout ça et fait ses décisions en conséquence.

N’empêche que j’aurais préféré me passer de tout ça.

Ca n’a pas empêché que je me laisse prendre par le récit. Au point que je n’ai pas deviné le véritable coupable de toute l’affaire principale. Et que j’ai apprécié les autres personnages. D’ailleurs, je n’ai pas détesté Ian. Il a quelque chose d’étrangement doux que j’apprécie. Mais mon chouchou a été Callum. Je ne sais pas. Il est cool. J’aime bien ce qu’il dégage. Et vu que le tome m’a été dédicacé avec espoir que j’apprécie Arthur (parce que c’est mon nom), je l’ai bien aimé, et surtout comment il se comporte vis à vis de Ian a un passage du livre. Oh et j’ai détesté Ben, mais objectivement, il était bien écrit, et ça, c’est une bonne chose.

Il y a quelques passages qui semblaient évidents, notamment sur le type de sorcellerie de Lisa (bien que j’ai été un peu surprise), ou quelques passages avec le basilic et son lien avec tout le reste. Oh, et depuis Harry Potter, je sais que le méchant le plus évident ne sera pas celui qu’on pense.
Après c’était loin d’être mon intrigue préférée. Et je me demande si au bout d’un moment la magie de Forthill va survivre si à chaque fois il y a des gros évènements comme ça.

Honnêtement, ce tome fait l’effet d’un entre deux avec surtout de la romance, et si ça m’a semblé lourd, il n’empêche pas que je lirais la suite. Je savais, quand l’autrice m’avait dit que le tome tournerait autour du Loch Ness que ça serait moins ma tasse de thé. Mais peu importe. Ca ne va pas m’empêcher de voir la suite.

Les enquêtes de Logicielle tome 5 : Simulator de Christian Grenier

Simulator, un ordinateur moléculaire révolutionnaire, provoque les convoitises et la mort de deux de ses concepteurs… Logicielle se rend à La Réunion pour enquêter sur un crash aérien où le créateur de Simulator aurait trouvé la mort, et apprend que son fidèle complice Germain figure parmi les victimes.
Accident ? Attentat ? Les hypothèses se succèdent au fil des reconstitutions de Simulator et de l’autopsie du seul cadavre retrouvé…

Mon avis

Je continue enfin cette série. J’avoue ne pas tout me souvenir, mais quelques trucs me sont revenus durant ma lecture. En tout cas, j’ai bien aimé ce tome, mais sans plus. J’ai trouvé que s’il y avait le Simulator, il y avait quand même un côté moins technologique. J’ai bien aimé la tension sur “est ce que Germain Germain est en vie ou pas”. Il y avait un petit côté dramatique intrigant.
J’avais oublié a quel point ça se lisait bien et vite. Logicielle est un personnage attachant, qui s’y connait pas mal en informatique, et qui ne se laisse pas marcher dessus.

En soit l’enquête était intéressante, mais toute cette histoire de complot, d’éventuel kidnapping, ce n’était pas du tout mon genre. J’aimais bien les simulations du Simulator, justement, et c’était comme un personnage en plus, qui avait quelque chose d’attrayant. La relation entre Max et Logicielle ne m’a pas fait grand chose, surtout que Max me semblait très jaloux et c’était peu agréable.

Bref c’était un bon tome, mais certainement pas mon préféré.

Yeniel’s Showcase de Yeniel

Ceci est un recueil de dessins publiés sur le net de 2007 à 2021, avec de petites anecdotes ça et là.
Le style est plutôt orienté manga. Les anecdotes sont écrites en français/anglais mais les strips (petites bds) sont en anglais vu qu’originellement je les avais publié sur Deviantart.

Le livre se divise en trois parties, fanarts, originaux et extras. J’ai mis dans cette partie quelques brouillons que j’avais destiné à la publication ou des brouillons de dessins publiés mais que je n’ai pas pu retrouver.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Yéniel pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Bien que c’est moi qui ait demandé de chroniquer cet ouvrage, c’est un exercice délicat que de chroniquer un artbook. Pourtant, je m’y lance, et je vais donc donner mon avis sur le “Yeniel’s Showcase”, qui présente tous les dessins de Yeniel, sur les années. On y retrouve donc autant de fanarts que d’autres projets de dessins. Il est indéniable que ce qui ressors de cette lecture, c’est que l’artiste a une patte qu’on peut reconnaître de loin, et une tendance a faire des linearts très propre, avec des petites histoires souvent amusantes.

J’ai bien sûr senti le fait que beaucoup des oeuvres provenaient de Deviantart (hey, j’y étais moi même), et on y retrouve donc les codes présents sur ce site.
Ce qui est d’ailleurs dommage, c’est que si on ne connait pas Deviantart, on peut ne pas comprendre toujours ce qui en fait partie, et qu’est ce que ça représente (exemple sur les memes templates ou le fait de parler des groupes deviantart).

Pour ne parler que des dessins, ils sont tous sympathiques à observer, et j’ai apprécié voir aussi les moments où le style évoluait, ou bien quand l’artiste variait les plaisirs du coloring. J’ai d’ailleurs adorer les dessins en couleurs pastels, ceux sur les dieux grecs (Hermès est magnifique), les anges (un très beau projet je trouve) et les dessins où il y avait une flopée de personnages, ce qui rendait le tout impressionnant.

On sens au fur et à mesure que l’artiste se dévoile. On apprend qu’elle a fait du jeu de rôle sur forum (ce qui m’a fait sourire vu que j’en fais), que sa vie n’a pas été toute rose, et on sens que le dessin a toujours été un refuge (avec les jeux vidéos).
J’ai apprécié ce côté là, ça donnait une histoire aux dessins, du storytelling.

Néanmoins, je trouve que les textes pour expliquer le dessin sont un peu perdus entre les dessins, qu’on ne sais pas forcément (même avec les flèches, qui auraient dont dû être un peu plus visibles et significatives) de quel dessin il s’agit, et que l’écriture est difficile à lire (un peu petite et le choix de typo m’a surpris).
La qualité de l’ouvrage est surprenante aussi, parce que pour une artiste, c’est surprenant de voir que certaines des images étaient pixelisées, et que d’autres étaient peu lisibles (je parle là des meme deviantart).
Aussi, si l’ouvrage est en français/anglais, certains des dessins et comics ou memes sont en anglais uniquement, ce qui est dommage pour ceux qui ne sauraient pas parler anglais (moi je sais, mais ça ne change pas que d’autres curieux ne sauraient pas forcément)… Et pour finir, j’ai repéré un certain nombre de fautes d’orthographes, qui aurait pu être aisément corrigées.

Certains me diront “au pire, dans un artbook, c’est surtout l’art qui prime”. Je suis bien d’accord, mais là, on sens une volonté d’expliquer certaines origines de dessins, et en ce cas, il fallait soigner aussi un peu plus, ce côté là.

Autre petit souci : j’ai trouvé qu’il y avait un côté assez jugeant a des endroits, notamment sur le yaoi. Je ne dis pas que “shiper touuus les personnages avec touuus les personnages” est sain et recommandé. Mais c’était comme s’il y avait uniquement du mépris pour les gens qui shipent des relations homosexuelles, et j’avoue avoir été confus sur l’ambiguïté des propos. Etait ce de l’homophobie, ou juste une lassitude pour les yaoistes extrêmes ? Aucune idée, et je reste sur une note amère sur ce point.

Bref.
Il en reste que j’ai apprécié ma balade dans les oeuvres de Yeniel, que ça m’a fait sourire la plupart du temps, que les dessins ont d’indéniables qualités. Bien qu’ils ne soient pas parfaits, ils offrent une fraicheur et du mouvement intéressant. Maintenant, j’ai l’impression de connaître la personne, et le souvenir de certains comics (notamment celui de “on ne verra jamais ça dans FF”) resteront dans ma tête.

Monsieur Loup et Maître Renard – 12 histoires du soir de Stéphane Polegato

C’est l’histoire d’un jeune loup naïf qui veut grandir et gagner en expérience. Il rencontre un renard rusé qui lui donne des leçons. Monsieur Loup se fait toujours avoir par Maître Renard. Les enfants se reconnaissent dans ces personnages et cela les amuse et les fait rêver. Ce sont des histoires courtes à lire ou à écouter le soir avant de dormir.
Chaque histoire se termine par une morale et un encouragement à la prudence.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Stéphane Polegato pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

12 petites histoires avant d’aller dormir, rappelant un peu les fables, et au vocabulaire adapté pour des jeunes enfants. Autant dire que c’était plutôt appréciable. Bien sûr, je ne suis pas le public visé, mais j’ai eut assez de nièces et de filleul pour savoir comment fonctionnent les enfants avec les histoires. Mon filleul adore qu’on lui raconte des histoires alors j’ai l’habitude d’en lire.
J’ai donc trouvé que la qualité du vocabulaire était adapté pour des petits enfants, qui pourraient sans mal comprendre l’histoire, et la suivre. De plus, les dialogues étant foisonnants et nombreux, on peut, sans mal, s’imaginer faire des voix différentes pour chaque personnage, et jouer du ton pour faire rire (ou peur qui sait), l’enfant à qui on le raconte.

Chaque petite histoire a une morale, ce qui peut être appréciable, mais va être mon point négatif le plus fort. Si indéniablement la qualité d’écriture est digne d’une vraie histoire pour enfant, et la structure du texte également, et que tout y est bien raconté… Quelque chose m’a dérangé.
Toutes les histoires se “finissent mal”. Toutes les histoires, résultent sur Monsieur Loup qui se fait avoir dans la vie et qui n’a toujours pas appris de toutes ses erreurs (bien que j’ai apprécié le fait qu’à chaque fois il repensait au passé pour ne pas se refaire avoir).
Et je pense que c’est dommage.
Je sais que les parents de mon filleul ont tendance à lui lire parfois un livre complet avec pleins d’histoires dedans, jusqu’à avoir fini le livre, plutôt que de lire plusieurs livres sur plusieurs soirs.
Ce qui veut dire, que tous les soirs, mon filleul aurait une histoire avec une morale, où ça ne se termine pas bien, ou le personnage principal se fait avoir.

Je trouve que ça manque de positivité, que la morale aurait pu passer différemment, avec peut-être un peu plus de bienveillance que le schéma du “Monsieur Loup écoute Maître Renard, fait une bêtise, se fait punir et Maître Renard lui fait la leçon”.
Je ne dis pas que toutes les histoires pour enfant doivent être digne des Disneys, au contraire, apprendre aux enfants leurs limites, la frustration, des choses négatives, est à mes yeux, important pour leur éducation. Simplement, un peu de variété sur les 12 histoires pour offrir d’autres points de vues et d’autre façon de passer la morale de façon “plus douce” ou moins “ça se fini mal pour Monsieur Loup” aurait été appréciable, à mon avis.

Ainsi, je vous conseille quand même la lecture de ces histoires, mais peut-être de les espacer avec des histoires “sans morales”. Il en reste, que si votre enfant n’a pas été sage de la journée, ou qu’une des histoires a une morale correspondant à une leçon a lui apprendre, n’hésitez pas à lui lire, cela peut lui permettre d’assimiler la leçon en douceur et avec une petite histoire mignonne.

Tandis que brûlent les koalas de Julien Roturier

Une grande-moyenne-ville comme le pays en compte des dizaines : c’est là que vit Pierre, dans la France de Jean III, quelque part vers la fin du XXIe siècle. Une France désormais dirigée par une « Démocratie héréditaire de droit divin » peut-être pas si éloignée que ça de la France que nous connaissons – malheureusement – déjà. Dystopie « Dieselpunk » ou simple extrapolation à peine exagérée du futur que nous promettent les politiques absurdes, la démagogie rampante et la répression violente qui sont devenues parties intégrantes de notre quotidien ? À vous de vous forger une opinion en suivant Pierre, qui déambule au pays des Jean tandis que brûlent les koalas…

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et les éditions Otherlands pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Il m’a été proposé de lire ce mini roman, qui, je dois bien le reconnaître, a un titre qui interpelle. Forcément. Les koalas. Mais de fait, j’avais un peu peur. Il s’agissait de dystopie, et en ce moment c’est sincèrement vraiment pas ce que j’ai envie de lire (en plus du fait que je n’aime pas ça, à la base).
Finalement, je me suis plongé dedans. C’est une dystopie, oui, mais avec d’énormes parallèles avec notre monde actuel. Il y a un côté très cinglant et sarcastique, et un peu triste, au final, malgré l’humour. Sous couvert d’un univers un peu perché, ou l’univers de la fesse, des Jean et Danielle et de la bêtise, règnent, il en reste un constat malheureux.
Parce qu’au fond, ce n’est pas une dystopie ou les gens sont “formatés pour correspondre à ce qu’il faut et font la révolution”. C’est une dystopie ou les règles sont bizarres, mais où tout le monde s’y complait, malgré quelques râlages. Et où, ceux qui râlent, ne semblent pas plus intelligents que le reste.
En fait j’ai trouvé que c’était une bonne représentation de notre pays actuel, dans un extrême plus clichée encore. C’est ça, qui est triste.

Dans cette histoire, on trouve pour personnage principal : Pierre. Pierre qui ne s’appelle pas Jean. Pierre qui est moins bête que les autres, et qui lui, pense aux koalas qui brûlent (merci à lui). Mais qui est malheureux dans un monde qui ne lui correspond pas. Ça m’a un peu fait penser aux personnes neuroatypiques, qui ont souvent tendance à être plus sensible, empathiques que les autres, et à se retrouver à avoir l’impression de ne pas appartenir à ce monde.

Pierre, dont on suis le quotidien sur un petit temps, et qui s’essaie à une petite révolution.

Mais c’est ça que j’ai aimé et en fait qui m’a sur le coup un peu surpris, tant j’ai l’habitude des dystopies où ça pars en révolution grandiloquente, sauvetage de monde, etc.
Là je vais vraiment beaucoup spoiler donc, ne lisez pas ce qui suis…
Ce que j’ai aimé, c’est qu’au final, Pierre, il ne sauve personne sinon lui même. Il ne trouve pas sa place dans cet univers, mais ne le révolutionne pas. Par contre, il s’apprête à croiser quelqu’un qui lui correspondra, à croiser Florence, qui ne s’appelle pas Danielle. Et alors, on peut tout imaginer (même une grosse révolution, d’ailleurs).
Finalement, le message n’est pas “changeons le monde”, mais “on peut toujours trouver du bonheur dans un endroit tout nul”. Et quelque part, j’ai bien aimé ça.

Fin du vraiment gros spoiler.

En tout cas, c’est un mini roman qui se lit bien et vite, qui ne déprime pas trop, et qui a assez d’humour pour faire sourire. J’ai bien aimé l’écriture, aussi. Je trouve la plume sympathique.

Ma conclusion sera que brûler des koalas c’est mal, mais que lire des livres, c’est bien (et au fond, ça va un peu avec l’histoire, parce que lire des livres, ça permet une meilleure ouverture d’esprit que ce qui existe dans le monde ce roman).

Le voyageur du passé de Paul Halter

Les spectateurs qui sortent en masse de l’Adelphi Theater de Londres, ce soir du 15 novembre 1955, remarquent un jeune homme étrange, vêtu à l’ancienne mode – chapeau haut de forme, redingote à col d’astrakan et bottines à boucle – et qui semble totalement désorienté. Inconscient du danger, il traverse inopinément la chaussée et se fait renverser par une voiture qui, incapable de l’éviter, le tue sur le coup. Sur lui, les policiers trouvent des papiers, de l’argent et une lettre adressée à son nom qui date du début du siècle ! L’inspecteur Hurst chargé de l’enquête va découvrir que ce Victor Stephenson, originaire de Milford, a bel et bien existé et qu’il est porté disparu depuis plus de cinquante ans… Mais l’homme n’a pas pris une ride ! Se rendant à Milford pour tenter de faire toute la lumière sur cette étrange affaire, Hurst va plonger dans les secrets de la famille Stephenson et le mystère n’aura de cesse de s’épaissir…

Mon avis

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu de Paul Halter, ou de livre policier tout court. Et ça m’a fait du bien ! Définitivement, j’aime les enquêtes historiques, et ça m’avait manqué. L’histoire est intrigante. On a d’abord une première partie de présentation sur les évènements, qui semblent étranges, mais où on se doute que ce n’est pas forcément du fantastique. Pourtant l’ambiance est là : on y croit, tout est bizarre, les éléments étranges s’accumulent, et on a envie de savoir ce qu’il va se passer. Les personnages en sont presque à devenir fous, et j’ai trouvé la famille Stephenson assez intéressante, et représentative de cette époque.

Arrive alors l’enquête, qui se déroule bien. Je me doutais de deux ou trois aspects de la vérité, mais pas de tout. C’est plutôt bien ficelé, bien que je trouve une des idées un peu tirée par les cheveux (spoiler : le type dans la glace c’est un peu facile je trouve).

Les explications de tout m’ont semblé fascinantes, parce que tout est entre frontière des tours de magie et de la vraie magie. Je n’en dis pas plus, mais c’est vraiment un bon livre là dessus. C’est plaisant. On se doute dès le départ que ce n’est pas du fantastique, mais reste à savoir comment et pourquoi.

Le Dr Twist est très appréciable, je l’ai préféré à Hurst, il a quelque chose de plus rafraichissant je trouve. En tout cas, il m’a fait sourire plus d’une fois, et sa façon de mener l’enquête aussi. J’ai aimé comment il renverse toute la situation, comment lui même fait un tour de magie. Les personnages de l’enquête sont corrects, disons qu’ils ne sont pas très appréciables, du moins pas tant, mais qu’ils ne sont pas détestables au point qu’on veut jeter le livre. J’ai bien aimé Colin Stephenson et Zora, aussi.

L’écriture est légère, et on lit le livre assez vite. J’avais aussi bien envie de lire la suite à chaque fois que je finissais un chapitre, parce que le rythme est bien mis.

Bref, une bonne lecture, légère et agréable, qui se lit bien et vite.

Le Talisman des âmes d’Anthony Lamacchia

Premier à agir, dernier à mourir.

La princesse Hélène Roncedor a été assassinée.

Aucun témoin, un homme accusé à tort, le trône de Verdalis désormais promis au souverain du pays voisin, il n’en faut pas plus à Flyd Ashendar, le chevalier des embruns et ami d’enfance de la princesse, pour penser à un complot visant à destituer les Roncedor de la couronne.

Seule solution pour retrouver l’assassin et faire la lumière sur cette affaire : ramener la princesse Roncedor d’entre les morts pour démasquer son meurtrier.

Flyd se procure alors un talisman des âmes et ramène l’esprit d’Hélène dans le monde des vivants.

Mais il récupère également l’âme du mystérieux Vargel, ainsi qu’un millier de fantômes prisonniers du talisman et qui semblent connaître de lourds secrets.

Et tandis que Flyd Ashendar mène l’enquête avec l’aide de la princesse Hélène et du scientifique Eugène Libellis, une conspiration plus terrible encore se prépare dans l’ombre…

À mi-chemin entre Berserk et les œuvres de David Gemmell, le Talisman des âmes est une quête épique dans un univers sombre déchiré entre la malédiction des Dieux et la soif de pouvoir des Hommes.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Anthony Lamacchia pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

C’est mon “troisième essai” avec Anthony Lamacchia. Son nouveau roman, se présentant comme un récit de dark fantasy, m’a, cette fois, moins plu que les deux précédents. Cela ne veut pas dire que je l’ai détesté, mais disons que je reste mitigée sur ma lecture. Bien évidemment, je vais expliquer pourquoi.
On nous présente une histoire un peu d’enquête, sur le meurtre de la princesse d’un royaume, qui va se faire ressusciter pour qu’on puisse trouver qui a fait ça, et pourquoi. En même temps, il y a une histoire d’âmes, de dieux, et un univers, qui indéniablement a bien été construit.
C’est un des avantages de ce livre : je n’ai pas regardé la carte une seule fois, mais je ne me suis pas trop perdu sur chaque endroit. Aussi, je reconnaissais à peu près chaque personnage, et chaque Dieu. En soit, l’univers est “vaste” (du moins assez pour un roman one shot), mais on s’y retrouve sans mal, et celui-ci est bien présenté. Et autant vous dire qu’à mes yeux, c’est compliqué à mettre en place de façon subtile, et bien faite, sans faire trop “d’univers dumping”. L’exercice est pour moi, réussi. (Pas parfait, vu qu’il y a quelques moments où j’étais perdu sur une ou deux villes, mais quand même.).

Le récit avance lentement, on découvre quelques faits surprenants, il y a un ou deux twists qui m’ont plu, notamment le “principal” autour d’Hélène Roncedor. Le récit m’a rappelé un peu un mélange de Skyrim et GoT (bien que je n’ai jamais lu GoT), même si j’avoue que pour Skyrim, le nom “Roncedor” en est surtout la cause (dans ce jeu il y a la famille Roncenoir). Il y a un côté fantasy qui m’a plu, une magie assez sombre, et des créatures peu agréables, des dieux qui s’oublient, des âmes qui volent. J’ai bien aimé ce côté là.

D’ailleurs, j’ai remarqué quelque chose : je pense que l’auteur aime le sujet de la vie et de la mort, des morts vivants, des survivants, parce que ses ouvrages en ont un peu partout. C’est amusant de retrouver à chaque fois ce sujet, écrit d’une façon différente.

Quant aux personnages, c’est là, peut-être, où le bât blesse. Après trois ouvrages du même auteur, j’ai pu confirmer une hypothèse que j’avais. Si l’auteur propose un personnage principal féminin, fort, qui sais se faire entendre, ce qui est une très bonne chose, eh bien… De personnage féminin qui apparait vraiment, il n’y en a qu’une a chaque fois. Ou deux. Grand maximum. Tout le reste des personnages sont des hommes. Et c’est un peu dommage. D’autant que le personnage principal féminin ne s’en sors jamais vraiment [Spoiler alert de ce livre, ne pas lire parce que ça dévoile un truc ultra important : ici, elle est la grande méchante et fini par mourir] ou se fait toujours sauver par le héros à un moment donné. Et je trouve ça dommage.

Après pour les autres personnages…. J’ai bien apprécié Eugêne et Vargel. Flyd m’agaçait souvent, je le trouvais trop “héros de conte”. Hélène était insupportable, et la romance entre les deux était pire. (spoiler : je me serais bien passé de la scène qui les uni les deux d’ailleurs). Après, c’était intéressant, justement cette romance, vu ce qu’il se passe, parce que ça montre un contraste.
Mais je n’ai pas trouvé que les personnages étaient super intéressants, à part Hélène.

Hélène est le personnage clé, et son rôle est assez ambigu, pour qu’on s’interroge sur elle, sur ses volontés, sur ses actions. C’est le personnage le plus complexe du livre. Elle joue un rôle entre le bien et le mal, entre qu’est ce qui est bien ou mal, entre ce qu’on attends d’elle, ce qu’elle désire réellement. J’ai bien aimé ce côté complexe du personnage. (spoiler : C’est dommage que ça soit traité finalement par “elle est mégalo, veut devenir déesse, et se transforme en dragon et adieu”).

Petit plus pour le mini côté LGBT avec aucun effacement de la bisexualité. Même si je n’ai pas bien compris ce que ça faisait là, et que je n’avais même pas compris le lien qui unissait deux personnages. (après c’est peut être moi qui en lisant ait mal lu, ça arrive.)

Sélections du Prix des Auteurs Inconnus

Il faut savoir que je fais partie du prix des auteurs inconnus, en tant que jury. Je me suis inscrit pour deux catégories, “imaginaire” et “littérature noire”.
De fait, comment ça s’est passé ?
Pour le moment, on a juste sélectionné les lauréats, en les choisissant par vote. Comment on a voté ? En lisant des extraits de chaque ouvrage et en les notant à la fin.

Pour retrouver toutes les informations, c’est ici : https://www.prixdesauteursinconnus.com

Finalement, on a une jolie paire de sélection. Tous n’étaient pas dans ma liste, mais ce n’est pas grave, ça ne va pas m’empêcher de les lire et de donner mon avis dessus !

Les héritiers de Brisaine tome 2 de David Bry

Enguerrand, Grégoire et Aliénor enquêtent sur les dangereux personnages masqués qui fouillent le Bois d’Ombres, à la recherche des Clés ouvrant le Cœur de toutes les légendes.
Les trois amis apprennent l’existence de la Cour du Clair-Obscur, constituée des traitres des deux autres Cours.
Aidé de Lusin le gnome, Enguerrand, Aliénor et Grégoire doivent à tout prix retrouver la Clé des Sources pour la mettre à l’abri. Mais Gauthier, leur ennemi juré, risque de leur compliquer la tâche !
Les enfants réussiront-ils à sauver la Clé des sorciers maléfiques ?

Mon avis

Je n’aurais pas grand chose à dire sur ce tome 2 donc ma chronique va être courte. Mais c’était un bon tome 2. Plein d’action, on suis la suite des aventures des trois amis qui tentent d’empêcher les méchants de nuire.
L’histoire présente de nouveaux aspects, et évolue assez rapidement, mais au moins on pose bien des nouveaux rebondissements à régler. J’ai bien aimé ce qu’il se passe, et j’ai trouvé que ce tome nous tiens en haleine.

Pas grand chose à dire sur les personnages, a part que le phénix est cool. Non, en vrai, les enfants sont sympathiques, mais on va dire que ce tome n’était pas vraiment centré sur l’évolution de personnages. Ce qui n’est pas dérangeant, encore une fois, il était surtout un roman d’action.
On a quelques twists, et une fin en cliffhanger (heureusement que le tome 3 est sorti, je vais me le procurer au plus vite).

Sinon, les illustrations restent vraiment très belle, et on découvre de nouvelles créatures assez sympathiques.
J’ai hâte de voir la suite.

Six of crows tome 1 de Leigh Bardugo

Les bas-fonds de Ketterdam s’organise en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker. Aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l’inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue, qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d’engendrer un chaos irréversible.

Mon avis

Ce livre a d’indéniables qualités, des personnages ambigus, aux morales pas manichéennes, des sortes d’anti héros mais qui évoluent au fur et à mesure de l’histoire.
Il a une histoire plaisante, des moments de rebondissements intrigants, des intrigues au suspens certain, où je ne devinais pas trop ce qui allait se passer, bien que quelques trucs semblaient logiques. Il y a des twists assez intéressants, une espèce de Ocean’s Eleven (et co), mais dans un monde fantastique et avec beaucoup plus de drama. Des personnages hauts en couleurs, qui font tout le coeur du livre, auquel on s’attache ou non. J’ai adoré Kaz d’ailleurs, et Jesper et un peu Wylan. J’ai apprécié les trois autres mais sans plus. Et je n’ai pas été très fan de la romance Kaz et Inej.

L’écriture est très belle, elle est toute en subtilité, avec quelques poésies, et un côté dramatique sans en faire trop.
Il y avait des jolis passages, des histoires déchirantes. J’ai aimé le côté survie de chacun, j’ai aimé le fait que Jesper n’était pas le cliché qu’on attends de lui, que pour Kaz ça soit pareil, etc. Qu’aucun des persos ne soit entièrement un archétype mais en ait les bases.

J’ai été intrigué par ce monde de Grishas et leurs pouvoirs, et l’univers qui semble assez complet pour y contenir des langues. J’ai même pris conscience que malgré toutes les origines, je m’y retrouvais au fur et à mesure.
Ce livre avait, donc, beaucoup de qualités, et je l’ai aimé dans son ensemble.
Mais au fond, j’ignore pourquoi, peut-être parce que quelque chose a fait que ce n’était pas mon type d’univers, ou peut-être parce que je m’attendais à plus….Je n’ai pas tellement accroché. C’était plaisant. Sans plus.
Et pour cette raison, je ne pense pas lire la suite.

Dans les veines de Morgane Caussarieu

La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.
Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer.
Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.
Si Dans les veines ne s’interdit rien, c’est pour mieux revenir à l’essence première du vampire : un être amoral, violent, à l’érotisme déviant. Le récit emprunte au cinéma gore son esthétique de la démesure, et se nourrit de la culture underground.
Il redonne ainsi au mythe son sombre éclat et sa sulfureuse réputation, plus proche des univers de Poppy Z. Brite et d’Anne Rice que des romans de Stephenie Meyer…

Mon avis

Cela fait des années que je le voulais et des années que je “devais” le lire. Voilà, c’est chose faite, je l’ai terminé ! Et…. Je ne suis absolument pas déçu. Sans que ça soit un coup de coeur, j’ai bien aimé, voire beaucoup aimé à quelques endroits.
L’autrice m’a prévenu aux Imaginales, que le livre était en réecriture, mais je commencerais quand même par dire que ce livre est un gros doigt en l’air envers Twilight.
On sens qu’il a été écrit à l’époque où cette série avait un grand succès, et ça m’a fait beaucoup sourire, comme j’ai moi même eut ma période Twilight.

Ce livre est viscéral, organique, glauque et tordu, et aucun des personnages n’est subjectivement appréciable. Ils sont mauvais, mais ambigus à leur façon. Et c’est pour ça que j’ai précisé “subjectivement”. Objectivement, je les ai presque tous appréciés pour ce qu’ils étaient, ce qu’ils proposaient. Pour leur côté tordu, dans cet univers tordu, en pleine ville de Bordeaux. Ce ne sont pas des gentils vampires mais pas “méchants et cruels oulala” uniquement. Ils ont quelque chose de monstrueux mais de très vivants, et je me suis laissé prendre au jeu de leur folie.
Ce qui est pour eux normal, est pour nous horrible et immonde, mais ils en jouent. Et j’ai beaucoup aimé qu’ils n’aient pas que besoin de sang, mais d’absolument tout ce qui est organique.
Après, c’est vrai que ça fait que le livre est vraiment très gore, et qu’il y a des moments où j’ai fait “argh”, dans le bon sens. L’écriture est menée d‘une main de maître pour ne prendre aucune pincette avec les horreurs qui se déroulent, et si parfois j’avais l’impression que ça en faisait trop, ça restait cool quand même.

Quant à l’histoire…. Je dirais que c’est comme “une tranche de vie horrifique”, avec une rencontre entre un vampire et une humaine, et d’autres sous intrigues. Si Lily était insupportable, c’était tout de même fascinant de la voir tomber pour Damian d’une façon réaliste, plus réaliste que “oh tu es un vampire, cool, marions nous demain”. Il y a quelque chose de tordu et toxique dans leur relation, mais c’est dénoncé, et ça montre les travers d’une pareille relation.
Et en vrai, j’ai détesté Lily, et surtout aussi J.F (que j’ai eut envie d’insulter douze mille fois, et de brûler sur le bûcher). Si on doit parler des personnages plus précisément, j’ai bizarrement bien aimé Gabriel. Je le trouvais fascinant à sa façon, et on ne sais finalement pas tout sur lui. Seiko était sympa, et Damian aussi. Par contre, le lieutenant Baron est une pourriture qui peut aller brûler en enfer. (et bonus : j’ai bien aimé Fleur et sa fille).

Jusqu’au bout j’ai lu l’histoire en me doutant qu’une pareille histoire ne pouvait certainement pas avoir une fin Disney. Et finalement (spoiler qui arrive 🙂 [La mort de Lily m’a fait ni chaud ni froid, j’étais là “oh cool elle est morte”, Damian j’ai été un poil triste et j’ai haï Baron, et j’ai été triste pour Gabriel. C’est d’ailleurs là que je me suis rendu compte que je l’aimais vraiment bien et que j’étais en train de me dire que potentiellement mon personnage préféré était un “enfant” monstrueux et ultra dangereux]

Je dirais que ma lecture était fascinante. Immonde à des endroits, mais fascinante. L’écriture a un aspect qui va avec le reste, un côté déformé, difforme, comme un cauchemar ou un bad trip, et qui n’a aucune pitié avec personne. Mais ça sonne juste, et j’ai beaucoup apprécié ça. Sans oublier le côté un peu sous jacent de la non binarité et des autres aspects queers, qui sans être un point central, m’ont juste fait plaisir d’exister.

Si vous aimez les histoires organiques et gores, avec des personnages tordus, mais une qualité cool, je vous conseille de le lire. Ou d’attendre la réecriture.

Larme à larme de Cécé L.T.A

Hakuna, une adolescente de 16 ans, ne supporte plus ses parents. Elle est aussi en rivalité avec une autre fille de son école. Mais un jour, elle assiste à un événement terrible. Elle se réveillera à l’hôpital, avec le seul souvenir de son prénom, mais aucune trace de son ancienne vie. Un couple, déjà parents d’un garçon, l’adoptera. Le duo d’amoureux la ramènera chez eux où elle fera une incroyable découverte… Elle saisira sa nouvelle destinée, jalonnée de faits inexpliqués. Pourra-t-elle recouvrer sa mémoire et son existence antérieure ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Cécé L.T.A pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Je pense que ce livre a du potentiel. Simplement, il faudrait juste un travail de réecriture, notamment au niveau de la structure.
Je m’explique : on nous présente un premier chapitre avec des bonnes qualités. Un personnage principal qui nous est présenté dans un environnement étrange mais attirant, à base de description qui m’ont fait sourire, et si les dialogues montrent déjà des maladresses, ça se lisait bien, ça avait l’air agréable et intrigant.
Autant dire que j’ai continué ma lecture avec curiosité….

J’ai lu une chronique qui décrivait ce livre comme “yololand”. En soit, je ne suis pas contre, mais je pense qu’il ne faut pas s’arrêter à ça.
Oui, je serais bien incapable de vous décrire de quoi cette histoire parle, tellement on nous donne des débuts de piste, sans jamais les relier, en un mélange rocambolesque où je n’ai absolument rien compris. Il y a un énorme manque de structure de texte et de cohérence d’ensemble. Quand on écrit une histoire, on peut y laisser du suspens, mais il faut donner des réponses claires, même un début. Qu’on comprenne quelque chose.
Là, j’ai l’impression que chaque chapitre était un rêve, puis un cauchemar, puis un autre rêve, et la seule cohérence, c’était le personnage principal qui… Servait d’exposition. Hakuna est là. Mais on a l’impression qu’elle vit tout ça sans rien se dire. Alors si, il y a des moments où elle se pose des questions, mais… Pas plus. Elle sert d’exposition, est super passive, tout comme l’écriture.
J’avais l’impression de lire quelqu’un qui décrivait son rêve de la nuit passée. Parce que dans un rêve, on peut se poser des questions genre “mais Bidule avait pas cette apparence”, mais on agis rarement pour changer (sauf rêve lucide). Là c’était pareil.
De plus, certes, les descriptions sont qualitatives, mais elles servent aussi d’exposition. On a aucune implication, aucun ressenti, dans ces descriptions, du moins pas dans toutes.
Il faudrait revoir toute l’histoire, en faire un plan, approfondir le personnage principal, ou la narration.

En fait, en soit, oui, la structure de texte est inexistante et présente une histoire sans cohérence, et incompréhensible. Mais ça, encore, ce n’est pas grave : je pense qu’il y a matière à améliorer tout ça, à revoir, à retravailler, il y a un potentiel certain.

Mais je me serais bien passé de lire un manga en livre (je vais y revenir), du whitewashing, et des scènes entre majeur et mineur.
Là, je vais être un poil intransigeante.
J’ai bien ressenti la culture manga. On a quelques clichés : le lycée, les cerisiers en fleur, le kitsune, la grosse poitrine (dont je me serais bien passé), et même la scène de sous vêtements (courte, en une phrase, mais Hakuna a 16 ans, donc, euhm…).
Mais si les light novel existent, ils respectent les codes des livres. Là, on dirait que l’autrice a voulu écrire un manga en livre, et c’est sûrement pour ça l’impression d’exposition et ce qui va avec. Sauf que ça ne fonctionne pas. Un livre, n’est pas un manga. Ca peut être cool de reprendre quelques codes, mais il faut faire attention à les adapter pour les romans.

Exemple d’un souci de “code du manga” qui ne peut pas trop être adapté en roman ou avec parcimonie : pour le whitewashing, autant dire que si ça se passe au Japon, il y a plus de culture européenne que japonaise (ce qui est normal : on est occidentaux, on a l’habitude cette culture, mais quand on écrit sur une autre culture, on la respecte un minimum). Et plus de ça, tous les personnages ont les yeux bleus, violets, turquoises, verts, et les cheveux certainement pas bruns ou noirs.
On est au Japon. Les personnages sont japonais. Aucun n’est typé asiatique.
Encore une fois, c’est la culture “manga”, mais là je trouvais ça un poil dérangeant… (on en reviens aux codes des livres, on verra moins de personnages japonais blonds aux yeux bleus dans les livres, que dans les mangas ou c’est “courant”).

Pour la relation majeur/mineur, même si Dakumun dit “ah je m’en fiche de toi gamine de 16 ans”, il y a quand même beaucoup de scènes codées comme des scènes de romance entre lui et Hakuna. Désolé, mais je trouve ça un peu beaucoup dérangeant (surtout qu’une scène est similaire à un viol).
Dakumun est d’ailleurs un perso très lunatique. Je n’ai pas compris s’il était gentil ou méchant, mais il est le seul à donner une réponse sur l’histoire (c’est un enquêteur !) donc il a au moins ça.

Quant aux autres personnages, je ne sais pas. Il y a son meilleur ami à l’héroine qui apparait 3 chapitres, avec un contrat bizarre, de l’incohérence (notamment au niveau du fait que sa tante l’adopte après qu’il l’appelle, mais s’est jamais posé la question de “dis donc, je crois que mon frère/beau frère frappe son gosse, faudrait que je fasse quelque chose” ou “je vais chercher un travail alors que je gagne plus que le salaire du chroniqueur qui écrit cette chronique grâce à ce contrat”) et du cliché.
Dans l’ensemble d’ailleurs, petit détail, on a tout un truc avec une technologie avancée qui sors de nul part, et je n’ai pas compris l’utilité ou le pourquoi du comment. Ca peut être intéressant (il y avait de l’inventivité, on sentait que l’autrice se faisait plaisir), mais il faut trouver une cohérence.
En fait, pour revenir sur le contexte : arrivé à un moment, je ne savais pas si on était dans de la SF ou du fantastique. Si les deux peuvent se mélanger, là, j’étais perdu.

Et finalement, quant est il de l’écriture?
Il y a une plume intéressante. Déjà, le plus gros point positif de l’ouvrage, c’est que je l’ai lu super vite, parce que c’était très fluide. Pas lourd, ni rien. J’ai repéré quelques fautes, mais ça passait, et la simplicité de la plume permettait une bonne lecture. (Et oui, des fois, simplicité ne veux pas dire “nul”).

Au final, je ne sais pas si je peux dire que “cet ouvrage n’était pas pour moi”, je pense que si, mais qu’il mériterait une révision, et que je suis très optimiste quant à sa qualité si ça arrivait. (si on enlève les trucs problématiques type whitewashing et amour majeur/mineur). Je n’ai rien contre le fait de lire des light novel, ou des choses qui s’inspirent des mangas, au contraire. Encore moins avec les histoires fluides qui se lisent bien. Il y avait un côté “déités” sur la fin qui semblait intrigant, et écrire des rêves sur des rêves peut être plaisant si cohérent. Donc, moi je pense que tout n’est pas à “jeter” (je n’aime pas ce mot dans ce contexte mais), mais au contraire, à améliorer.

L’horripilant destin de l’aventureux Henri Petipoi de Louisa Treyborac

Tout prédestinait Henri Petipoi à un avenir fameux : descendant des lignées des Petipoi et des Piquefleur , il aurait dû se montrer tout aussi glorieux que ses ancêtres : au lieu de cela, il n’enchaîna que déboires et catastrophes ! Les Petipoi n’étant pas du genre à se lamenter sur leur sort, Henri resta joyeux malgré son handicap (je ne vous avais pas dit qu’un horrible tourteau lui avait sectionné le bras gauche le jour de sa naissance ? Non ?) ; il grandit et devint un grand et fort Petipoi, bercé de récits de chasse aux calamars, de découvertes de terres hostiles et d’inventions loufoques… Refusé sur Le Pourfendeur, le trois mâts affrété par les Grofayo, alors que ses amies, la princesse Simonette Sachette, la mutine Marinette Florette et la craintive Juliette Coquillette, filent toutes trois sur l’imposant navire, il ne baisse pas les bras. (Pardon. Le bras). S’attendait-il à devoir se mesurer à la marquise Amelya Torrida, la femme-requin, à bord de son sous-marin, le Torrilus ? Oh que non ! Etait-il prêt à mener l’enquête pour découvrir ce qu’était ce S.M.F. dont tout le monde raffolait ? Certainement pas ! Et surtout, surtout, comment allait-il s’en sortir, coincé dans une grotte sous les eaux du Lac d’Or, tandis que la tendre Juliette tentait de venir à son aide avec les sœurs pseudondines (en évitant les voraces gargouillins… je ne vous en avais pas parlé ?). j’ai aussi passé sous silence toutes les horribles péripéties que va vivre notre jeune héros, et comment il va devoir affronter d’affreux personnages, aussi bien sur terre que sous les eaux. Tout cela, et bien plus, vous le découvrirez par vous même en lisant ce livre, et vous comprendrez pourquoi le titre en est « L’horripilant destin de l’aventureux Henri Petipoi »

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et les éditions Otherlands pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Si vous aimez les mondes un peu dingues et les excentricités de fantasy, je suis certain que ce livre pourrait vous plaire ! Rien que son titre annonce la couleur, on va bien se l’avouer. J’avais donc hâte de le livre, persuadée que cela serait proche du coup de coeur, ou quelque chose du genre. Au final, j’ai juste apprécié ma lecture, mais c’est déjà pas mal !

On retrouve donc un monde particulier, où tout le monde veut être explorateur, mais vis de rivalité, et de compétition. Seul quelques familles s’allient (et ce, non sans se trahir à quelques endroits, notamment pour les Coquillette) et s’apprécient. On a des personnages un peu loufoques, hauts en couleur, aux noms basés sur des jeux de mots bien profonds, des vaisseaux spéciaux, des Bottruches et autres inventions étranges, et dans tout ça, une aventure. Celle-ci met un petit peu de temps à démarrer, mais est assez amusante, avec le SMF (je vous laisse deviner ce que signifie cet acronyme, croyez moi, il y a de multiples possibilités) et tout un pan maritime (si vous appréciez les mondes d’eaux, on est en plein dedans). En soit, j’ai bien aimé l’histoire, qui se suis facilement, grâce à sa simplicité, et dont l’humour m’a fait sourire plus d’une fois.

En ce qui concerne les personnages, je dois bien avouer que c’est là que j’ai un peu moins aimé. Pas que les personnages en eux même soient désagréables. Henri est correct, sympathique, et Juliette est mignonne, et d’autres sont amusants ou plaisants voire, qu’on va adorer détester. Mais ils sont nombreux. Aux noms qui se ressemblent. Et je dois bien avouer, qu’à part certains qui reviennent souvent, je confondais quasiment tout le reste. Je ne savais plus qui était qui, et ça m’a fait un peu décroché. Je ne faisais de différence entre aucun des Grofayo, les Coquillette j’ai eut du mal sauf pour Juliette, et pour le reste, je me suis aussi perdu dans les vaisseaux. D’ailleurs, c’est quand j’ai terminé le livre, que j’ai découvert qu’il y avait un glossaire… (mais l’ebook n’avait pas l’air de l’avoir compté comme un chapitre, du coup je l’ai vu qu’à la fin).

Il n’empêche que je me suis un peu perdu, qu’il y avait des moments où j’étais confuse sur qui était qui, surtout qu’on a parfois pleins de personnages dans une même scène… Bref. Je n’ai pas trop pu m’attacher à quoique ce soit (sinon les principaux), en plus du fait qu’au delà des personnages, il y a les inventions à retenir, et les créatures et qu’alors là, j’étais encore plus perdu.

Mais ce n’est pas grave, parce qu’il y a un côté humoristique qui m’a plu, une écriture qui est indéniablement qualitative, et j’avoue que ça m’a fait pensé à Lemony Snicket sur quelques moments. J’ai bien aimé les noms des chapitres et leurs rapports, les idées délirantes, avec des clichés type “le grand méchant rend addict les gens”, mais tourné à l’humour et tout. J’aurais adoré avoir ce livre en livre audio, d’ailleurs, parce que je pense que ça aurait été une super expérience. Même si là, on a des jolies illustrations de début de chapitre, ce qui rajoute du cachet à la lecture.

Dans tous les cas, ça reste une bonne lecture, avec une aventure rocambolesque, des intrigues amusantes, et on regrette juste de pas avoir toutes les réponses à la fin (mais peut-être y aura-t-il un tome 2 qui sait?).

Derrière la porte d’Emmanuel Bourgoin

Cela pourrait être une histoire se déroulant en Provence où les cigales chantent tandis que le soleil brille dans un ciel à l’azur époustouflant. Un lieu où les lauriers fleurent bon à l’orée des pins parasols aux ramures majestueuses. Un récit ordinaire, en somme, avec un écureuil comme personnage principal.

Mais voilà… quand cet écureuil prend conscience de lui-même, quand il commence à penser et souhaite communiquer avec son entourage, rien de ce qui va se dérouler ne sera classique.

Embarquez avec Squitty et ses compagnons dans cette palpitante aventure pour découvrir un monde dont vous ignorez l’existence. Décelez avec eux les mystères qui tournent autour des Êtres Pensants afin de sauver les Brèves. Mais attention ! Ne tombez pas dans les pièges du Matagot, car ce dernier veille et sa présence est loin d’être de bon augure.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Emmanuel Bourgoin pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Derrière la porte est un livre plus tourné jeunesse, avec des animaux parlants, pensants, qui offrent un novueau point de vue sur le monde, en plus d’une histoire d’élu, de héros, et de tout ce qui va avec. Sous cette histoire un poil manichéenne, il en reste que quelques clichés sont brisés, mais que l’amitié règne quand même.

Etrangement, cela m’a un peu rappelé les Chroniques de Spiderwick, de par son histoire, et parfois un peu Lemony Snicket de par son écriture (avec bien moins de sarcasme et de page rempli du mot “jamais”, mais tout de même).

Et pour cause : le narrateur nous parle, s’adresse à nous, et offre ses petites touches par ci par là de commentaires (et spoiler : apparaît aussi dans l’histoire).

De fait, c’était un livre agréable à la lecture, mais que j’ai parfois trouvé long. Après, il se passe tout plein de choses, et on y découvre pleins de personnages haut en couleur. Cheshire m’a fait sourire plus d’une fois, mais j’ai surtout adoré Squitty (peut-être parce qu’entre hyperactifs on se comprends). Squitty était aussi appréciable par le fait qu’il évolue, lentement, mais sûrement, au fur à mesure qu’il avance dans l’histoire. Les autres personnages restaient tout aussi sympathiques, mais ce que j’aimais surtout, c’était le point de vue que portait Squitty dessus. On découvre, après tout, ce monde en même temps que l’écureuil, et c’est assez plaisant à suivre.

J’ai notamment aimé tout ce qui était de l’ordre de remise en question sur les humains, ou sur l’amitié, ou ce genre de choses. C’était amusant, et c’était des petites touches que je trouvais intéressante. Il y a aussi le fait que ce livre sens bon l’été et Roquebrune (j’y passais mes étés, étant enfant, donc ça m’a fait sourire).

J’ai aussi bien aimé les retournements de situation qui brisent le schéma classique, et il y a plusieurs scènes où j’étais très intéressé et pris dans l’histoire. Mais d’autres m’intéressaient moins, et je ne saurais pas dire pourquoi. Est ce le narrateur/auteur qui en faisait trop ? Est ce les quelques moments moins palpitants qui dans mon esprit prenait trop de place ? Est ce le fait qu’on obtient les points de vue des autres, et que ceux-ci sont parfois plus longuets à lire, dans une même scène ? (Explication : on a une scène du point de vue d’un personnage, puis, pour combler les trous, on a la même scène d’un autre point de vue, et si c’était parfois malin, d’autres fois ça me semblait long)

Aucune idée, mais ce qui est sûr, c’est que je reste sur un avis positif. Je pense que ce livre me restera en mémoire quand même, et que, s’il était peut-être un poil plus court, je l’aurais acheté à ma nièce.


Leur mère à toutes de Yasmina Behagle

Sœur Marie est une religieuse comme les autres : elle prie le matin, aide le père Paul, et écoute les fidèles. Pourtant, après le meurtre de la sous-prieure de Saint-Lazare, c’est elle qu’on affecte là-bas. Elle doit se charger de la surveillance des prisonnières les plus dangereuses de France. Mais elle va rapidement comprendre qu’il s’agit avant tout de femmes qui sortent du cadre établi par la société de l’époque. Comment les aider à trouver leur place dans le chaos ? Comment ne pas finir comme sa prédécesseur ? Et surtout, n’a-t-elle pas elle aussi des choses à se reprocher ? Dans une fin de siècle où les femmes sont soumises aux violences intimes et institutionnelles, le premier tome de Leur mère à toutes est l’histoire d’une prise de conscience individuelle qui va induire une renaissance collective.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Yasmina Behagle pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Roman choral et féministe, leur mère à toutes est écrit d’une façon très poétique et réaliste à la fois. On se retrouve dans une prison, où des femmes ont commis des crimes ou ont été accusé à tort, et au milieu de tout ça, une soeur qui débarque parmi elles, comme sorte de surveillante, et se rend compte qu’elle est loin du petit monde gentillet où elle se trouvait juste avant. C’est un livre qui amène les personnages à évoluer, qui ne prend pas de pincettes pour montrer la cruauté du monde, et qui, présente quelques coutumes historiques assez peu ragoutantes. On est dans une prison où l’optimisme n’est pas présent, et où chacune fait comme elle peut pour survivre sans tomber malade ou perdre la raison.

Et… Quelque part, j’ai bien aimé. Cela m’a rappelé une sorte de mélange entre le romantisme (le mouvement artistique, façon Victor Hugo), et une sorte de naturalisme (là on passe à Emile Zola). Quelque chose de très humain, avec beaucoup de figures de styles jolies et de choses pour montrer le côté pathétique qu’on nous présente. J’ai surtout aimé quand les femmes racontaient leurs histoires, toutes plus horribles les unes que les autres. J’ai apprécié aussi quelques passages avec Soeur Marie qui se remet en question et évolue ou fait évoluer les gens autour d’elles.
De sûr, il y a pas mal de féminisme, montrant comment les femmes, considérées à l’époque réellement comme “le sexe faible” se débrouillent, et ça c’est plaisant.

J’ai bien aimé quelques personnages, comme Marianne, ou encore l’histoire de Jeanne qui est assez tragique, et aussi le petit Augustin. J’aimais bien Soeur Marie de façon générale, parce qu’elle est un personnage ambigu qui se retrouve à devoir vivre dans un univers compliqué.
Au delà de ça, j’ai aimé le fait qu’on est pas dans un roman où tout s’arrange facilement, où Soeur Marie se fait adorer de tout le monde parce qu’elle “aurait été différente” ou ce genre de cliché. On reste assez “pessimiste” jusqu’au bout.

Mais je n’accroche pas. Ce n’est pas mon style, ce côté très humain réaliste, avec pas mal de côté poétique, de descriptions jolies entrant dans les détails. Ca ne m’intéresse pas vraiment, et j’avoue parfois ne pas avoir tout suivi parce que je n’étais pas dans l’histoire ou que je trouvais ça long. Comme j’ai dit, c’est surtout les chapitres des filles en particulier qui m’intéressait, le reste, j’avais toujours un peu de mal. Je pense qu’il faut aimer ce type d’écriture, pour entrer dedans.
Ainsi, j’ai apprécié ma lecture, mais sans plus, et ne lirais pas la suite (j’ai uniquement lu le tome 1).

Une vie à la SPA de Rose Marchandise

Une vie à la SPA c’est l’histoire de Bobby, un chien qui vit à la SPA depuis tout petit. Il s’y fait des amis. Entre anciennes et nouvelles rencontres, Bobby est tantôt gai, tantôt mélancolique car il est sans cesse confronté à l’indifférence des visiteurs de la SPA.
Va-t-il finalement se faire adopter ? Qu’adviendra-t-il de ses amis ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Rose Marchandise pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse.

Mon avis

Avant toute chose, je tiens à rappeler que cette œuvre est celle d’une enfant, aussi, ma chronique sera faite en fonction de ça. Il ne faut pas oublier qu’on commence tous quelque part, et qu’honnêtement, je trouve ça plutôt chouette qu’elle ait pu faire publier son histoire. Après tout, ça peut amener à devenir une grande écrivain, et à montrer ce qu’on sais faire.

Au delà de ça, l’histoire de Bobby et ses amis est très simple : on est sur du vocabulaire proche d’un album pour enfants, et ça se lit vite et bien. C’est mignon, gentil, et plein d’optimisme. En plus, ça montre quelques morceaux de la SPA, qu’on ne connaît pas forcément. Mais c’est assez juste : les vieux animaux ou les animaux croisés sont rarement les préférés (ça et les chats noirs). On sent que l’autrice voulait offrir une petite histoire positive sur le thème, et j’ai bien aimé.

Après, l’œuvre aurait peut être mériter deux ou trois corrections, notamment pour les verbes de dialogue où je ne savais pas qui parlait, ce qui était dommage. Mais je n’ai pas vu d’autres fautes, que celles-ci, donc…

Du reste, c’est divertissant, et si on sens la jeunesse d’écriture, j’ai trouvé qu’il y avait des passages intéressants dans leur structure. Le déroulement est assez “normal”, avec même une histoire d’amour (deux en fait), mais moi ça ne m’a pas dérangé. En soit, si vous avez des enfants qui aiment lire des histoires et qui aiment les chiens, je suis sûr que ça pourrait leur plaire !

Le guide du voyageur temporel de Rose Steinmetz

Tu vis comme un esclave en 2123, le monde est soumis à une dictature autoritaire et tu as peu de chance de t’en sortir dans la vie. Mais tout va peut-être changer le jour où tu hérites d’un dispositif à voyager dans le temps… Est-ce trop beau pour être vrai ? Vas-tu pouvoir réussir à fixer ce qui a si mal tourné et sauver ton monde ? Lisez les instructions fournies avec votre CAPT (créateur avancé de passage temporel) et sauvez la planète, si vous y arrivez…
Faites vos propres décisions et sauvez vous-même, votre pays et le monde. Mais attention, le voyage temporel est dangereux et imprévisible, vous pourriez faire beaucoup de dégâts !

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Rose Steinmetz pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. Si jamais, le livre sort le 25 mars

Mon avis

J’ai toujours été fan des livres dont vous êtes le héros, et en lire un en service presse me paraissait intrigant ! Pouvoir donner mon avis sur toutes les fins, pouvoir tout explorer, plus qu’un livre commun.
Et en soit, on est sur du bon. L’histoire a de l’idée, avec ce garçon qu’on interprête, qui va remonter dans le temps pour empêcher une dystopie, dans un contexte actuel. C’est plutôt sympathique, et j’ai bien aimé aller jusqu’au bout et en découvrir les quelques twists possibles. Il y avait même des choses auquel je ne m’attendais pas. Et tout s’explique, sans trop d’incohérence d’un point de vue temporel (ce qui est toujours l’aspect compliqué d’écrire sur ce sujet).
Mais j’ai quand même été un peu déçue : contrairement à un livre dont on est le héros classique, on a un seul chemin, et si on se trompe on reviens sur nos pas, sans game over. En soit, c’est assez original, mais je trouve que ça manque de challenge. Même si de fait j’ai, grâce à ma curiosité, pu voir un monde détruit, un monde encore plus dystopié, etc… Au moins il y a de l’idée sur le futur éventuel.

Mais ça reste que le chemin est assez linéaire, et qu’il n’y a pas tout le temps des choix à faire… Après, j’ai trouvé que tout était bien goupillé, et bien mis en place. On ne tombe pas sur des trous, ou des endroits où on est bloqué.
Du reste, comme les dystopies et la situation actuelle de notre monde est un trigger chez moi, j’ai eut parfois du mal à lire, mais j’ai fait de mon mieux, pour être objectif. D’ailleurs j’ai bien aimé le côté “hamster dans sa roue”, ou les solutions trouvées pour aider le monde.

Les personnages sont sympathiques, simples, mais agréables, et en plus, on se rend compte que le méchant n’est pas forcément celui qu’on pense à chaque fois, et que tout le monde peut vriller.

Après, au niveau de l’écriture, on sens quelques maladresses grammaticales, et j’ai pu voir quelques fautes de syntaxes ou d’orthographes qui auraient pu être évité. Après on est sur de l’autoédition donc ça va encore. Mais ça mériterait peut-être quelques modifications pour s’assurer que ça va un peu mieux. Mais ainsi, parfois, l’écriture me bloquait…
En plus d’une autre chose. Le “manque de réalisme”. Du moins, ce dernier ne me bloquais pas spécialement, parce qu’on est sur un livre pour enfants/adolescents (enfin je pense au vu de l’écriture très simple) (bien que le héros soit un peu adulte), mais l’assistante sociale qui arrive en deux jours, ou le fait que le type se fasse embaucher facilement ce n’est pas ultra réaliste… Mais soit. Ca ne m’a pas dérangé, juste c’était à noter.

Je reste tout de même sur une bonne lecture, où je me suis amusé, et où j’ai passé un bon moment.

Eurydice déchaînée de Melchior Ascaride

Orphée n’a pas pu ramener Eurydice des Enfers. Ou n’a-t-il pas voulu ? Trahie par son époux, abandonnée à la merci d’Hadès et aux ténèbres du sous-monde, la dryade n’a plus qu’une idée en tête : se venger. Défiant monstres et dieux, Eurydice débute une odyssée dans l’au-delà afin d’accomplir ce qu’aucun mortel n’a jamais réussi, s’échapper du séjour des morts.

Mon avis

Si vous cherchez un roman féministe, rempli de colère, et qui décris la mythologie grecque telle qu’elle est : un endroit où les femmes souffrent, se font punir sans raison même par des femmes, et où rien n’est juste pour elle… Ce livre parle de ça. On retrouve Eurydice en enfer, après qu’Orphée l’y ait abandonné. On la retrouve surtout pleine de colère, prête à déchaîner son courroux, à fuir cet enfer médiocre, où tout le monde semble “obéir à tout le monde”, alors qu’elle, ne veux plus obéir à personne.

Il y a une écriture sensiblement poétique, très jolie, et bien faites, mais avouons-le, parfois, je décrochais un peu à cause de ça. Et a des moments, ça rendait le récit encore plus intense, encore plus plaisant. J’avais envie qu’Eurydice parvienne à ses fins, et finalement, j’ai aimé le côté que ça donne au mythes grecs, qui montrent combien c’est injuste.

Eurydice est une battante, remplie de colère qui ne s’arrête jamais, même à la fin, et j’ai adoré la suivre tout au long de son périple, en apprenant aussi un peu plus sur les mythes grecs. Les illustrations allaient avec ce côté macabre, et je trouve ça très beau que finalement, tout y soit bleu, quand le bleu est symbole des “hommes” (ou pas) ou du calme. Là où on retrouve la féminité à son comble et la colère la plus puissante.

C’est un très beau travail graphique, et d’écriture, et j’ai bien aimé.

Le Dresseur de Pierres de Philippe Bonneyrat

Nous sommes au XVIIIe siècle. Mael, paysan du Mantois et issu d’une famille bourgeoise déchue, vit avec sa femme et ses enfants. Un jour, une épidémie de peste emporte ses proches. Fou de douleur, il s’enfuit dans la campagne et finit par découvrir un menhir. À son contact, il se remémore soudainement ses vies antérieures : il fut combattant écossais, noble égyptien, druide du néolithique ou encore alchimiste vénitien. Persuadé que ses nouveaux pouvoirs lui permettront de retrouver sa femme, il se lance à corps perdu dans un périple épique. Le voyage est cependant semé d’embûches : un ennemi juré, dont il s’est attiré la haine dans une vie antérieure, le poursuit à travers les âges pour se venger. Au terme d’une quête initiatique et alchimique, Mael devra-t-il mourir, encore et encore, pour enfin comprendre le sens de son existence ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Philippe Bonneyrat pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse. Si jamais, le livre sort le 9 mars (donc demain)

Mon avis

Nous sommes devant un livre tout particulier, qui sais mélanger en son sein, du fantastique avec un peu d’historique. Et en soit, ces deux parties là sont réussies. J’ai trouvé l’aspect historique remarquablement respecté, avec des références a des choses que je ne connaissais pas forcément, ou des langages et comportements qui s’adaptaient au temps nécessaire.
Mais pourquoi donc ce livre est-il historique et mélange plusieurs époques ? Parce que notre héros, Mael, s’avère être un héros vivant à plusieurs époques, par le biais de plusieurs réincarnations diverses et variées, dont il se rappellera tout au long de son parcours.

Ainsi, j’ai beaucoup aimé voyagé à plusieurs époques, découvrir ce que Mael pouvait faire de ses jours, et ce, même si parfois j’étais un peu confus sur “ah mais attends on est à quel époque déjà ?” et a faire tout le lien entre tout le monde. D’autant que parfois, il rêvera de ses vies antérieures durant une certaine époque à laquelle il faudra retourner une fois le rêve terminé.
Mael est le personnage principal et clé de cette épopée. Parce qu’avouons-le, dans la façon dont ça a été écrit, cela sonne comme une épopée, une quête, où le personnage évolue au fur et à mesure… Personnage qui d’ailleurs, est un homme de peu de foi, qui luttera vaillamment contre la religion catholique pour laisser la sienne, tournant autour d’une Déesse Nature, régner (même si j’ai aimé le fait qu’il sente parfois des auras puissants dans les églises ou dans les objets catholiques, sous entendant ainsi quelque chose d’autre que son propos de personnage reniant le catholicisme). J’ai trouvé ça intéressant, de voir Mael évoluer, même si finalement il m’a parfois irrité de n’écouter personne, et avait parfois un côté très “mais moi je sais, toi tu sais pas, ou alors tu me confuses a savoir des choses alors je ne suis pas sûr de te croire”. C’était sûrement pas fait exprès, mais en finissant le livre, je me rends compte que je ne me suis pas tant attaché à lui à cause de ça.
Du reste, les autres personnages sont plutôt sympathiques, bien que majoritairement masculins… Et c’est tout de même une chose à souligner : on voit peu de personnages féminins, et même si je n’aurais pas grand chose à reprocher à celles qui apparaissent (sinon d’être assez souvent des love interest ou une figure de mère, voire qui ne parlent jamais), je regrette qu’il y en ait si peu…

Quant à l’histoire, elle est intéressante, puisqu’on découvre l’évolution de Mael et son combat contre son ennemi, ennemi qui au début me semblait très classe, et qui par la suite sonne juste…Fou et un peu classique : il veut le pouvoir, il veut dominer le monde, et bien qu’il a des aspects moins caricaturaux que ceux que je cite, il en reste très manichéen et moins nuancé que je le pensais. Mais il n’y a pas que ça. Si vous n’aimez pas les livres où l’histoire avance lentement, avec un aspect assez onirique et contemplatif sur les descriptions et les paysages, je vous conseille un peu de passer votre chemin.

C’est un aspect au début qui ne me dérangeait pas. Je n’ai rien contre un peu de belles descriptions, d’introspections et de contemplation. D’autant que même si le rythme semblait lent, il se passait des choses et que j’appréciais ma lecture. Mais au fur et à mesure, ça a commencé à me sembler à des endroits un peu long, et j’avais un peu envie de lâcher les descriptions pour retourner à l’action ou au dialogue.
Au moins cela prouve tout de même une chose : la plume de l’auteur est bonne, mature, et va avec le genre un peu historico-fantastique. Je n’ai trouvé qu’une ou deux fautes, probablement d’oubli, et au delà même des fautes, on sens un vocabulaire maitrisée, et une maitrise des dialogues et des ambiances différentes.

Mais j’avoue m’être parfois ennuyé, d’autant qu’à un certain moment, sans tourner en rond, on retrouve les mêmes scènes, avec l’ennemi qui attaque Mael, etc. D’ailleurs, l’ennemi m’a presque fait rire, parce qu’il est souvent là “je vais te tuer !” et en fait non. Sois il ne le fais jamais, sois il perd trop son temps à parler et en perd l’occasion. Même s’il reste un personnage sympathique, encore une fois. (Et puis bon, on comprend bien qu’il est un poil fou donc ça semble cohérent avec ça).

Ainsi, on retrouve un livre intéressant de par son aspect historique, les rebondissements qu’il propose, l’histoire tournant autour des réincarnations, mais qui, peut parfois paraître long, ou avec des personnages qui bien qu’aux dialogues bien écrits semblent manichéens et très masculins.

Des profondeurs je crie vers toi de Sébastien Jullian

Andy, un jeune garçon de dix ans, tente de tracer son chemin aux côtés de sa mère Sarah, et Mouchy, voisine complice qui veille sagement sur eux. Un beau tableau de famille, s’il n’y avait la présence de Fred, un beau-père alcoolique, drogué et narcissique, qui leur fait vivre un enfer. Un matin d’hiver, un drame se produit et Andy plonge dans un coma indécis.
C’est là que tout débute…
Y a-t-il un lien avec les affaires de Patrice et Esther, deux enfants qui ont vécu des expériences similaires il y a presque cinquante ans ? Qui est ce mystérieux voisin qui emménage dans une propriété énigmatique peu après cet accident ?
Si Dieu peut entendre nos prières, le Diable peut-il y répondre ?

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Sébastien Jullian pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse !

Aussi, je tiens à préciser que si, comme moi, votre “trigger warning” c’est les relations toxiques / pervers narcissiques et/ou les enfants maltraités, sois je vous conseille de ne pas lire ce livre, sois je vous conseille d’y aller doucement. Cela peut faire mal là où ça passe, notamment au début (même si vous serez peut-être, comme moi, à la recherche d’un catharsis).

Mon avis

Je ne sais pas comment commencer mon avis, parce que je sais pourquoi j’ai lu ce livre, et que ça me rend presque très subjectif, plus que neutre. Mais en soit, une chronique de livre n’est que rarement purement objective, alors peu importe.
Le récit qu’on nous compte, se divise plus ou moins en deux parties. La souffrance, et la délivrance.

Autant dire que j’ai trouvé que la première partie était très astucieusement écrite : on nous présente le tout, sans chichi, sans tabous, avec des passages crus, des mots durs, et des choses qui nous restent en travers de la gorge. Mais là où c’est plaisant, c’est que les points de vues sont maitrisés. Quand on est du point de vue d’Andy, on a un côté presque innocent, et d’une envie de protection de sa mère. Quand c’est celui de Sarah, on sens que c’est le serpent qui se mord la queue : Sarah veut aussi protéger Andy, et il y a aussi le fait que Frédéric est assez manipulateur pour la faire douter. Pour Frédéric, tout y est cru, vulgaire, mauvais, et j’avais tellement l’impression de retrouver une certaine personne de mon entourage que j’avais beaucoup de mal à lire. Au moins c’est bien, c’est difficile de l’apprécier, et en même temps, il n’est pas dépeint comme le cliché du “méchant méchant”, mais bien plus en nuance, ce qui montre avec justesse que les “monstres” dans son genre, on aussi leurs moments d’humanité.

Le plus dur, je crois, était le fait que par la suite, dans la seconde partie, tout est du point de vue de Frédéric. Et malgré ce qu’il s’y passe, malgré le plaisir de le voir souffrir, je trouvais que bizarrement, l’écriture était presque passive a des endroits, contemplative, même. Mais du reste, on aime à le voir souffrir, d’une façon tordue, et même si on se doute de qui, de quoi, de comment, j’ai bien aimé le fait qu’il se pense tout puissant et en fait non.

En soit, c’est un livre assez intéressant, avec une intrigue de fond, tenant du passé, qui présente un peu le côté surnaturel de la chose. On sens bien que dans la seconde partie, il n’y a plus de point de vue d’Andy pour une bonne raison. Celui qui permet le retour d’Andy et des autres enfants ne semble néanmoins pas si bénéfique et même très dangereux (je pense à l’incendie de l’orphelinat ou au gamin qu’on retrouvé attaché par une corde), ce qui montre aussi une forme d’ambiguïté et de cruauté. En fait, en soit, ce qui arrive aux enfants, les transforme un peu en “monstre” mais les protège de toute forme de cruauté en l’étant eux même.

Il y a pas mal de choses à analyser dans ce livre, sur ce que ça veut dire, ce que ça signifie. Après, on peut tout aussi bien profiter du récit, être intrigué par qui est Gruber, qui est la vieille dame (je n’ai compris qu’à la fin, quand on nous le dis). Je n’ai pas trouvé de moments de longueurs, et j’ai trouvé le tout plutôt réaliste, sauf quand, bien sûr, l’ésotérisme venait frapper à la porte. Mais ça ne m’a pas dérangé. Finalement, ça interroge. Est ce qu’au bout d’un moment, dans une situation comme Andy et Sarah, la solution n’est elle pas de l’occulte le plus total ?

Mais bref. C’était une plutôt bonne lecture, tout en finesse, et en dureté, avec un côté malsain, mais qui pour moi, ne m’a fais du mal que dans sa première partie. Devrais-je dire que la catharsis a fonctionné ? Peut-être un peu.

Edward Sakedos l’apprenti nécromant d’Anthony Lamacchia

Dans le village de Lourde-Brume, vit un jeune garçon : Edward Sakedos. Mais il n’est pas un enfant comme les autres : c’est un nécromant, un magicien capable de communiquer avec les morts. Pour se venger des vacheries de ses camarades de classe et les effrayer, Edward décide d’invoquer Wilfried Desfriches, condamné à la peine capitale pour avoir assassiné treize enfants. Mais alors que le zombie sort de sa tombe, celui-ci lui confie qu’il n’a jamais tué personne, qu’on l’a accusé à tort, et que le vrai meurtrier court toujours et risque de récidiver à tout moment.
Commencent alors les péripéties d’Edward Sakedos pour sauver les enfants du village de Lourde-Brume.
Aventures, humour, magie noire, cimetière, marais hanté et rebondissements sont au programme de ce roman qui vous happera jusqu’à la dernière page.

Pré-note

Je remercie Simplement.pro et Anthony Lamacchia pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse

Mon avis

Avouons-le : après avoir beaucoup apprécié “L’inspiration des best sellers” (dont ma chronique se trouve ici : clic), j’avais très envie de voir si l’auteur était bon en général ou si j’étais juste tombé sur une pépite au hasard.
Et en fait, j’ai été ravie de découvrir que clairement, on est sur du bon. Bien que les autres livres de l’auteur me donnent moins envie de par leur genre et leur résumé, il est évident que je compte, quand je le pourrais, me procurer les deux livres que j’ai lu de lui, en version papier, et continuer de suivre ce qu’il fait.

Cette fois, on plonge dans une histoire un peu macabre pour enfants, à base de morts vivants et nécromants. Je déconseille aux enfants trop sensibles, ou ayant peut-être moins de 12-13 ans de lire ce livre, parce que ça reste quand même un poil graphique et pas super joyeux a des endroits. [Spoiler à surligner : Il y a tout de même un des personnages principaux/secondaires qui meurs durant l’histoire, et pas de la façon la plus choupie du monde]

Mais j’ai bien aimé l’histoire. Ca m’a rappelé un peu les univers comme Tim Burton (dont je suis pas spécialement fan mais voilà) ou même la famille Addams (voire le magasin des suicides de Teulé). Il y a un côté très humour noir sarcastique, mais pour les enfants, avec une narration adapté à ça. Parce que disons le : l’écriture correspond au genre, et ça m’a plu. Il y a de l’humour qui n’est pas lourd, mais plaisant, et même pour le côté fille / garçon, si j’ai trouvé que c’était un poil trop prononcé, j’ai trouvé intéressant que ça casse quand même des codes ou que ça explique qu’un garçon a pas à être toujours ça ou ça.

L’histoire nous mène jusqu’au bout dans une sorte d’intrigue policière, avec des twists de ça et là, et j’ai bien aimé, parce qu’il y a même des choses qui m’ont un peu surprise même si au fond je m’y attendais. On a donc pas mal de rebondissements, saupoudré de magie aux poésies qui m’ont fait sourire. Après les personnages sont assez classiques (sauf pour le goût du macabre d’Edward), avec le méchant méchant (bien qu’un poil plus ambigu donc…), la fille aventurière qui le suis partout, le mort vivant un peu drôle et maladroit sur les bords… Mais ce n’est pas un mal non plus.

J’ai trouvé que les messages envoyés dans ce livre sont intéressants, et qu’il y a des côtés un peu réalistes. Ne deviens pas ce que l’autre est, on ne peut ramener les morts…
Même si clairement je me suis dit que des enfants morts c’était un poil choquant, ça en reste de la jeunesse. Ca ne m’a pas spécialement mis de frisson, ça m’a même fait sourire un peu (après, note d’humour : ma mère était pompes funèbres donc la mort ça me connaît).

C’était une bonne petite lecture, avec pleins de rebondissements, et pas mal de choses qui se passent, dans une ambiance tranquillo-glauque, et qui pourrait plaire aux enfants amateurs d’horreurs.

Ouverture du nouveau blog

Hello et bienvenue sur le nouveau blog, Koala Volant Chronicles !
Pour l’histoire, j’étais avant sur Blogger, mais ça ne m’allais pas du tout en matière de customisation de l’apparence. Et comme je suis webdesigner de base, je connais bien WordPress donc voilà ! xD

Si jamais, l’ancien blog était donc ici : https://lectureskoalavolant.blogspot.com
Mais il sera maintenant là 😉 !

Aussi j’en ai profité pour lui changer de nom. Je ne compte pas chroniquer que des livres, ou des BDs, etc. Donc “Koala Volant Chronicles” était bien plus général 😀 !

Et pour ceux qui ne me connaitraîent pas : coucou je suis un koala volant, je lis, je regarde des séries / films, etc, et je joue à des jeux vidéos !

Voilà xD !